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Willian Pacho se livre sur le décès de sa mère, le jour de son premier match pro

Faire ses débuts en professionnel sans savoir que celle que l’on chérit le plus n’est plus de ce monde. Voilà l’histoire déchirante de Willian Pacho, aujourd’hui double vainqueur de la Ligue des champions avec le PSG. En novembre 2019, le défenseur central qui vient de fêter ses 18 ans apprend qu’il disputera son premier match avec Independiente Del Valle, club de son pays dans lequel il évolue depuis ses 15 ans, alors que sa mère est diagnostiquée d’un cancer. « Avant d’aller dormir, je lui ai envoyé un message qui disait : “Demain, je vais jouer. Je vais faire mes débuts avec l’équipe première ! Je vais devenir un joueur professionnel. Ne vas pas te coucher trop tôt, tu dois regarder le match !”, écrit l’Équatorien pour The Players Tribune. Je me suis réveillé avec tout un tas de messages et d’appels manqués de ma famille et de mes amis. Tout de suite, tu sens que quelque chose ne va pas. »
« Je ne me suis jamais senti aussi seul de toute ma vie »
Sa sœur le rassure alors : maman n’est pas partie, seulement à l’hôpital et se repose. « Je suis allé au match et ma dernière pensée avant de sortir pour aller jouer était pour elle, poursuit Willian Pacho. “Maman est en train de te regarder à la télévision. Tu dois gagner chaque ballon pour elle.” Je me rappelle avoir très bien joué. On a gardé le 0-0. J’avais trop hâte de l’appeler et de lui dire: “On a réussi maman.” »
Cet appel n’aura jamais lieu. Son coach le prend à part avec le psychologue, rejoint par son père et son beau-frère. Un moment gravé dans la mémoire du numéro 51 : « Ils m’ont dit que ma mère était décédée. Qu’elle était partie ce matin-là. Tous l’ont su pendant toute la journée. Tous. Mon entraîneur, ma famille… Ils ne m’ont rien dit pour que je puisse réaliser mon rêve. […]. J’ai pleuré comme jamais auparavant. Je ne me suis jamais senti aussi seul de toute ma vie. »
Sur la route le menant à son village d’origine, le gamin de 18 ans a des idées suicidaires lors des arrêts en plein milieu de la Cordillère des Andes : « J’avais encore tellement de douleur que je ne pouvais même plus pleurer. Je me rappelle que je regardais le précipice et que je pensais… Maman, je ne veux pas être ici sans toi. »
Le foot comme thérapie
Près de sept ans après cet évènement tragique, l’ancien joueur de Francfort est persuadé que « les seules thérapies qui ont fonctionné pour [lui] ont été le temps et le football » et qu’il a perdu « toute forme de peur sur le terrain » depuis. Encore moins lors de sa première finale de Ligue des champions : « À la 20ᵉ minute, j’ai remis un ballon de la tête vers l’arrière et il allait sortir en corner. Et là, je me suis dit : “Non, non, non. Tu ne peux pas perdre un ballon. Tu l’as promis.” Alors j’ai sauté au-dessus du joueur de l’Inter comme dans un film de kung-fu. »
L’image de la carrière du colosse équatorien, brisé à vie par la perte de sa maman à 51 ans, son numéro désormais.
Le PSG bousculé, la Ligue 1 requinquéeNB

















































