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Comment le FC Barcelone est devenu si effrayant offensivement ?

Étincelant depuis le début de la saison, le FC Barcelone traumatise déjà les défenses de la Liga. L’équipe de Hansi Flick dégage une véritable force offensive et n’a jamais semblé être aussi redoutable devant. Mais quelles sont les raisons de ce départ canon ?
33, c’est le nombre de buts que le FC Barcelone a inscrits en sept matchs. Un total démentiel qui donne une moyenne de 4,7 buts par match et une différence de buts de +22 en championnat. Après des années ternes à gagner sans briller, les Blaugrana semblent enfin s’être reconnectés avec leur ADN historique. Sans surprise, Hansi Flick y est pour beaucoup, mais il n’est pas le seul à mettre en lumière dans cette escouade toute pimpante.
Le repositionnement malin de Raphinha
Vexé de ne pas avoir été retenu pour le Ballon d’or et sûrement frustré par son Mondial gâché par une blessure aux ischio-jambiers, Raphinha a rappelé à tout le monde, en ce début de saison, quel type de joueur il était. Intelligemment repositionné dans l’axe par son entraîneur, l’attaquant brésilien marche sur l’eau avec 11 buts, 3 passes décisives et ses feintes dévastatrices. Triple buteur mercredi face à Santander (7-2), l’ancien joueur du Stade rennais, logiquement nommé joueur du mois d’août en Liga, n’oublie jamais de remercier l’homme qui est parvenu à le convaincre de rester en Catalogne : « La vérité, c’est que je l’ai toujours dit et que je continuerai toujours à le dire, Hansi Flick est l’entraîneur qui a beaucoup changé ma mentalité », a soufflé Raphinha en zone mixte. « Cela a aussi changé la façon dont je me perçois. C’est pourquoi je lui suis très reconnaissant et je le lui prouverai chaque fois que j’en aurai l’occasion. »
Outre la forme olympique du Brésilien, si le Barça est aussi spectaculaire, c’est en grande partie grâce au technicien allemand, prolongé jusqu’en 2028 après avoir glané deux Liga lors de ses deux premières saisons à la tête du club catalan. Sa proximité avec ses joueurs et ses ajustements tactiques permettent à ces derniers de libérer leur plein potentiel. Ces principes s’appliquent aussi aux recrues, qui viennent garnir un effectif bourré de talents. Que ce soit pour Rodri, Karim Adeyemi, Gabriel Jesus ou encore Anthony Gordon, leur intégration express porte déjà ses fruits. Le champion du monde 2026 s’est imposé comme un élément indéboulonnable au cœur du jeu, tandis que l’ancien ailier de Dortmund s’est montré plus que crédible sur l’aile gauche. De son côté, l’international anglais a délivré cinq passes décisives. En cruel manque de temps de jeu chez les Gunners, Gabriel Jesus semble, quant à lui, avoir retrouvé une seconde jeunesse. Lamine Yamal, enfin en pleine mesure de ses capacités, vient aussi huiler la machine à marquer barcelonaise, tandis que l’absence de blessures — hormis celle de Frenkie de Jong, devenue chronique — et la conservation d’une ossature globalement similaire à celle de la saison dernière y sont aussi pour beaucoup.
Tout n’est pas encore parfait
Avec ce ressenti d’une attaque dévastatrice, il est normal que les superlatifs pleuvent pour décrire l’armada offensive des Blaugrana. Il reste toutefois quelques failles chez le champion d’Espagne en titre. Même face à de faibles équipes, les Catalans se déconcentrent souvent après avoir pris le large et concèdent des buts évitables, comme face à Levante, Feyenoord ou encore Santander. De plus, leur calendrier a été plus que clément pour l’instant.
Pas de quoi s’enflammer encore donc, l’expérimenté entraîneur allemand le sait mieux que personne. « Je trouve que notre vision de la manière de jouer au football est formidable, a-t-il déclaré mercredi soir en conférence d’après-match. Les joueurs dont nous disposons sont formidables, le niveau est bon. Je pense que tout le monde ici dans le stade et peut-être même tous ceux qui aiment le football sont d’accord […] C’est une première étape, et nous savons que le chemin est long, je peux le répéter à chaque fois, car c’est la vérité. Nous ne pensons donc pas à ce qui se passera à la fin de la saison. » Le Barça devra surtout attendre un enchaînement de trois matchs — Betis, PSG, Real — à partir de la mi-octobre. Cette série permettra de voir si l’équipe est capable d’être redoutable face à des défenses de bien meilleure facture et de savoir si elle est apte à se positionner dans la course à la Ligue des champions, que le club catalan attend désespérément de remporter depuis plus de dix ans (2014-2015).
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