La déception russe, le fiasco batave, la surprise grecque, la défaite de la France. Tout ça, ça s’est passé lors de la troisième journée d’un Euro où il n’y a toujours pas eu de 0-0. C’est showtime.
Le plus désolant avec l’élimination de la Russie au premier tour, c’est qu’on ne reverra pas Alan Dzagoev. Le milieu de terrain du CSKA Moscou n’est pas un jeune comme les autres.
La Suède réussit à sauver son honneur en laissant seuls Hollandais et Irlandais chez les zéros anonymes. Zlatan Ibrahimović s’est baladé et a inscrit le but de l’Euro. Isaksson, lui, a dégoûté l’attaque de Laurent Blanc en guise de test avant d’affronter Casillas.
Pas toujours bandante, l’Angleterre a une nouvelle fois été très difficile à bouger. Ce n’est pas une équipe d’Ukraine dominatrice qui dira le contraire, tant la charnière dirigée par un bon John Terry a bien fait le boulot.
Comme prévu, la France s’est qualifiée pour les quarts de finale de l’Euro, qu’elle jouera samedi à Donestk contre l’Espagne. Mais elle l’a fait en perdant (2-0) contre la Suède.
Tu es bien le seul à croire à la résurrection d’Andrei Shevchenko et à comprendre ce qu’il se passe dans les prisons ukrainiennes. Mais comme tu aimes les causes perdues et les blondes aux seins nus, tu seras derrière les Jovto-Blakytni.
Avec deux défaites en autant de rencontres, la Suède a d’ores et déjà foiré son Euro. Et pourtant, certains joueurs nordiques ont régalé la chique par le passé.
Ce soir face à la Suède déjà éliminée, la France n’a besoin que d’un point pour assurer sa qualification pour les quarts de finale. Ce serait déjà pas mal.
Du Balotelli dans le texte. Un but splendide et une célébration mouvementée à laquelle Leonardo Bonucci a mis fin en mettant sa grosse paluche sur la bouche de Super Mario.
Oui, Benzema file des passes décisives ; oui, Cabaye est au four et au moulin ; oui, Nasri et Menez ont joué les détonateurs. Mais le vrai meilleur joueur français de ce début d’Euro, c’est Franck Ribéry.
Les Suédois sont les supporters les plus nombreux de cet Euro en Ukraine. Dont une bonne partie, 5000, qui loge dans un camping le long du Dniepr, monté par l’association des fans de la sélection.
Après deux matchs à Donetsk, l’équipe de France débarque à Kiev pour son dernier match de poule, contre la Suède. Les Bleus doivent faire attention à ne pas se laisser endormir par le doux climat qui règne autour d’eux.
Après sa victoire face à l’Ukraine, la France n’a besoin que d’un nul contre une Suède déjà éliminée pour se qualifier. Quant aux Anglais et aux Ukrainiens, ils vont s’entretuer pour récupérer le deuxième billet. Avec le retour de Rooney.
Du passage d’Andreï Voronine à Liverpool ne reste que le souvenir de sa femme : Yulia. Mal fagotée à rendre épileptique Cristina Cordula, elle est devenue la risée des médias. Mais l’heure de la revanche a sonné.
Le plus pâle des joueurs suédois, et le plus roux aussi, s’appelle Rasmus Elm. Un talent indéniable, mais une timidité maladive, qui s’est bien ressentie pour sa première participation à une compétition internationale.
Tu es grand, tu es blond, tu as les yeux bleus, tu sais que Zlatan peut supplicier la défense française à lui tout seul, c’est sûr, ce soir, tu seras derrière les Blågult.
L’Espagne n’a pas vraiment brillé, même si elle a fini par emporter la mise. La Croatie a séduit, même si elle a oublié de gagner. La faute à un grand Iker Casillas, une fois de plus.
Ouf, l’Italie peut souffler : elle se qualifie pour les quarts de finale. Elle peut remercier Antonio Cassano et Mario Balotelli, les deux buteurs, mais aussi Andrea Barzagli, dont le retour a fait énormément de bien à toute la Nazionale.
Ça aurait pu être la belle histoire, l’équipe-frisson de cet Euro. Au lieu de ça, la Croatie a perdu au buzzer après avoir réalisé un match à la hauteur de ce qu’elle avait démontré depuis le début de la compétition.
Les supporters irlandais, sur le chemin du stade, comptaient bien « emmerder les Italiens ». C’est chose faite. L’Italie a gagné, mais elle se qualifie petitement pour les quarts au terme d’une victoire (2-0) peu convaincante.
Ambiance, sympathie, gastronomie, amour, forces de l’ordre… On s’est promené à Kiev pour livrer nos premières impressions de la capitale ukrainienne à l’heure de son Euro.
Fiasco de ce premier tour de l’Euro, la sélection hollandaise a déçu, et c’est un euphémisme. Faibles offensivement et tout simplement horribles défensivement, les joueurs de Bert van Marvijk n’ont rien montré lors de leurs trois rencontres.
Slaven Bilić a été rendu tristement célèbre en France pour avoir privé Laurent Blanc de finale face au Brésil en 1998, suite à une grossière simulation.
Cette semaine, sur Twitter, on a bu des bières, revu Terminator, juré en anglais et joué au billard. On a aussi découvert la Bulgarie, croisé des lapins grecs et fermé des gueules en Ukraine.
En battant la Croatie, l’Espagne terminerait première de son groupe, comme prévu. Mais son nul initial contre l’Italie ne la met pas à l’abri d’une élimination surprise. Un scénario que personne n’envisage, sauf les Croates.
Dans ce groupe C, tout est encore possible, sauf pour l’Irlande, déjà éliminée. L’Italie craint surtout que la situation de 2004 se reproduise. En effet, un 2-2 entre la Croatie et l’Espagne éliminerait les Italiens. Ce serait drôle, quand même, un match arrangé qui se retourne contre l’Italie.
Perdu dans le marasme économique des Rangers en 2011, Nikica Jelavić a profité d’un semestre de folie à Everton pour convaincre définitivement Slaven Bilić d’en faire un titulaire à la pointe de son attaque durant l’Euro. Et ça marche.