Lille avait pris l’avantage deux fois pour son retour en Ligue des champions, mais tout s’est effondré en moins de dix minutes au retour des vestiaires. Ethan Mbappé a vu rouge et le Betis a renversé la table à Pierre-Mauroy (2-3). Faux départ pour le LOSC.
Lille 2-3 Betis
Buts : Ueda (12e) et Alexsandro (36e) pour les Dogues // Bartra (33e, 49e) et Parrott (53e) pour les Verdiblancos
Expulsion : Mbappé (56e) à Lille
On ne peut pas toujours suivre l’exemple du père. Davide Ancelotti ne savait peut-être pas que le sien, Carlo, avait découvert la Ligue des champions dans un costume d’entraîneur en se contentant d’un 0-0 avec Parme sur la pelouse du Sparta Prague, en septembre 1997. Autre siècle, autre Ancelotti, autres clubs : l’ancien adjoint du papa a vécu un début qui pourrait malheureusement compter à la fin du bal. Son LOSC s’est retrouvé deux fois devant le Betis au tableau d’affichage, ce mardi soir, mais il s’est surtout effondré en même pas dix minutes pour laisser échapper un match qu’il avait pris par le bon bout (2-3). Une défaite qui ressemble à tellement d’autres, dans la difficile vie européenne des clubs français.
Coups de tête
Lille avait pourtant laissé quelques bons souvenirs dans cette compétition aux étoiles, Bruno Genesio aimant particulièrement s’offrir le scalp des gros dans cette phase de ligue (le Real Madrid ou l’Atlético de Madrid ne s’en souviennent sans doute pas). Le Real Betis retiendra qu’il en avait dans la tête pour ne jamais laisser les Dogues se penser au-dessus trop longtemps. Sans Olivier Giroud au coup d’envoi, Ayase Ueda étant préféré au Français, ce match a quand même été une histoire de têtes. Celle d’Ueda, justement, la recrue nordiste se pointant au second poteau pour reprendre le centre parfait d’Ethan Mbappé, qui avait l’air dans un bon soir à ce moment de la rencontre (1-0, 12e).
Si Pablo Fornals a voulu répondre au jeune Mbappé en dégainant un joli coup de patte, repris dans la surface par Marc Batra face au marquage laxiste d’Alexsandro (1-1, 33e), le défenseur lillois s’est rattrapé deux minutes plus tard en marquant un but comme on en voit de moins en moins : une tête de buffle dans les airs à la réception d’un corner de Gaëtan Perrin (2-1, 36e) et la sensation que Lille n’avait pas l’intention de se laisser faire. C’était compter sans le retour des vestiaires, où est resté Nabil Bentaleb, pas au top de sa forme après un choc en première période, sans que son remplaçant Ngal’ayel Mukau ne parvienne à donner le change.
Coup de sang
Le jeune milieu de terrain n’a pas été directement fautif dans l’effondrement lillois, qui s’est joué en moins de dix minutes, quand tout le monde se disait que trois points étaient possibles. Les locaux ont encore oublié Bartra dans la surface et le défenseur s’est offert un doublé du bout de sa tignasse soyeuse sur un ballon cadeau d’Isco (2-2, 49e). Derrière, Troy Parrott a rappelé que l’on pouvait aussi marquer du pied dans ce fucking game, en profitant d’une passe de Rodrigo Riquelme et d’un LOSC trop léger aux duels pour enfoncer Berke Özer d’un tir croisé (2-3, 53e).
Ce but n’aurait peut-être pas été le dernier de la partie si Ethan Mbappé n’avait pas craqué son slip et rappelé son âge. Le jeune Lottin a répondu aux taquineries de Nathan, lui envoyant un coup de coude volontaire dans le visage et récoltant un carton rouge assez logique après consultation de la VAR (56e). Il était tout de suite plus compliqué d’imager un nouveau rebondissement, même sans un Betis transcendant et même avec Giroud contré par Gómez sur l’un des seuls frissons lillois (81e). Davide Ancelotti peut maintenant cocher la date du 13 octobre et le déplacement à Arsenal pour viser une première victoire en Ligue des champions.
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