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- Monaco-OM (2-0)
Faut-il déjà s’enflammer sur Paris Brunner ?

On dirait un cadeau tombé du ciel. Folarin Balogun sur le départ, Mika Biereth en plein syndrome de la page blanche ou encore Matthis Abline pas encore prêt, et pourtant, l’AS Monaco s’est trouvé un buteur providentiel. Projeté en pleine lumière par son doublé contre l’OM, Paris Brunner peut-il être plus que le tube de l’été ?
Cela ressemblerait presque à une tradition. Début avril, Folarin Balogun faisait chavirer Louis-II (autant que faire se peut) d’un sublime piqué pour offrir la victoire à Monaco face à ce même OM. Quelques mois plus tard, l’Américain est sagement resté en tribunes, dans l’attente d’un départ inéluctable. Mais la relève a été assurée par un jeune attaquant de 20 ans sorti de nulle part. Accélération supersonique, feinte de frappe pour envoyer Geoffrey Kondogbia sur Tatooine, crochet sur CJ Egan-Riley et finition tout en lucidité : Paris Brunner a trouvé son propre style pour imposer sa tronche sur l’affiche. Celle d’un tube de l’été voué à rentrer dans le rang, ou bien plutôt d’une future référence du poste ?
Ici c’est Paris
Déjà auteur de l’ouverture du score d’un joli coup de casque, Brunner est devenu en l’espace de 90 minutes l’un des nouveaux visages à suivre de la Ligue 1. Tout ça à quelques jours d’un déplacement dans la capitale, où son ASM se présentera en leader du championnat. « C’était un gros combat face à Kondogbia. Sur le deuxième but, j’ai vu que j’avais l’espace derrière moi, j’ai tourné autour de lui puis j’ai tenté ma chance. J’en ai déjà marqué de plus jolis chez les jeunes, mais celui-là est plus important », savourait-il après coup dans les travées du stade. Après cinq caramels en six matchs de préparation (dont une tête de la victoire à Anfield) et deux autres en barrages de C4 face au Górnik Zabrze, il y a de quoi avoir le sourire.
« C’est évidemment une superbe performance de sa part, il a été incroyable aujourd’hui ! Il est ce genre de joueur qui, depuis que je suis arrivé, parle sur le terrain, saluait pour sa part Filipe Luís devant les journalistes. Aux entraînements, avec ses buts, son pressing sans ballon, ses retours défensifs et sa volonté d’apprendre… j’aime ça. » Il faut dire que le tacticien brésilien ne le lâche pas d’une semelle, sans cesse à le replacer depuis sa zone technique. Cette exigence de tous les instants se traduit également dans ses propos : « Cela ne dépend que de lui qu’il continue à parler sur le terrain. Je suis très content de son match, mais pour moi c’est la chose la plus importante, il faut qu’il maintienne cette ambition et cette passion. »
Piano piano
Bien embarqué dans son entreprise de dépassement du feu de paille Mika Biereth (éteint depuis le 5 février et un but pour l’honneur contre Strasbourg en Coupe), Brunner serait bien inspiré de ne pas suivre la même voie. Débarqué sur le Rocher à l’été 2024, prêté au Cercle Bruges la première saison puis cantonné à un rôle de quatrième couteau l’an dernier (127 minutes jouées seulement), l’Allemand a eu le temps d’observer la faculté du club à porter aux nues de jeunes attaquants comme George Ilenikhena avant de les voir disparaître aussi vite qu’ils sont apparus. À en juger par la mine médusée du prince Albert dimanche soir à chaque exploit de l’ancien du Borussia Dortmund, la hype est déjà présente dans la Principauté.
En espérant que celui qui se revendique grand fan de musique ait les épaules pour assumer la pression qui va désormais lui incomber. « Je joue du piano chez moi. Je peux interpréter beaucoup de chansons comme Skyfall par exemple, révélait-il cet été aux médias de l’ASM. En dehors du piano, j’essaye également de jouer de la guitare. » Une échappatoire pour les lendemains qui déchantent ? Si le garçon parvient à s’inspirer du flegme de Daniel Craig, l’avenir pourrait devenir radieux. D’ici là, c’est déjà très beau d’être le tube de l’été.
Folarin Balogun pourrait atterrir dans le ventre mou de Premier LeaguePar Tom Binet

















































