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Éric Gerets a quitté l’OM parce qu’il avait besoin d’argent ?

RC
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Éric Gerets a quitté l’OM parce qu’il avait besoin d’argent ?

Il est resté moins de deux saisons à l’OM, mais il est régulièrement cité comme un des coachs les plus légendaires du club marseillais. Éric Gerets, c’était spectaculaire sur le terrain mais aussi en dehors avec des déclarations et des attitudes bien offensives sur ses joueurs et ses dirigeants. Et ce qui fait peut-être sa légende, c’est aussi son départ énigmatique, qu’aucun supporter n’a vraiment compris sur le coup.

Rappel des faits : en 2007, il arrive à l’automne dans un OM relégable qu’il emmène au podium. Pour son deuxième exercice, il est à la lutte pour le titre avec le Bordeaux de Laurent Blanc. Mais voilà, dès le mois de mars, il annonce qu’il va quitter l’OM pour signer à Al-Hilal. Le happy end n’existe pas, ce sont les Girondins et Gourcuff qui vont soulever l’Hexagoal, et le Belge part tête basse. Mais pourquoi donc ?

Finalement pris dans la cuisine interne

Près de 20 ans plus tard, Julien Fournier, qui était alors le secrétaire général du club marseillais, revient en longueur sur l’épisode à l’occasion d’un podcast Ils font Marseille consacré aux années Pape Diouf président de l’OM.

« Je n’ai pas une explication, j’ai vécu les choses, je connais la vérité, pose-t-il d’emblée. Quand on veut expliquer une situation, il faut donner le contexte : il y a alors Vincent Labrune, président du conseil de surveillance du club, qui a commencé son travail de sape pour devenir président. Avec Pape Diouf, nous voulions le prolonger dès sa première saison. Il se trouve qu’Eric avait une situation financière particulière qui faisait qu’il ne pouvait pas attendre. Pape Diouf essayait de convaincre Robert Louis-Dreyfus qu’il fallait le prolonger, Labrune assurait qu’il fallait attendre de voir ce que donne la deuxième saison. Ils avaient même levé le pouvoir de signature à Pape de peur qu’il le signe dans leur dos. Gerets était préservé de toute cette cuisine interne. Pour lui, son président, c’était Pape Diouf, on ne lui avait pas expliqué comment ça se passait derrière avec l’actionnaire, les conseillers… Et un jour, il est venu nous voir pour nous dire qu’il avait un pont d’or de l’Arabie saoudite qu’il ne pouvait pas refuser. »

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L’élément vraiment nouveau dans l’histoire, c’est donc cette fameuse « situation financière particulière » de Gerets qui peut expliquer le timing. Celui qui par la suite a été le directeur général de Nice évoque aussi dans l’entretien les conséquences pour l’OM, avec le départ de Pape Diouf juste avant le décès de Robert Louis-Dreyfus, et glisse également que Gerets n’était finalement que le plan B de l’OM, qui avait raté en 2007 son début de saison avec Albert Emon.

L’option prioritaire, c’est Bruno Metsu, l’ancien sélectionneur du Sénégal, alors en poste aux Émirats arabes unis. Mais le salaire était bien trop important au regard de ce que pouvait offrir Marseille et les discussions n’avaient pas été plus loin. Diouf a donc décidé d’activer l’option Gerets, sans savoir que la fin allait être à ce point frustrante…

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RC

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