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Que peut-on apprendre avec ce France-Belgique ?

Par Thomas Morlec
4' 4 minutes
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Que peut-on apprendre avec ce France-Belgique ?

Avec l’enchaînement soutenu des rencontres lors de cette longue trêve internationale, on pourrait être tenté de zapper France-Belgique ce lundi soir. Pourtant, cette deuxième rencontre face aux Diables rouges en une semaine peut être riche en enseignements. Voici quelques raisons de ne pas regarder L'Amour est dans le pré.

→ Il y a une vie sans Mbappé ?

Privée de Kylian Mbappé, contraint de quitter le rassemblement à la suite d’une blessure au genou, pour la première fois depuis novembre 2025, l’équipe de France a vu sa série de deux succès consécutifs être stoppée net par l’Italie, qui est parvenue à glaner un point (1-1). Un résultat frustrant que l’on peut expliquer par le manque d’efficacité des Bleus. Pas assez adroite devant les cages malgré les 18 tirs, dont 8 cadrés, la bande de ZZ n’a sûrement pas été aidée par les sept arrêts du bon Gianluigi Donnarumma, mais on peut penser qu’avec un Kyk’s en pleine forme – auteur de 11 buts lors de ses 9 derniers matchs avec les Bleus –, l’issue de la rencontre aurait pu être tout autre. En l’absence du capitaine, Michael Olise a confirmé qu’il devenait progressivement ce joueur clutch, capable de faire basculer une rencontre sur un éclair de génie, à l’image de son coup franc face à l’Italie ou encore de sa magnifique percée face à la Belgique (0-1) la semaine dernière. Mais est-ce que le Bavarois est prêt à porter l’équipe quand elle est moins bien ? Ça reste encore à confirmer.

→ Estéban Lepaul peut-il encore marquer des points ?

La convocation d’Estéban Lepaul, meilleur buteur de la Ligue 1 2025-2026 avec 21 buts, a logiquement ravi de nombreux curieux. Est-ce que le buteur rennais peut se hisser au niveau international ? A-t-il les épaules pour être une doublure fiable au poste de 9 chez les Bleus ou encore est-ce que son style de jeu sera compatible avec ses coéquipiers aux CV XXL ? Toutes ces questions restent malheureusement sans réponse après trois rencontres. Alors oui, il n’a joué qu’une poignée de minutes face à la Turquie et un peu moins d’une heure face à la Belgique, mais le natif d’Auxerre a manqué de mordant lors de sa première titularisation malgré quatre tirs et deux grosses occasions manquées. Resté sur le banc face à l’Italie, l’avant-centre de 26 ans a tout intérêt à se libérer un peu plus et à montrer ce dont il est capable. Surtout qu’avec l’arsenal offensif dont disposent les Bleus, il ne faudra pas gâcher trop de cartouches. Un pion et tout est oublié, Estéban.

→ Les latéraux restent-ils le plus gros chantier ?

Identifiée depuis plusieurs mois, voire années, la faiblesse des latéraux en équipe de France n’avait évidemment pas échappé au nouveau sélectionneur tricolore. Pour contrer cette lacune, Zizou a pris une vraie décision en ne sélectionnant qu’un seul Mondialiste à ce poste pour sa liste inaugurale : Jules Koundé. « Ce sont des choix forts et importants dans un secteur qui n’est pas d’une grande densité. Ils ont le niveau pour évoluer en équipe de France », a glissé Zidane en conférence de presse. Ces options se sont avérées plutôt payantes pour le moment, avec notamment de belles performances d’Adrien Truffert, plutôt fiable défensivement et capable d’adresser de bons centres, et d’Andy Diouf, qui semble s’épanouir dans cette nouvelle vie de latéral.

Pierre Kalulu et Jules Koundé, eux, ont pour le moment été moins flamboyants, mais ces nouvelles arrivées ne peuvent faire que du bien dans un secteur malade depuis bien trop longtemps. Avec ces tests expérimentaux (deux paires inédites en Turquie et en Belgique) et la consigne d’être plus offensif, Zidane semble vouloir observer différentes configurations et animations pour trancher plus tard. Cette rencontre contre la Belgique doit être l’occasion pour lui de commencer à avoir quelques indices. À vous de jouer, Messieurs.

→ Une équipe type peut-elle se dégager ?

En sélectionnant cinq petits nouveaux – Guillaume Restes, Jérémy Jacquet, Andy Diouf, Lucas Da Cunha, Estéban Lepaul – et en n’appelant pas des cadres comme Aurélien Tchouaméni, Zinédine Zidane a injecté du sang neuf dans une équipe de France qui se faisait un poil vieillissante (plus de 27 ans de moyenne pour l’équipe au Mondial 2026). Plusieurs jeunes pousses comme Jacquet et Da Cunha ont montré qu’ils méritaient totalement leur place, mais est-ce suffisant pour bousculer la hiérarchie alors que ZZ a martelé qu’il souhaitait s’inscrire « dans la continuité » ? Peut-être.

La partie face aux Diables rouges va d’abord nous montrer si le nouveau sélectionneur, qui veut concerner tout le monde, reste droit dans ses bottes avec son 4-3-3 et un troisième milieu plus créatif comme Rayan Cherki, dont il est fou amoureux, s’il continuera à tester différentes connexions devant comme derrière et si certaines tendances peuvent commencer à se dégager après ce premier rassemblement. Quoi qu’il arrive, avec la suspension de Dayot Upamecano, l’équipe type, ce ne sera pas pour ce soir.

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Par Thomas Morlec

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