Des sifflets, des agacements, des excuses, des arbitres visés… Deux défaites auront suffi à rappeler à quel point tout va vite au Real Madrid. Avec une Decima toujours plus désirée et une Liga qui s’est éloignée, la nervosité est palpable dans les arcanes du Santiago Bernabéu. Un Bernabéu qui ne demande qu’à vibrer, sous peine de conspuer.
Le 14 août dernier, İlkay Gündoğan se blessait au dos lors d’un match avec la Nationalmannschaft. Depuis, il n’est plus revenu sur le terrain. Et ce n’est pas ce soir à Madrid qu’on le reverra. Personne ne sait ce qu’il a vraiment. De son côté, le joueur est d’un mutisme affolant.
Ce soir au Parc des Princes (20h45), les champions de France reçoivent les Blues de José Mourinho dans un quart de finale qui devrait être plus dur, dans tous les sens du terme, que celui de l’an passé face au Barça. C’est là qu’on va savoir si Paris a vraiment franchi un palier.
Lollichon: « Un cigare et un cognac, à 3h du matin, avec Petr et Drogba »
Lollichon: «Un cigare et un cognac, à 3h du matin, avec Petr et Drogba»
Le 14 septembre 2004, Peter Čech découvrait le Parc des Princes et fêtait son premier match de C1 avec Chelsea. 10 ans après, le Tchèque retrouve le PSG et s’est entretemps imposé comme l’un des plus grands gardiens. Le fruit d’un travail acharné, mais aussi d’une belle rencontre. Celle de Christophe Lollichon, son coach depuis Rennes.
Glory Owl : « Lavezzi, on dirait Gerard Butler dans « 300 » »
Glory Owl : «Lavezzi, on dirait Gerard Butler dans « 300 »»
L’irrévérencieux blog de bande dessinée Glory Owl passe à la moulinette du cynisme à peu près tous les sujets qui lui tombent sous la main. Heureusement pour le football, l’un des auteurs, Gad, aime le ballon rond. Surtout quand il prend une dimension absurde, de Roberto Carlos à Zlatan Ibrahimović, en passant par Bouzard en slip.
Arrivé à maturité d’un parcours semé de blessures et d’une mauvaise publicité, Thiago Motta est un survivant. Avec lui, c’est un football à l’ancienne, qui tente de survivre au quotidien : celui où le vice est aussi important qu’une passe décisive ou une récupération. Ça tombe bien, le Brésilo-Italien manie les trois à la perfection.
Recroquevillé en défense quasiment tout le match, l’Atlético a ouvert le score sur une frappe magique du revenant Diego avant de craquer sur une action de grande classe initiée par Iniesta et conclue par Neymar. Les deux grands bonhommes du Barça ce soir.
Après avoir concédé l’ouverture du score sur un but génial de Diego, Barcelone s’est réveillé pour enchaîner les actions folles, comme au bon vieux temps. Mais ça ne fait que 1-1 à la fin.
Offensivement peu inspiré, le Bayern Munich a ramené un match nul d’Old Trafford (1-1) et abordera tout de même le retour avec l’avantage du but inscrit à l’extérieur. Manchester, à qui l’on avait promis l’enfer, s’en sort avec les honneurs.
En direct : FC Barcelone – Atlético Madrid (1 – 1)
93′ : C’est terminé! L’Atlético Madrid réalise la bonne affaire en décrochant un bon 1-1 au Camp Nou, malgré une large domination barcelonaise. La seconde période était superbe, notamment grâce au génie d’Iniesta. Le suspense reste entier pour le retour.
En direct : Manchester United – Bayern Munich (1 – 1)
93′ : Un ramasseur de balle vient d’attaquer Neuer pour lui prendre la balle. Horrifié, l’arbitre siffle la fin du match. Un bon résultat finalement pour Manchester, qui a réussi à priver le Bayern de la victoire et de Schweinsteiger et Javi Martinez pour le retour. A demain pour de nouvelles aventures les cocos.
Aujourd’hui, c’est le 1er avril. Le jour où tout le monde s’essaye à la blague potache. Voici une rétrospective des fausses infos plus ou moins LOL de la journée foot.
En Angleterre, les supporters de Manchester United se rassurent comme ils peuvent avant la rencontre face à l’ogre bavarois. Ils se rappellent par exemple de cette étude, pondue par des chercheurs locaux, tendant à prouver que c’est souvent l’équipe en rouge qui gagne. Mouais…
Aujourd’hui, 1er avril, Franck Ribéry doit être bien dans ses claquettes-chaussettes, prêt pour la déconne. Ce mec a quand même osé foutre un seau d’eau sur la tronche d’Oliver Kahn. Et ce n’était pas un premier avril. Petit tour d’horizon de quelques tranches de football, qui avaient tout d’un poisson d’avril. Mais non.
Ce soir, Manchester reçoit le Bayern, soit la première étape d’un impossible défi. Un succès sauverait à lui seul une saison franchement pourrie pour les Red Devils. Mais l’important est ailleurs. Ce soir, à Old Trafford, Marouane Fellaini ne sera peut-être même pas titulaire. Un comble pour un type acheté à prix d’or l’été dernier.
Champion d’Allemagne après seulement 27 journées d’un parcours sans faute, le Rekordmeister est maintenant tenté de s’économiser en Bundesliga (comme ce week-end contre Hoffenheim) pour mieux préparer la Ligue des champions. Sauf que cela pourrait finalement lui porter préjudice.
C’est dans les ballons crevés que l’avenir du football se lit, quand d’autres préfèrent les cartes, le marc de café ou l’agencement cosmique. Les prévisions du mois d’avril sont certifiées par nos équipes de voyants.
Le choc entre le Barça et l’Atlético Madrid sera le 21e entre deux clubs d’un même pays dans les phases finales de l’édition moderne de la Ligue des champions (post 1992, donc). Mais que disent les 20 autres ? Qu’être maître sur le plan national ne garantit rien.
Quand José Manuel Pinto était le meilleur gardien d’Espagne
Quand José Manuel Pinto était le meilleur gardien d’Espagne
Présenté comme le maillon faible du Barça en cette fin de saison cruciale, notamment pour la Ligue des champions, José Manuel Pinto n’a pas toujours été connu pour ses boulettes. Il y a de ça quelques années, l’homme aux petites tresses était ainsi élu meilleur gardien d’Espagne. Souvenirs.
Dans l’imaginaire commun, les Colchoneros sont avant tout des défenseurs et contre-attaquants. Loin d’être fausse, cette affirmation n’en reste pas moins caricaturale. Car depuis le début de saison, l’Atlético de Simeone a su renouveler son jeu et ses idées.
Ça y est. Le mois d’avril et sa douceur printanière pointent le bout de leur nez. Mais avant de faire des super poissons d’avril, il est l’heure de se pencher sur les chiffres de ce mois de mars.
Signorino: « Je préfère ne pas voter que de faire n’importe quoi »
Signorino: «Je préfère ne pas voter que de faire n’importe quoi»
Au lendemain du succès du FN, de la débâcle de la gauche et de la résurrection de Jean-François Copé, mais surtout à quelques minutes du remaniement gouvernemental, la politique était plus que jamais au centre de l’actu du week-end. Franck Signorino n’a pas fait son devoir citoyen, mais garde un regard concerné sur la situation hexagonale.
Derbys à Barcelone, Londres, Lyon, Buenos Aires, classiques à Nantes et Liège : ce week-end a offert son lot de drames, entre buts contre son camp, penaltys manqués, avalage de langue et coupes de cheveux douteuses. Avec même un peu de drogue. Le foot qu’on aime résumé en une équipe.
Des caresses du gauche, un moteur de scooter 125, un calme olympien affiché lors du derby et des envies d’équipe de France. Auteur d’une prestation remarquée ce dimanche face à l’OL, Benoît Trémoulinas effectue un retour « grande pompe » en Ligue 1. En voilà un qui irait bien au Brésil cet été.
Poyet, des sifflets de Grenoble aux lumières de Premier League
Poyet, des sifflets de Grenoble aux lumières de Premier League
Recalé à Nice, hué à Grenoble, puis vainqueur de la Coupe des coupes avec Saragosse et Chelsea, Gustavo Poyet n’a pas vraiment marqué le paysage du football français, mais a explosé outre-Manche. Aujourd’hui, il gigote dans son costume trois-pièces comme coach de Sunderland. Retour sur la carrière de joueur de l’Uruguayen.
Après son 3-0 face au FC Groningue, l’Ajax cingle vers son quatrième titre consécutif. Une fois de plus, c’est grâce à leur talent, mais aussi grâce à la déconfiture récurrente de leurs concurrents que les Ajacides devraient être couronnés. Après le FC Twente et le PSV, autrefois, Vitesse s’est sabordé cette saison. À la plus grande joie des Amstellodamois…
France – Ligue 1 – Ce qu’il faut retenir de la 31e journée
Quel podium derrière Paris ?
Quel podium derrière Paris ?
Avant cette 31e journée, le PSG avait encore un semblant de concurrence et la L1 un semblant de suspense. Depuis ce week-end et la défaite de l’ASM, tout ça est bel et bien fini. Derrière en revanche, l’indécision règne grâce à la victoire stéphanoise en terre lyonnaise dans le derby. Lille, pénible vainqueur de Guingamp, voire Monaco, à l’arrêt, peuvent baliser.
Et sinon, ils ont donné quoi les footeux aux municipales ?
Et sinon, ils ont donné quoi les footeux aux municipales ?
Le derby Lyon-Sainté n’était pas le seul prime time à suivre dimanche soir pour certains noms du ballon rond. Grands ou moins grands, authentiques ou homonymes, élus ou ramassés, tour d’horizon de ces hommes qui, ces dernières semaines, voulaient passer du rectangle vert à la table ronde.
Dans un 3-5-2 inédit, Saint-Étienne est allé gagner chez une équipe lyonnaise dont n’importe qui aurait pu deviner qu’il manquait du monde (1-2). Et un mec nommé Max-Alain Gradel s’est chargé de poignarder les Gones.
La bonne victoire au bon moment ! Privés de succès lors des derbys depuis 2009, les joueurs de l’AS Saint-Étienne s’imposent à Gerland et s’affirment comme de sérieux candidats à la Ligue des champions. Côté lyonnais, on pourra déplorer les absences, l’excellente partie de Trémoulinas et une main dans la surface de Bayal Sall. Aux Verts la région Rhône-Alpes!
Auteur d’un match pratiquement parfait, le Napoli s’impose 2-0 face à la Juventus, grâce à des buts de Callejón et Mertens. La Vieille Dame n’avait plus perdu depuis 22 matchs en Serie A. Elle reste leader du championnat, mais la Roma, qui jouera un match en retard dans quelques jours, a désormais l’occasion de revenir à huit points.