Regonflé de confiance par sa large victoire face à Rodez la semaine passée (4-1), le FC Metz avait pour objectif de prolonger sa série d’invincibilité et d’enchaîner pour s’installer sur le podium de Ligue 2. Mais comme lors de sa dernière visite à Saint-Ouen en 2024, le FC Metz s’incline sur la plus petite des marges et repart avec de grandes inquiétudes. La faute à un Red Star pas forcément plus joueur, mais dans l’ensemble plus vivace et plus déterminé pour aller chercher sa première victoire à domicile depuis avril dernier. C’est désormais aux Vert et Blanc de regarder vers le haut, s’installant à la quatrième place du classement.
Cissé, c’est gagné
On pouvait arriver en retard à ce match – comme bon nombre de spectateurs de Bauer – à moins qu’on veuille absolument se délecter de chacune des prises de balles de Téji Savanier, pas toujours précis au demeurant. Le premier acte de cette affiche du lundi a choisi de monter tout doucement crescendo, au rythme du duel de titans entre Pape Moussa Fall et Elyaz Zidane, ou celui des tontons Saïf-Eddine Khaoui et Bouna Sarr. Resteront collées à la rétine la demi-volée smashée de Kémo Cissé claquée par Jonathan Fischer (14e), la brique de Fall posée juste à côté du cadre (36e) ou la tentative dans le fermé de Giorgi Abuashvili (45e).
Au retour des coursives, les 4 444 âmes tassées dans l’unique tribune audonienne (pas de parcage visiteur en ce jour) peuvent cependant accompagner leur fricassée d’un regain du Red Star. C’est le remuant Cissé qui décoince alors la situation, poussant l’entrant Florian Miguel à le plaquer dans la surface. À Jovany Ikanga d’exécuter le penalty à la perfection (1-0, 58e). La fébrilité devient lorraine, à l’image d’un Michel Mboula tremblotant, quand Ikanga a la balle de break au bout de la tête (66e). Le jeune bulldozer Idrissa Sabaly et l’idole Damien Durand, tout frais, donnent de nouvelles sueurs froides aux Grenats, l’un d’une frappe surpuissante, l’autre d’une volée acrobatique. Hormis un coup franc bien botté par Savanier et une frappe contrée de Sarr, les visiteurs n’auront plus rien à opposer. Si ce n’est une bonne dose de désespoir.