Victorieux 1 à 0 d’une Russie moins à l’aise que lors de ses deux premiers matchs, les Grecs ont réussi l’incroyable : se qualifier pour les quarts de finale de l’Euro.
La Green Army effectue son dernier baroud d’honneur. Les siens se sont fait torcher dans le groupe C et vont affronter l’Italie, lundi à Poznań, pour la forme. Dernière transhumance, en train, au départ de Gdańsk.
Les bagarres dans les rues de Varsovie ne sont pas simplement le produit d’une propension de l’Europe de l’Est au hooliganisme. Les « hooligans » de Varsovie sont aussi des « lascars de cité », comme les Marseillais qui se sont frottés aux Anglais sur le Vieux-Port en 1998.
Deux matchs dans les genoux pour tout le monde. De quoi réajuster quelque peu l’impression générale sur ce tournoi et refaire le bilan avant la dernière journée des poules.
C’est un peu de notre jeunesse à tous qui s’en est allée cette nuit. Thierry Roland, la voix du football français, s’est éteint à l’âge de 74 ans. Il s’en va rejoindre un autre illustre Thierry et laisse derrière lui quelques moments d’anthologie du football. RIP.
La pluie, l’orage, l’interruption, la pression qui monte, le retard, le fait de jouer à l’extérieur, l’enjeu… Les excuses étaient nombreuses pour laisser le contexte prendre le dessus sur les consignes tactiques du Mister. Mais non.
Véritable outsider de l’Euro, la Russie joue sa qualification contre la Grèce aujourd’hui. Derrière les stars que sont Dzagoev, Arshavine ou Zirkhov, se cache un trio de besogneux.
Même si on ne veut pas s’enflammer, même s’il faut pondérer avec la valeur de l’adversaire, même si et patati et patata, on va être clairs : ces Bleus dégagent de plus en plus de force.
Dans ce groupe A, personne n’est encore qualifié et personne n’est encore éliminé. Tout est jouable. Les Polonais doivent gagner, la Russie doit assurer et la Grèce doit réaliser un miracle. Alors, il va se passer quoi ?
Capable d’évoluer quasiment partout en défense, Dariusz Dudka est le genre de joueur dont rêvent tous les entraîneurs. L’international polonais espère emmener son pays en quarts de finale.
Après cette deuxième journée de poules, on commence à y voir plus clair. Les gros, notamment, sont au rendez-vous. À l’image du tenant du titre en mode GIGN.
Une gueule vaguement christique, une allure bien balourde, des stats faméliques, mais aussi et surtout une combativité de tous les instants, un travail précieux pour l’équipe et un cœur énorme : voici Georgios Samaras.
Buteur face à la Russie puis contre la Grèce, Václav Pilař peut réaliser la passe de trois ce soir, face à la Pologne. Une opportunité que l’espoir tchèque serait bien capable de ne pas sécher, tant le lutin est sur son nuage actuellement.
À l’issue d’un match de dingos, l’Angleterre a battu (3-2) la Suède grâce, notamment, à l’entrée de Théo Walcott, décisif sur les deux derniers buts de la sélection de Roy Hodgson.
L’équipe de France a logiquement dominé l’Ukraine (2-0). Libéré après l’ouverture du score, le compartiment offensif s’est offert quelques petites friandises.
Après une interruption de la partie pendant une heure pour cause d’orage gargantuesque, la France a décroché la victoire face à l’Ukraine (2-0) à Donetsk.
Son repositionnement en neuf et demi n’a pas changé grand chose, la Suède a encore déçu pour son entrée en compétition. Zlatan Ibrahimović cristallise pourtant autour de lui les espoirs du peuple suédois.
Quand Anatoliy Tymoshchuk ne sera plus de ce monde, il faudra penser à lui ériger une statue. Plus grande que celles de Staline autrefois, en revanche.
On le croyait mort, mais non. Au contraire, Christian Wilhelmsson se régale. L’ex-Cristiano Ronaldo du FC Nantes gagne des patates au Moyen-Orient, se tape un modèle et dispute l’Euro avec la Suède.
Cet après-midi (18h), l’équipe de France doit impérativement battre l’Ukraine si elle veut maîtriser le destin d’une qualification lors du troisième match face à la Suède.
Pour la première fois depuis dix piges, l’équipe d’Angleterre compte en son sein un vrai gardien de but. Dans un pays squatté par les portiers étrangers, l’émergence de Joe Hart fait du bien.
Ballon d’Or 1975 devant Beckenbauer et Cruyff, Oleg Blokhine a d’abord été un immense joueur, imprévisible buteur pour son éternel Dynamo Kiev et pour l’URSS.
Cocorico. Du chant du coq à la Marseillaise, de Zizou à Platoche, d’Adidas à Nike, ton truc, c’est l’équipe de France. Toi, tu es un supporter inconditionnel des Bleus.