Buts : Archer (46e), Le Guen (CSC, 83e) pour l’AJA // Mboup (23e) pour le SB29
Un match, c’est 90 minutes. Si cette phrase est un truisme pour beaucoup, il semblerait qu’elle ait échappé aux Brestois ce dimanche. Après une première période remarquable, Lucas Tousart et ses copains se sont éteints, laissant peu à peu les hommes de Will Still reprendre du poil de la bête et afficher un jeu plutôt plaisant à mater. L’AJA se rassure et empoche trois points précieux pour le maintien, tandis que les Bretons s’enfoncent dans le ventre mou de la Ligain.
Brest attaque pied au plancher, confisque le ballon et oblige immédiatement Auxerre à courber l’échine, pendant que les frères Still s’époumonent sur le banc bourguignon. Même Kenny Lala se prend pour un deuxième avant-centre aux côtés de Ludovic Ajorque, preuve que les Ty-Zef ont installé leur campement dans la moitié adverse. La domination finit logiquement par payer lorsque Joris Chotard dépose un amour de ballon sur Pathé Mboup, auteur d’une reprise de volée croisée absolument délicieuse (1-0, 23e). Cet enchaînement parfait est déjà l’un des plus beaux caramels de ce début de saison. Les Auxerrois, eux, regagnent les vestiaires la mine basse et les chaussettes à l’envers.
La face cachée de l’AJA
L’AJA revient avec les crocs et ne laisse même pas à Brest le temps de reprendre son souffle. Lancé en profondeur par Danny Namaso, Cameron Archer remet les deux équipes à hauteur après seulement quelques secondes (1-1, 46e), rallume le stade et métamorphose des Auxerrois désormais intenables. Trop passifs, les Bretons reculent jusqu’à craquer sur un improbable but gag : au terme d’une action aussi confuse que cruelle, Raphaël Le Guen voit le ballon filer au ralenti dans ses propres filets (2-1, 83e). Renversement total et six points désormais au compteur pour les hôtes, qui punissent l’attentisme brestois. Tout le monde peut sourire, sauf Romain Faivre, laissé sur le banc au coup d’envoi et visiblement décidé à bouder son entraîneur jusque dans la victoire.
Marseille se retrouve barragiste, on aura tout vu.
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