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Comment choisir ses chaussures de running pour la prépa estivale ?

Pour la plupart des amateurs, le mois d’août, c’est la reprise. Et en général, elle se fait sans crampons, et avec des tours de terrains à bouffer. Mais comment choisir la paire de running adéquate ?
« Voici le programme de préparation athlétique à suivre scrupuleusement avant de se retrouver le 12 août au stade. Je compte sur une grande implication de ta part (un test sera effectué lors de la reprise collective). PS : Merci de penser aux crampons ET aux running dès le 12 Août. » Le message, signé de l’entraîneur des U16-U17 de la Sympho Foot de Treillières (à dix kilomètres de Nantes, et à dix de Notre-Dame-des-Landes), retrouvé dans les tréfonds d’une vieille boîte mail zimbra.free.fr et accompagné d’une pièce jointe douloureuse à lire, date de juillet 2013 mais pourrait très bien avoir été rédigé il y a quelques semaines, par n’importe lequel des milliers de coachs qui font la vie de notre football amateur. À la lecture du programme — où le terme « footing » apparaît douze fois —, l’angoisse surgit et une question émerge, fatalement : comment choisir ces fameuses chaussures de running ?
Drop et supination
Un élément tout bête mais qu’il est toujours bon de rappeler, déjà : privilégier une paire dans laquelle on se sent à l’aise — quitte à passer un mauvais moment, autant s’offrir un minimum de confort. Si chaque prépa estivale est pour vous un retour à la case départ, ou si vous comptez vous infliger des sorties sur route (avec son bitume ou, pire, ses pavés), une tatane légère, et avec un bon amorti, ne sera pas du luxe. Si l’on veut éviter les mauvaises surprises — au hasard, les ampoules —, la demi-pointure de plus — par rapport à ce que vous portez à la ville — fait souvent la différence. Mais attention : un frottement, un pincement, un glissement lors de l’essayage ? C’est ciao.
Vient ensuite — plus technique — la question du type de foulée : universelle si le pied est à plat lors du contact avec le sol, pronatrice s’il penche vers l’intérieur ou, si l’on est né avec le main character syndrome et que le peton tend plutôt vers l’extérieur, supinatrice (seul 5 à 10% de la population sont de cette troisième catégorie, donc calmez-vous). Astuce, si vous êtes perdu : observer, sur sa vieille paire, la zone la plus usée. En fonction du diagnostic, on pourra opter pour des souliers à stabilité neutre (foulée universelle), renforcée (pronation ou supination) ou modérée (faible pronation/supination).
Une fois ces premiers critères en tête, reste donc à trouver la paire adaptée à sa foulée, à son niveau de pratique et au terrain sur lequel on compte accumuler les kilomètres. Pour comparer les modèles et affiner son choix, vous pouvez notamment trouver des chaussures de sport pour homme ici, avant de vous pencher sur un autre détail qui a son importance : le fameux « drop ».

Pistard ou némophile
Vient ensuite — encore plus technique — la question du « drop », ou « dénivelé ». Pour faire simple : la différence de hauteur entre le talon et l’avant-pied. Le commun des mortels possède « une attaque talon », c’est-à-dire que le talon touche le sol en premier, et n’aura donc pas besoin de plus de six millimètres de drop. Si l’on est toujours né avec le main character syndrome et que l’avant du pied est le premier à toucher terre, alors on pourra aller vers les huit millimètres, voire plus. Reste à savoir, aussi, si votre coach compte vous faire souffrir sur le gazon, vous imposer des tours de piste ou vous trimbaler sur les chemins accidentés de la forêt du coin. Après tout, les chaussures à crampons ne sont pas cantonnées au rayon foot.
Et la couleur, alors ? Rassurez-vous, il n’y a pas de règles, hormis celles que vous choisirez. Par exemple : bleu si vous êtes dans la droiture et la bravoure, vert pour la sagesse et la spiritualité, blanc pour la neutralité et l’indépendance, violet pour les audacieux et téméraires, rouge pour les frénétiques, jaune pour les ingénieux et pragmatiques. À vous de choisir de quel type de sabre laser, et donc de chaussures, vous vous sentez le plus proche.
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