« Il vient une heure où protester ne suffit plus ; après la philosophie il faut l’action », écrivait Victor Hugo dans Les Misérables, Tome IV. Et de l’action, il y en a eu. Alors que le 4-2-3-1 avait déjà fait ses preuves, le 4-3-3 s’invite à la fête brésilienne. Avec Sakho. Avec Cabaye. Avec Benzema. Deschamps part finalement à Rio avec deux systèmes et le droit de rêver. C’est grand.
«Il y a quelque chose qui se passe ce soir, je le sens»
«Ça m’a rappellé la finale de 1998 contre le Brésil»
Ils l’ont fait. Partis désavantagés, les Bleus ont finalement remonté leur handicap de deux buts pour largement s’imposer 3-0, dans une ambiance rarement vue au Stade de France. Entre coups de sang et rêve éveillé, retour en tribunes sur une soirée inoubliable et passionnée, au plus près des supporters des Bleus.
Un public habituellement triste qui se met à porter son équipe. Des joueurs qui ne donnent rien à picorer aux oiseaux de mauvais augure. Il y a des bonheurs, comme ce France-Ukraine synonyme de billet d’avion France-Brésil, qui valent quelques années de malheur.
Auteur d’un doublé, le défenseur central de Liverpool a porté les Bleus sur ses épaules de déménageur. Dans son sillage, les dix copains se sont dépouillés pour emmener l’équipe de France au Brésil. Facile.
Cristiano Ronaldo avait trop envie de passer l’été 2014 au Brésil. Déjà buteur à l’aller, CR7 a signé un triplé qui qualifie son pays pour sa quatrième Coupe du monde consécutive. Zlatan s’est réveillé, mais trop tard.
Les Bleus l’ont fait ! Ils ont réussi à renverser un barrage très mal engagé après la défaite 2 à 0 au match aller en Ukraine. Ce soir, les Bleus ont déroulé en inscrivant 3 buts. Juste ce qu’il faut pour partir au Brésil, jouer la Coupe du monde. Quel pied !
Avec un arbitrage maison, la sélection de Vahid Halilhodžić l’emporte 1-0 et se qualifie pour le Mondial aux dépens d’un Burkina Faso de toute façon trop léger.
Bien que bougée par la Roumanie à Bucarest (1-1), la Grèce se qualifie pour la Coupe du monde au Brésil grâce à un nouveau but de Mitroglou, tandis que la Croatie de Mandžukić, buteur et expulsé, domine logiquement une équipe islandaise qui a eu le mérite de se montrer au cours de ces barrages.
C’est fini ! Cristiano Ronaldo va au Brésil ! Et les Portugais aussi. Mais sur les barrages, c’est bien CR7, auteur d’un quadruplé sur les deux matchs, qui permet à son pays d’aller au Mondial 2014.
« Oui, c’est possible », répète Didier Deschamps. Les quatre-vingt-dix minutes vont paraître courtes, le public du Stade de France sera certainement peu indulgent, et les Français eux-mêmes auront peut-être du mal à y croire, mais c’est bien possible. Car en sport, tout est possible. Mettons les leçons de morale et les « symptômes » de côté et concentrons-nous sur le jeu. Comment faire ?
«En cas d’élimination, il y aura au moins une économie sur les primes»
«En cas d’élimination, il y aura au moins une économie sur les primes»
D’après les statistiques des barrages, la probabilité de voir la France au Brésil après sa défaite 2-0 en Ukraine est nulle. Au-delà du cuisant échec sportif que représenterait cette non-qualification, quelles seraient ses conséquences économiques ?
Un toucher de balle au-delà du commun des mortels, des buts venus d’ailleurs et un sourire unique. De ce 19 novembre 2005 illuminé, le Santiago-Bernabéu ne garde en mémoire qu’une étoile : Ronaldinho. Lors du Clásico qui oppose le Real Madrid au FC Barcelone ce jour-là, le Brésilien est au sommet de son art. Marche sur l’eau et la tête de ses adversaires.
Battue 2-0 dans le froid ukrainien, l’équipe de France devra refaire son retard face une équipe qui ne lâchera pas facilement son billet. 90 minutes pour s’affranchir d’une mort certaine. Soit 32 minutes de plus que Bruce Willis. Mode d’emploi pour performance hors-norme.
C’est ce soir à Blida (19h15) que finiront les qualifs de la zone Afrique. Un contexte très continental qui place cette rencontre explosive comme un sommet émotionnel garanti. Tout est possible, rien n’est joué : l’Algérie n’a besoin que d’un but pour effacer la défaite de l’aller (2-3) et aller au Brésil. Mais le Burkina a aussi des arguments…
Pourquoi la France va se qualifier contre l’Ukraine
Pourquoi la France va se qualifier contre l’Ukraine
Mardi soir, les Bleus fêteront leur qualification pour le grand raout brésilien. Et avec eux, l’ensemble des Français. Ceux qui les enterraient depuis le match aller, comme ceux qui y ont toujours cru. Mais pourquoi ?
Krychowiak : « Les Bleus ne doivent pas hésiter à mettre la jambe »
Krychowiak : «Les Bleus ne doivent pas hésiter à mettre la jambe»
Ce soir, l’équipe de France joue son avenir en barrages de Coupe du monde face à une surprenante sélection ukrainienne, victorieuse à l’aller (2-0). L’occasion de demander quelques conseils avisés à Grzegorz Krychowiak, l’international polonais (16 sélections) du Stade de Reims, qui les a affrontés deux fois lors des qualifications. Avec deux défaites à la clef.
À deux doigts du plus grand fiasco du football français depuis vingt ans, Didier Deschamps semble avoir été abandonné par sa veine légendaire. C’est con : l’équipe de France n’en a jamais eu autant besoin.
Didier Deschamps, dessinez-nous une croix de Lorraine !
Didier Deschamps, dessinez-nous une croix de Lorraine !
Ce soir, le pays va retenir son souffle. Et comme en 1940 ou en 1961, elle attend son sauveur. Notre République, faute de monarque, se tourne alors naturellement vers un sélectionneur national perdu au milieu des ruines, en espérant qu’il rencontre l’histoire et écrive la nôtre. Si seulement Philippe Séguin pouvait encore être des nôtres pour voir ça.
Ce soir, la France joue sa qualification pour le Mondial (et bien plus que ça) lors du match retour face à l’Ukraine. Battus 2-0 au match aller, les Bleus vont devoir réaliser un exploit. Voilà les possibles scénarios de ce qui restera, de toute façon, comme une soirée folle.
Pas facile d’être dans les petits papiers de Vincente Del Bosque. Si la concurrence est rude à tous les étages au sein de la Roja, le poste d’attaquant est sans doute le plus disputé. Beaucoup de prétendants, peu d’heureux élus. Tour d’horizon de la question.
« L’équipe de France est nulle », « l’équipe de France va sombrer », « l’équipe de France… », « On vous l’avait dit… ». En s’inclinant 2-0 vendredi dernier en match aller des barrages, l’équipe de France s’est surtout offert une chance unique : écrire sa propre histoire. Une fois de plus.
En France, évidemment, on ne peut qu’être dépité face à la prestation de l’équipe de France, et déconfit de se dire que les Bleus ne seront peut-être pas au Mondial. De l’autre côté des Alpes, c’est avec un sentiment partagé et paradoxal que l’on a accueilli ce résultat français en Ukraine.
Les spécialistes du football vous le diront bien volontiers : prendre 2 à 0 à l’extérieur en barrage, ça pue. Les spécialistes du pessimisme, les Français en somme, vous le diront bien volontiers : la France a besoin d’un miracle. Un besoin d’en appeler aux autorités supérieures qui tombe plutôt bien, puisque le Tout-Puissant s’est déjà penché sur le cas des sportifs français. Plus d’une fois.
Outre son titre de championne de France de futsal 2010, l’équipe du Kremlin-Bicêtre United a une particularité : elle possède un groupe de supporters ultras. Bâches, drapeaux, buvette et pogos, et si l’avenir du mouvement ultra passait par les salles de gymnase ?
Aligné à la surprise générale lors du match aller au poste de meneur de jeu, Samir Nasri s’est raté à Kiev. Un match au cours duquel le Citizen n’a pas existé, confirmant l’impression générale sur la fameuse génération 1987. On attend toujours leur prise de pouvoir.
S’il est resté une plaie béante pour le football français, le match du 17 novembre 1993 et ce but de Kostadinov à la dernière minute ont aussi constitué le début d’une belle aventure pour la Bulgarie. Ce qui, dans le pays, à l’époque, constituait une sacrée surprise semblait beaucoup plus prévisible pour les joueurs. Retour sur une folie, avec Dieu et des coups de feu.
Appelé à remplacer Laurent Koscielny, Raphaël Varane connaît une première partie de saison mitigée. Malgré un potentiel toujours aussi effrayant à Madrid, le Nordiste semble moins tranchant. La faute à un genou encore douloureux, et un jeu encore perfectible.
Largement dominateur d’une Tunisie décevante, le Cameroun a validé chez lui son billet pour la prochaine Coupe du monde brésilienne (4-1). Auteur d’un doublé, Makoun a été l’homme du match.
Les futsalleurs sont victimes de leur réputation. Techniques mais pas fiables, solistes plutôt que collectifs. En gros, des sprinteurs plutôt que des marathoniens. Pour le moment, rares sont les footballeurs à venir du futsal. Mais l’essor et la médiatisation de ce cousin du foot pourraient très bien lui permettre de devenir une école parallèle.
En signant à Middlesbrough, Aitor Karanka a pris son monde par surprise. Plus qu’une première expérience en soliste, c’est l’apprentissage d’un autre football qu’est allé chercher l’ex-adjoint de Mourinho. Un José qui, bien qu’à Chelsea, garde un œil attentif sur la carrière de son ancien bras droit.