- Mondial 2026
- Irak
Un fils d'ayatollah blâme le parcours de l'Irak

Oyé, oyé habitants de Bagdad Al-Sadr arrive, vous n’êtes pas de taille. Pour son retour en Coupe du monde 40 ans après, l’Irak a perdu ses trois rencontres, dont la dernière vendredi soir sur un score fleuve (5-0) contre le Sénégal. Le parcours raté des Lions de la Mésopotamie a suscité plusieurs réactions au pays des deux fleuves.
« Ne pas rester silencieux face à la performance désastreuse »
Fils d’un ayatollah chiite exécuté par Saddam Hussein et homme politique influent en Irak, Moqtada Al-Sadr a exprimé son mécontentement dans un communiqué publié par son porte-parole ce samedi. Chef du mouvement sadriste, qui dispose aussi d’une branche militaire, l’armée du Mahdi, Al-Sadr a affirmé que « nous ne devons pas rester silencieux face à la performance désastreuse de l’équipe nationale irakienne lors de la Coupe du monde. »
Très populaire auprès des musulmans chiites irakiens en dépit de son retrait de la vie politique en 2022, Moqtada Al-Sadr s’en est aussi pris à la fédération irakienne indiquant que « des changements immédiats et décisifs doivent être apportés non seulement en ce qui concerne les joueurs, mais aussi dans tout ce qui touche à la gestion, à l’encadrement et au soutien général de l’équipe nationale. »
Sunnites contre chiites, épisode 2392
Sans le nommer, celui qui est qualifié par ses partisans comme le descendant du prophète critique les choix de Younis Mahmoud, président de la fédération irakienne de football qui n’est d’autre qu’un musulman … sunnite. Cette déclaration de l’un des hommes les plus puissants d’Irak pourrait bien précipiter la fin du mandat de l’ancien vainqueur de la Coupe d’Asie 2007, au moment même où les tensions entre chiites et sunnites étaient à leur pic pendant la guerre civile.
Comme lors de leur épopée historique en 2007, l’équipe irakienne pour disputer cette Coupe du monde était constituée de musulmans chiites, de sunnites, mais aussi de chrétiens. Malgré la composition de cet effectif multiconfessionnel, Moqtada Al Sadr prêche « de mettre fin au sectarisme et au racisme.»
Si rien ne change à la fédération dans les mois à venir, il juge que « l’équipe irakienne n’aura aucune chance de participer aux compétitions régionales, continentales ou internationales, car elle est gangrenée par la corruption, la politisation, le sectarisme et les conflits latents ». À l’heure où ces lignes sont écrites, la fédération irakienne de football n’a pas répondu à cette diatribe.
En Irak comme dans le reste du monde, le foot est éminemment politique.
Le Sénégal cartonne l’Irak et peut croire à la qualifMBC


















































