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Liverpool coule Guidolin et Swansea

Par Maxime Brigand
4' 4 minutes
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Liverpool coule Guidolin et Swansea

En déplacement au Liberty Stadium, les hommes de Jürgen Klopp, menés rapidement par Swansea, ont inversé la tendance en seconde période pour enchaîner un quatrième succès consécutif en championnat (2-1). Francesco Guidolin s'apprête lui à vivre de prochaines heures décisives, alors que son groupe s'enfonce dans la crise.

Swansea City AFC 1-2 Liverpool FC

Buts : Fer (8e) pour Swansea // Firmino (54e) et Milner (83e, s.p.) pour Liverpool

Il a commencé par digérer en marchant un peu. Liverpool était alors braqué, bloqué et incapable de relancer les partitions jouées depuis quelques semaines. Puis Adam Lallana est entré au vestiaire, touché après une vingtaine de minutes de jeu, et Jürgen Klopp a décidé de le replacer au milieu, histoire de lui filer un peu plus de liberté. Et voilà comment Philippe Coutinho a une nouvelle fois décidé de l’issue d’une rencontre samedi après-midi au Liberty Stadium. Il fallait le voir dessiner ses courbes sur la pelouse de Swansea, rythmant le jeu, l’illuminant par moments, mais aussi se montrant décisif. Le Brésilien a relevé les Reds à la force de son QI foot particulier et a permis aux siens d’enchaîner une cinquième victoire de rang toutes compétitions confondues. Tout en coulant la tête de Guidolin.

Le roi de Fer

Ce n’est plus qu’un vieux souvenir et tout a changé depuis. C’est simple : la dernière fois que Liverpool était venu à Swansea, c’était entre deux demi-finales de Ligue Europa contre Villarreal, avec la tête ailleurs et face à des Swans déjà sauvés. Francesco Guidolin, débarqué quatre mois plus tôt, pouvait alors cocher son objectif de maintien et la victoire face aux Reds (3-1) ne faisait que poser un coup de tampon définitif sur une saison mitigée. Reste que le temps a fait son œuvre, que Liverpool est revenu avec de grosses ambitions, qu’il ne joue plus l’Europe, mais surtout que Swansea a désormais la gueule en vrac et Guidolin l’avenir incertain. L’entraîneur italien le savait : s’il voulait passer une trêve internationale tranquille, il fallait s’imposer, ou du moins ne pas perdre après cinq matchs sans victoire en Premier League. Alors, le boss des Swans est revenu avec les hommes qui avaient tenu tête à Manchester City une semaine plus tôt, à l’exception de Fernando Llorente, blessé et remplacé par le joueur le plus cher de l’histoire de Swansea, Borja Bastón, titulaire pour la première fois depuis son arrivée en août dernier.

Et dans l’esprit, rien n’a changé : on a retrouvé un groupe joueur, motivé, un jeu affirmé et une ligne défensive compacte, à l’image de Jordi Amat, couteau entre les dents pour sauver la tête de son coach. D’entrée, les hommes de Guidolin ont imposé leur pression, prenant Liverpool à son propre jeu tiré du gegenpressing de Klopp, et faisant passer un premier frisson sur une tête de Borja. Comme une première alerte, car deux minutes plus tard, sur un corner de Sigurdsson, l’attaquant espagnol remet parfaitement vers Leroy Fer qui n’a plus qu’à prolonger une mauvaise remise de Lovren (1-0, 8e). Les Reds sont touchés, cadenassés, commettent de nombreux erreurs techniques et se retrouvent également privés de Lallana après vingt minutes de jeu, remplacé par Sturridge. Jürgen Klopp, bras croisés derrière le dos, cherche des solutions, alors que Swansea est tout proche de péter la gueule au scénario par l’intermédiaire de Cork ou une nouvelle tête de Borja qui passe à côté du but de Karius. Puis, à la demi-heure de jeu, Liverpool commence à se rebeller, bien emmené par le replacement de Coutinho au milieu, sans vraiment faire peur à des Swans sérieux qui pourraient alors mener plus largement.

Coutinho, le détonateur

Reste que si ce Liverpool aime se faire peur, qu’il aime concéder au moins son but par match, il sait aussi très bien réagir. C’est devenu une habitude, et le Liberty Stadium n’est qu’un nouvel espace de preuves. Car dès le retour des vestiaires, les hommes de Klopp débarquent par vagues sur le but de Fabiański, alors que la pluie s’invite à la fête. Firmino commence par chauffer le gardien polonais, puis Mané, et la punition est presque instantanée : sur un coup franc contré de Coutinho, Henderson profite du mauvais alignement de la défense des Swans pour déposer un centre parfait sur la tête de Firmino (1-1, 54e), auteur de son troisième but de la saison. Liverpool s’est remis la tête à l’endroit, Klopp commence à s’agiter, alors que Coutinho enroule trop sa frappe sur une remise parfaite de Wijnaldum à l’heure de jeu. Swansea suffoque face au pressing constant des Reds, Philippe Coutinho continue de jouer sa partition, Clyne allume une cartouche, Mané croque une balle de break, alors que Sturridge ne fait pas beaucoup mieux malgré Van der Hoorn mangé à l’impact. Guidolin balance ses trois changements en dix minutes pour tenter de retourner l’histoire, mais ses soldats semblent caler physiquement. Jusqu’à une faute à huit minutes de la fin d’Àngel Rangel sur Firmino. L’issue est terrible pour les Gallois, et Milner n’a plus qu’à convertir son troisième penalty en une semaine (1-2, 83e). Francesco Guidolin enfile alors sa capuche et comprend que son Swansea va prendre une nouvelle baffe, malgré une bonne première mi-temps et une dernière occasion énorme de Van der Hoorn. L’Italien rêvait de calme, il vient de provoquer la tempête.

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Par Maxime Brigand

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