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Dernier message de la page précédente, posté par Ubriacone
le 26/06/2020 à 14:05
31 : Lucien Muller
Surnommé le petit Kopa, il connut la même gloire au-delà des Pyrénées au Real puis au Barça où il devint même ensuite entraîneur. Sa réussite est en revanche sans commune mesure avec son modèle en bleu ainsi qu'en rouge et blanc.
Son histoire rémoise démarre en 1959 au lendemain de la seconde défaite en finale de C1 au moment où Kopa revient de Madrid.
L'élève va rencontrer le maître. Avec Fontaine, Piantoni et Vincent, ils forment la ligne d'attaque la plus forte sur le papier de toute l'histoire du club, peut être même du football français tout court. Batteux s’enfamme : «Cette équipe est la plus complète que le Stade de Reims ait jamais eu».
Cette équipe va survoler le championnat et pulvériser les records : 60 points (avec la victoire à deux points), 7 points d’avance sur le second, meilleur buteur (Fontaine avec 28 buts, précisons qu’il en aurait planté bien davantage si son tibia n’avait pas croisé la route du sochalien Sekou Touré à 7 journées de la fin) et 109 buts inscrits (ce qui n’est pas la meilleure attaque puisque le Racing marque 118 fois, record absolu pour la D1). Ils concluent la saison par une bastonnade à domicile (8-2 face au Havre), ce qui est devenu une marque de fabrique au fil des années.
Lucien Muller pour sa part, réalise des débuts fracassants. Il dispute la totalité des matchs et marque à 13 reprises.
Dans la foulée, il dispute la demi-finale de l’Euro 1960 perdue face à la Yougoslavie, seul rémois avec Vincent de la ligne d’attaque tricolore.
Il est tout aussi assidu la saison suivante (37 matchs sur 38 en championnat) mais l’équipe connait une saison difficile marquée par l’absence de Fontaine remplacé par le revenant Glovacki. Muller découvre l’Europe avec un premier tour anecdotique face aux luxembourgeois d’Esch (11-1) puis une élimination en 1/8ème face au champion d’Angleterre, Burnley (0-2, 3-2).

https://www.youtube.com/watch?v=rwLz-rXyitA

Signe des temps, le Real Madrid dont le destin européen est intimement lié depuis des années est lui aussi éliminé au même stade de la compétition.

La saison 61-62 lui offre un second titre (le sixième et dernier pour Reims),
Il part ensuite au Real pour la somme record de 400 000 F comme Kopa six ans auparavant. Mais les temps ont bien changé et les départs importants ne sont maintenant plus remplacés par de futurs cracks. Kopa et Fontaine enchaînent les graves blessures. Le club est en déclin. L'âge d'or est terminé.
Après un retour au club alors en D2 quelques années plus tard, il boucle sa carrière sur un total 143 matchs et 25 buts avec Reims.
Réponse de Flofred
le 04/07/2020 à 17:00
Très belle histoire familiale.

Tu pourras raconter à tes mouflets comment Richard t'aura brisé le cœur en 2020...
Réponse de Fred Astaire
le 04/07/2020 à 17:03
Message posté par Ubriacone
Beh quoi? Il est pas magnifique mon Carlos?
C'est un parti pris mais vaut-il mieux être un grand joueur au milieu de tant d'autres dans une équipe exceptionnelle ou un grand joueur qui a lui seul porte une équipe moyenne?
La réponse justifie le classement. D'ailleurs sans Bianchi, le Stade des années 70 n'était même pas une équipe moyenne mais plutôt une équipe de bas de tableau.
Certes il n'a rien gagné mais il a hissé le club à la 6ème puis la 5ème place du championnat ainsi qu'en demi-finale puis en finale de la coupe. Et sans ce maudite blessure en 1974, qui sait jusqu'où cette équipe aurait pu aller. Le titre était tout à fait envisageable (et si ce fut le cas, adieu l'épopée européenne des Verts en 76!).
Toujours concernant cette blessure, une anecdote racontée par le beau-père d'un ami qui jouait en équipe réserve au Stade à l'époque. Il voyait systématiquement passer les joueurs pro quand ils revenaient de convalescence. Tous sauf Bianchi! Lui à peine sa jambe ressoudée, ils l'ont renvoyé direct en équipe première et tous les matchs pendant 90 minutes.


Du coup tu l'as jamais vu jouer en live ?
Réponse de Richard Vagner Love is Over
le 04/07/2020 à 18:51
Message posté par Flofred
Très belle histoire familiale.

Tu pourras raconter à tes mouflets comment Richard t'aura brisé le cœur en 2020...


quand je leur dirai qu'ils ont failli s'appeler Vagner, Dias et Goncalves, je pense qu'ils remercieront le FC Metz ces petits ingrats.
Réponse de Fred Astaire
le 04/07/2020 à 19:47
Message posté par Ubriacone
5 : Just Fontaine
13 buts pour l’éternité. En devenant recordman de buts marqués sur une coupe du monde en 1958, Just Fontaine est entré dans la légende. Mais il serait parfaitement injuste de réduire sa carrière à ce simple fait d’armes, car Just Fontaine est tout simplement le buteur le plus prolifique que le championnat de France et le football français dans son ensemble aient connu, bien que sa carrière ait été ralentie par un interminable service militaire puis stoppée jeune par deux graves blessures.
Fontaine débarque à Reims en 1956 après le départ de Kopa pour le Real. Même s’il jouit d’une belle réputation de buteur et a déjà été appelé en sélection à plusieurs reprises, son arrivée au club est loin de faire les gros titres, c’est Jean Vincent qui est la recrue phare du club cet été là.
Arrivé à Nice de son Maroc natal trois ans plus tôt, Fontaine s’est très vite fait un nom mais la guerre d’Algérie va imposer 30 mois de service militaire aux jeunes hommes de sa génération (il est deux ans plus jeune que Kopa et Piantoni et trois que Vincent). Entre 1953 et 1956, il passe ainsi plus de temps au bataillon de Joinville que sur la Côte d’Azur. Bien que champion de France en 1956, il ne joue en réalité que 17 matchs et voit Ujlaki et Nurenberg lui voler la vedette. Bref Nice ne compte plus vraiment sur lui et Henri Germain qui a flairé la bonne affaire ne se fait pas prier pour le récupérer. Un nouveau coup de maître pour le président rémois.
Pour sa première saison au club, il inscrit 30 buts devancé au classement des buteurs par le racingman Cisowski, mais le club ne gagne rien.
La saison 57-58 est marquée par le doublé coupe-championnat. Fontaine marque 34 fois (en 26 matchs !) et devient meilleur buteur du championnat pour la première fois. Il marque également en quarts, en demies et en finale de la coupe de France, gagnant sa place pour le mondial en Suède (où il n’est pas encore considéré comme titulaire avant la blessure de René Bliard). On connait la suite. Justo sera récompensé de sa saison exceptionnelle par la 3ème place au ballon remporté par Kopa.
A peine redescendu de son nuage suédois, il va découvrir la coupe d’Europe des clubs champions, de la seule façon qu’il connaisse… en plantant 10 buts (meilleur buteur du tournoi une fois encore) dont deux décisifs face au Standard de Liège en quart de finale retour.

https://www.youtube.com/watch?v=Be2ryijYTRU

Et peu importe si Cisowski a repris son bien en championnat (où Justo n’a planté « que » 24 fois).
En 1959, l’Espanyol Barcelone lorgne sur le buteur français. Si le club n’est pas le plus huppé du pays, le championnat espagnol reste néanmoins la référence en Europe. C’est le joueur en personne qui coupe court aux discussions. Car la saison suivante s’avère exceptionnelle avec le retour de Kopa, l’attaque du mondial 1958 reconstituée fracasse les défenses et survole le championnat. Fontaine entre à nouveau dans le livre des records (avec Piantoni), fait unique dans l’histoire de la D1, deux joueurs de la même équipe réussissent un quadruplé. Bordeaux est pulvérisé 8-2.
Reims est inarrêtable… mais hélas pas la carrière de Justo au plus haut niveau qui va prendre fin brutalement le 20 mars 1960, il n’a pas encore 27 ans. Face à des Sochaliens qui jouent leur maintien, il s’écroule dès la première minute après un tacle de Sekou Touré. Fracture tibia-péroné gauche, saison terminée. Auparavant buteur à 28 reprises, il finira malgré tout et pour la seconde fois de sa carrière, meilleur buteur du championnat. Ironie du sort, la saison suivante c’est Sekou Touré qui lui succèdera.
A peine revenu de blessure, la malédiction le poursuit le 1er janvier 1961. Dans un choc avec le limougeaud Kowal, sa jambe gauche cède à nouveau. Ses apparitions en équipe première seront dès lors épisodiques. Il ne joue pour ainsi dire aucun rôle dans le dernier titre de 1962 (Hassan Akesbi a été recruté pour lui succéder).
Sa carrière s’arrête à 122 buts en 131 matchs avec Reims, ce qui en fait le meilleur buteur de l’histoire en première division devant Pierre Sinibaldi et ses 115 buts (mais qui a joué beaucoup plus de matchs pour atteindre ce total). Toutes compétitions confondues, c’est Sinibaldi qui détient le record avec 157 (contre 145 pour Fontaine) mais celui-ci tient compte de ses 30 buts pendant la guerre qui faussent la comparaison. En ratio, avec près d’un but par match sur sa période rémoise, personne n’a fait mieux dans l’histoire. Seuls Josip Skoblar et Carlos Bianchi s’en rapprochent (en comptant les buts de sa période niçoise, il est devancé par Skoblar mais ça n’a pas grand sens de comparer de comparer des années faussées par le service militaire alors que le yougoslave n’a joué que pendant les meilleures années de sa carrière).
Son histoire en sélection ne se résume pas uniquement au mondial 1958. Même si sa blessure lui fait manquer l’Euro 1960, il totalise 21 sélections et… 30 buts, ratio record que là encore personne n’est prêt d’aller chercher.
Par la suite, Justo aura 1000 vies. Sélectionneur, premier entraîneur de l’histoire du PSG, (mauvais) chanteur, premier vainqueur de l’histoire du loto foot (si si)…
Justo est un des derniers de 1958 encore en vie. Il vit à Toulouse et est très discret. Une de ses dernières apparitions publiques a été lors des obsèques de son ami Raymond Kopa en 2017 à Angers.
Merci pour tout monsieur Fontaine !

https://www.dailymotion.com/video/x2kqz9d

https://www.dailymotion.com/video/x4jl0dn

https://www.youtube.com/watch?v=ITz5TCFJyzU

https://www.youtube.com/watch?v=EBnCeiApu98

https://www.youtube.com/watch?v=fLaOthNwX3k

https://www.youtube.com/watch?v=9YG19Ai1O4M


On entendait même sa voix au Parc faire de la "réclame" pour... Ripolin. Le running gag consistait pour le public à scander en même temps que Justo le dernier mot: RI-PO-LIN.
Réponse de Fred Astaire
le 04/07/2020 à 20:31
Message posté par Ubriacone
Alors une idée du top 4 dans l'ordre (dans le désordre je pense qu'il y a pas beaucoup de suspense hein)?



1er Raymond Kopa: la star qui fit connaître Reims au monde entier.
2ème Albert Batteux: le créateur du jeu rémois.
3ème Henri Germain: le président emblématique (votre Santiago Bernabeu).
4ème Robert Jonquet: le taulier, l'homme le plus titré.
Réponse de Flofred
le 05/07/2020 à 12:54
Quel scandale monsieur !
Réponse de Fred Astaire
le 05/07/2020 à 14:08
Message posté par Ubriacone
En parlant de scandale, lorsque le site proposait encore ses "Tops", on avait droit à d'innombrables commentaires du type "c'est honteux que X soit devant Y ou que Z ait été zappé".

Pour ma part, le seul véritable scandale a été d'oublier Robert Jonquet dans la liste des 100 meilleurs français (surtout pour foutre ces tocards de Cantona et Benzema dans les 20 premiers, devant Just Fontaine):

https://www.sofoot.com/ils-ont-marque-l … 22542.html


Penverne absent aussi, et Pogba devant Ben Barek...36ème !
Réponse de So-Frites
le 05/07/2020 à 15:50

Ô mais notre Ubri est un "noble", plein de $ !^^

Sinon félicitations, un muchacho qui a fait parti de la maison blanche ne mérite pas d'être N°1, c'est dit!
Réponse de Fred Astaire
le 05/07/2020 à 19:38
Bravo !
Dommage qu'on ne puisse pas noter sur les topics. Surtout depuis que mon nouveau statut me permet la notation libre.
Garde le sous le coude pour le ressortir sous un article qui vaudra le coup. Par exemple lors de la prochaine "épopée" européene des Rouges et blancs.
Réponse de bobbyschanno
le 18/07/2020 à 14:13
Té ! Pas grand-chose à voir avec la sauce, mais puisque j'y pense...

J'avais évoqué il y a quelques semaines, à propos d'une conversation, Thomas Römer. Je mets ici un résumé de son livre majeur (les pages correspondent à l'édition poche de 2017).

Thomas Römer, L’invention de Dieu, 2014 : ''Le monothéisme […] comporte à la fois une composante ségrégationniste et une composante universaliste.''

Parfois ardue, l’enquête conduite par Thomas Römer est néanmoins toujours passionnante. Grâce à de fines analyses, il pose des hypothèses solides pour expliquer la naissance du monothéisme juif et ainsi répondre à la question : ''Comment un dieu parmi les autres est-il devenu Dieu ?''

Yhwh serait donc initialement un dieu lié à la guerre et à l’orage. Il aurait été d’abord vénéré dans une région comprise entre l’Egypte et le Néguev. Ce n’est qu’à partir de la fin du deuxième millénaire/début du premier millénaire avant J.-C. que son culte s’installe en Israël. Son temple le plus connu est alors celui de Jérusalem, qu’il partagerait cependant avec une divinité solaire (peut-être Shamash). Mais d’autres lieux de culte de Yhwh existaient alors, à Dan, à Béthel, à Samarie, à Sichem, à Arad, à Beer-Sheva, etc.

Plus généralement, Yhwh n’était alors pas la seule divinité vénérée. Progressivement, néanmoins, ce dieu imposa sa suprématie car il avait partie liée avec la monarchie, notamment en Juda. Il absorba alors les caractéristiques du dieu solaire avec lequel il partageait le temple de Jérusalem. ''Vénéré, dans le royaume du Nord, sous les traits d’un taureau ou d’une manière anthropomorphe sous la forme d’un dieu de l’orage'', Yhwh avait sans doute une statue à son effigie dans le temple de Jérusalem (ce n’est qu’à l’époque perse que s’imposa un aniconisme radical). En outre, il était très probablement flanqué d’une parèdre, Ashérah, qui avait peut-être aussi sa statue dans le temple.

C’est en fait le demi-échec des Assyriens devant Jérusalem en 701 avant J.-C. qui serait ''à l’origine de l’importance symbolique de Jérusalem en tant que ville de Yhwh.'' La ville fut en effet la seule du royaume de Juda à ne pas avoir été conquise lors de cette campagne militaire : en l’épargnant, Yhwh aurait ainsi désigné sa ville. De la sorte, ''dans la conscience judéenne, la quasi-défaite fut transformée en une victoire triomphante.'' Il s’ensuivit ''une sorte de centralisation du culte et de l’administration sur Jérusalem'', les autres lieux de culte perdant de leur prestige.

Une nouvelle étape dans ''l’évolution du culte de Yhwh'' fut ensuite franchie avec ''la réforme de Josias ou plutôt de ses conseillers''. Bien qu’elle ''ne se soit pas immédiatement imposée'', elle consacrait Yhwh comme ''le dieu ''un'' (pas encore unique, mais unitaire)'' et faisait de ''Jérusalem le seul endroit légitime pour pratiquer le culte sacrificiel.''
Décisive sur le chemin qui mena au monothéisme juif, la réforme de Josias n’était cependant pas inédite dans le Proche-Orient ancien. Akhénaton, au XIVe siècle, Nabuchodonosor, au XIIe siècle, Sennakérib, aux VIIIe-VIIe siècles, ou encore Nabonide, au VIe siècle, prirent des mesures semblables qui conduisirent à un culte monolâtre rendu à une divinité désignée comme plus importante que les autres : respectivement Aton, Mardouk, Assour et Sin. Ainsi, si elle n’était pas encore le monothéisme, la monolâtrie instaurée par la réforme de Josias lui ouvrait la porte.

C’est sans doute après le retour d’exil, sous l’autorité de Cyrus, que les fonctionnaires royaux et les prêtres du temple franchirent le pas. Pourquoi ? Parce qu’il fallait répondre à une interrogation majeure, à une crise sans précédent : l’écrasement du royaume de Juda, la destruction du temple de Jérusalem, l’exil à Babylone.

D’une part, les fonctionnaires royaux correspondent à ''l’Ecole deutéronomiste'', qui avait déjà ''accompagné, voire mis en œuvre la réforme de Josias. Ce groupe est obsédé par la fin de la monarchie et la déportation des élites de Juda, et cherche à expliquer l’exil en construisant une histoire de Yhwh et de son peuple allant des débuts sous Moïse jusqu’à la destruction de Jérusalem et la déportation de l’aristocratie – c’est ce récit que relate la Bible hébraïque du Deutéronome jusqu’au deuxième livre des Rois.
Pour ce faire, les deutéronomistes retravaillent les anciens rouleaux de l’époque assyrienne et bâtissent ainsi une histoire cohérente, divisée en différentes périodes […]. Il s’agit de présenter tous les événements négatifs – la division de la royauté en royaume de Juda et royaume d’Israël ou les invasions assyrienne et babylonienne – comme des conséquences ''logiques'' de la désobéissance du peuple et de ses chefs à la volonté de Yhwh. Or la volonté de Yhwh est justement exprimée dans le livre du Deutéronome, qui rappelle l’''alliance'' ou le traité originel entre Yhwh et Israël. C’est Yhwh qui a provoqué l’invasion babylonienne pour punir Juda du culte qu’il rendait à d’autres divinités […]. Les deutéronomistes cherchent ainsi à contrecarrer l’idée selon laquelle Mardouk et les autres dieux babyloniens auraient vaincu Yhwh. […]
Evidemment, l’histoire deutéronomiste n’est pas une œuvre d’historiographie ou d’histoire au sens moderne du terme […] ; elle demeure une tentative de construire le passé pour expliquer le présent.
L’exil et la déportation sont le thème global de cette histoire qui relie les diverses traditions et périodes pour aboutir à la fin de la monarchie, la destruction de Jérusalem et la perte du pays, événements qui, selon les deutéronomistes, résultent de la colère de Yhwh. Juda et Jérusalem ne peuvent échapper à l’attaque babylonienne parce que c’est Yhwh lui-même qui a envoyé cette armée annihiler Juda et Jérusalem […].
Par cette affirmation, les auteurs de l’histoire deutéronomiste voulaient montrer que la chute de Jérusalem ne signifiait pas que les dieux babyloniens avaient vaincu le dieu national de Juda. Les événements de 597 et 587 ne pouvaient être expliqués que si la colère de Yhwh était l’agent de l’effondrement de Juda. Si Yhwh avait utilisé le roi de Babylone et ses dieux, cela signifiait aussi qu’il les contrôlait, qu’ils étaient ses outils. Or cette idée prépare le chemin vers des affirmations clairement ''monothéistes'' qui se trouvent dans les dernières retouches de l’histoire deutéronomiste.
De nombreux textes du Deutéronome enjoignent à leurs destinataires de ''ne pas courir après d’autres dieux''. Dans ces textes, la perspective est clairement monolâtrique ; les ''autres dieux'' ne sont pas niés dans leur existence, on interdit seulement aux Israélites de marcher à leur suite, allusion probable à des processions où l’on sortait des statues divines. Dans des textes plus récents ajoutés durant l’époque perse, on insiste en revanche sur le fait que Yhwh est le Dieu unique et qu’il n’en existe pas d’autres à côté de lui […].
Mais si Yhwh est non seulement la divinité tutélaire d’Israël mais encore le seul ''vrai Dieu'' de l’univers, comme l’affirme le chapitre 4 du Deutéronome, comment expliquer alors qu’il entretienne une relation privilégiée avec Israël ? La réponse se trouve pour les deutéronomistes dans l’idée d’élection : Yhwh a choisi Israël comme son peuple particulier au milieu de toutes les nations. […]
Ainsi, pour les deutéronomistes, Yhwh est certes le dieu qui règne sur tous les peuples, néanmoins, il entretient une relation particulière avec Israël. C’est une manière remarquable de maintenir l’ancienne idée de Yhwh comme dieu national ou tutélaire, tout en affirmant qu’il est le seul vrai dieu'' (pages 285-288).

D’autre part, ''contrairement à l’histoire deutéronomiste, l’écrit sacerdotal ne s’intéresse pas à l’histoire de la monarchie ni à la perte du pays. Pour lui, tout est donné, établi dès les origines : l’interdit de consommer le sang […], la circoncision […], la Pâque […] ainsi que les lois rituelles et sacrificielles, et tout est révélé au peuple dans le désert par l’intermédiaire de Moïse. La première édition de cet écrit sacerdotal, qui fut augmentée par la suite, s’est probablement terminée avec le rituel du Yom Kippour […]. A l’opposé du discours deutéronomiste, qui insiste sur une ségrégation stricte entre le peuple de Yhwh et les autres peuples, le milieu des prêtres présente un discours monothéiste inclusif qui cherche à définir la place et le rôle d’Israël et de Yhwh au milieu de tous les peuples et de leurs dieux respectifs. Dans ce but, il développe, à l’aide des noms divins, ''trois cercles'' ou trois étapes de la manifestation de Yhwh.
Dans les récits sacerdotaux des origines du monde et de l’humanité ainsi que du Déluge, Yhwh se révèle à toute l’humanité comme ''Elohim''. Ce mot peut se traduire par ''(un) dieu'', '' (des) dieux'', voire par ''Dieu''. […] Ce nom est à la fois un singulier et un pluriel. D’une certaine manière, tous les dieux peuvent être des manifestations du dieu unique. Pour le milieu sacerdotal, cela signifie que les peuples rendant un culte à un dieu créateur vénèrent, sans le savoir, le dieu qui se manifestera plus tard à Israël sous le nom de Yhwh.
Aux Patriarches et à leurs descendants, Yhwh se révèle, selon l’écrit sacerdotal, comme étant ''El Shadday''. […]
A Moïse seulement, et par son intermédiaire à Israël, Dieu se révèlera sous son nom de ''Yhwh''. C’est là le seul privilège d’Israël qui peut ainsi rendre à ce dieu le culte adéquat. Cependant Israël ne doit pas ''profiter'' de cette connaissance, d’où l’interdiction, qui se précise durant la seconde partie de l’époque perse, de prononcer le nom de Yhwh. […]
Suivant le récit sacerdotal, toutes les institutions cultuelles et rituelles sont données aux Patriarches et à Israël avant l’organisation politique d’Israël, ce qui veut dire qu’il n’y a besoin ni de pays ni de royauté pour pouvoir vénérer Yhwh d’une manière adéquate. Ce découplage du culte de Yhwh des institutions politiques et du lien avec le pays prépare en quelque sorte l’idée d’une séparation entre le domaine religieux et le domaine du politique'' (pages 296-298).

Il est également probable que le mazdéisme perse influença le judaïsme naissant. ''On constate, par exemple, dans de nombreux psaumes de l’époque perse ainsi que dans d’autres textes, que Yhwh est présenté comme trônant au milieu de l’assemblée céleste et dépassant tous les autres dieux, qui sont de fait dégradés en ''anges'' ou en ''saints'' (Ps 89,6 et 103,20). Ce maintien de l’ancien panthéon peut s’expliquer, au moins partiellement, par une double influence perse : Yhwh est présenté à l’image du grand roi perse qui, en fait, est le seul vrai roi dominant tous les rois des autres peuples ; mais Yhwh correspond également, de cette manière, à Ahura-Mazda qui, au moins après la réforme zoroastrienne, siège, seul vrai Dieu souverainement établi, au sommet du panthéon traditionnel.
Par ailleurs, il est unanimement reconnu que la figure de Satan en tant que membre d’une cour céleste n’est attestée, dans les textes bibliques, qu’à partir de l’époque perse. On le voit, en effet, apparaître dans le prologue du livre de Job, où Yhwh trône au ciel entouré de ses ministres, parmi lesquels un ''satan'', un ''adversaire'', qui ressemble un peu aux agents secrets des rois perses. On a inséré la figure du satan dans le prologue du livre de Job pour dédouaner Yhwh d’avoir, sans raison apparente, envoyé toutes sortes de malheurs à Job. […]
L’insistance sur Satan comme protagoniste du mal induit désormais un dualisme où le mal apparaît comme virtuellement aussi puissant que le Dieu créateur du bien. Et l’on peut, en effet, se demander si son apparition est influencée par le dualisme perse qu’on observe dans l’affrontement entre Ahura-Mazda et Angra Mainyu (Ahriman). Dans les textes de la Bible hébraïque, ce dualisme n’est pas développé ; il se fait, en revanche, de plus en plus jour dans certains courants du judaïsme des époques hellénistique et romaine, et il n’est pas impossible que ce soit dans ces courants apocalyptiques que l’on puisse déceler une forte influence iranienne'' (pages 301-303).

Ainsi, ''la Bible hébraïque se présente à nous, dans ses trois parties, comme un ''document monothéiste'', mais les auteurs et rédacteurs bibliques ont également gardé des traces polythéistes, comme dans le livre de Job ou dans de nombreux psaumes où Yhwh apparaît entouré de sa cour céleste. Il y a donc, partiellement au moins, une intégration de l’héritage polythéiste dans le discours monothéiste. D’ailleurs les auteurs du Nouveau Testament comme ceux du Coran vont être confrontés au même problème, à savoir la gestion d’une pluralité dans la confession d’un Dieu unique. Le monothéisme biblique n’est donc pas une doctrine, il est pluriel et invite à une réflexion sur la relation difficile entre l’unicité et la diversité'' (page 309).

Au total, ''l’événement décisif pour la transformation de Yhwh, dieu un, en Yhwh, dieu unique, fut la destruction de Jérusalem en 587 et la dispersion géographique des Judéens entre la Palestine, Babylone et l’Egypte d’abord, régions auxquelles s’ajoutèrent assez vite l’Asie Mineure et le bassin méditerranéen. L’absence d’un roi, d’un temple en fonction et d’un pays autonome rendait impossible la vénération de Yhwh comme un dieu national ou tutélaire de la royauté. Ainsi que le montre la deuxième partie du livre d’Esaïe, beaucoup de Judéens avaient alors pensé que le ''bras de Yhwh'' était bien court, et qu’il fallait sans doute se chercher d’autres dieux auxquels se vouer. C’est, paradoxalement, dans cette situation de crise que différents groupes issus du clergé et d’anciens hauts fonctionnaires de la cour conçoivent différents modèles explicatifs pour surmonter la crise et inventer une nouvelle façon de comprendre la relation entre Yhwh et Israël. […]
La polémique contre les statues et les images des autres dieux a [alors] sans doute conduit à l’invention d’un culte aniconique de Yhwh et à l’absence d’une statue dans le temple reconstruit de Jérusalem. En effet, à côté du temple, vont se développer, probablement dès l’époque perse, des synagogues, où le culte de Yhwh ne se fonde plus sur le clergé et des sacrifices sanglants, mais sur la lecture de la Torah. Cette Torah, le Pentateuque, est éditée, dans une première version, au milieu de l’époque perse, vers 400-350 avant notre ère. Il regroupe les écrits sacerdotaux, une partie des textes deutéronomistes et d’autres encore, et trouve sa cohérence dans le fait qu’il contient tous les commandements divins transmis au peuple, par Moïse [et non par un roi, comme c’est toujours le cas au Proche-Orient : voir, par exemple la stèle d’Hammourabi], au Sinaï. Cela signifie qu’on n’a plus besoin ni de la royauté ni d’un pays (le Pentateuque s’arrête avant la conquête du pays) pour connaître les volontés de Yhwh.
D’une certaine manière, le judaïsme naissant invente ainsi la séparation entre le pouvoir politique et la pratique religieuse et entre une pratique religieuse et un territoire spécifique, permettant au judaïsme de fonctionner comme une religion de diaspora. La transformation de Yhwh en dieu unique est achevée par le refus du judaïsme de l’appeler par son nom et, surtout, par la traduction de la Torah en grec, ce qui permet alors au monde entier (vu de la perspective gréco-romaine) de le découvrir et, éventuellement, de se tourner vers lui'' (pages 331-332).

Pour finir, la postface de 2017 a le bonheur de rappeler que ''cohabitent dans la Bible hébraïque deux monothéismes différents'', l’un exclusif et l’autre universaliste. ''Se crée, de cette manière, une tension entre inclusion et ségrégation, entre cohabitation et confrontation. Sur le plan psychologique, on peut faire remarquer que toute identité se construit entre ces pôles mais, sur le plan historique et politique, il faut noter que les religions monothéistes ont souvent favorisé la version exclusive, et souvent guerrière, du monothéisme. Il est temps de se rappeler la variante pacifique et de l’explorer dans le contexte actuel qui, de nouveau, est dominé par une rhétorique guerrière, qu’elle soit religieuse ou laïque'' (page 337).
Réponse de Nerazzurro
le 19/07/2020 à 16:26
Ils ont fermé Footballia ????????????
Réponse de gil morrissao roland larque
le 03/08/2020 à 11:48
Merci Ubriacone d'avoir placé Bianchi à cette place. Je te voyais pas avoir fait de l'école privé catholique.

Bianchi c'est un 9. un 9 qui a fait rêver, un 9 plusieurs fois meilleur butteur du championnat. je comprends parfaitement son haut positionnement dans ce classement avec en plus son rôle d'entraineur.

Avant d'aller entrainer Velez il est parti pour une demi saison Nice. Ce fut un contexte local complexe. Cette demi saison sur le banc avec un bilan ultra mitigé conclu par un match de légende en Barrage.

Je me pose plein de questions sur Bianchi en tant qu'entraineur et sur le fait qu'il n'ai jamais pu prendre en main Albiceleste.

@ Bobbyschano
Tu connais Israel Finkelstein ?
Réponse de KurJahwa
le 03/08/2020 à 12:11
lourd à digérer mais intéressant Bobby
Réponse de bobbyschanno
le 03/08/2020 à 17:53
Message posté par gil morrissao roland larque


@ Bobbyschano
Tu connais Israel Finkelstein ?


Oui.
Ce message a été modifié.
Réponse de gil morrissao roland larque
le 04/08/2020 à 02:33
edit trop vite
Réponse de Polstergeist
le 04/08/2020 à 06:54


Et Sidney Applebaum, tu le connais aussi ?
Réponse de bobbyschanno
le 04/08/2020 à 08:06
Message posté par Polstergeist
Et Sidney Applebaum, tu le connais aussi ?


Non.
Réponse de Flofred
le 04/08/2020 à 09:04
Et Jean-Michel tropcourt?
Réponse de bobbyschanno
le 04/08/2020 à 09:12
Message posté par Flofred
Et Jean-Michel tropcourt?


Nan.
Réponse de Coco Arribas
le 04/08/2020 à 22:38
https://www.eurosport.fr/water-polo/gra … tory.shtml

J'ai hésité à mettre ça sur le topic "JO" mais j'espère trouver plus de complément ici à cette histoire que j'ai trouvé passionnante.

Une question me vient en lisant cet article :
Comment la Hongrie, qu'on lit plutôt révolutionnaire dans cet article et pas apte à se faire marcher sur les pieds, a pu accepter d'avoir Orban comme premier ministre (même si ça manifeste un minimum) ? Ou alors je le vois plus méchant qu'il ne l'est et c'est juste un Macron ?
(J'avoue que ça n'a pas grand chose à voir avec l'article que je voulais partager mais ça m'intrigue/m'inquiète la situation hongroise).
Ce message a été modifié.
Réponse de Polstergeist
le 04/08/2020 à 23:18
Message posté par Coco Arribas
https://www.eurosport.fr/water-polo/grands-recits-6-decembre-1956-du-sang-dans-la-piscine_sto7824630/story.shtml

J'ai hésité à mettre ça sur le topic "JO" mais j'espère trouver plus de complément ici à cette histoire que j'ai trouvé passionnante.

Une question me vient en lisant cet article :
Comment la Hongrie, qu'on lit plutôt révolutionnaire dans cet article et pas apte à se faire marcher sur les pieds, a pu accepter d'avoir Orban comme premier ministre (même si ça manifeste un minimum) ? Ou alors je le vois plus méchant qu'il ne l'est et c'est juste un Macron ?
(J'avoue que ça n'a pas grand chose à voir avec l'article que je voulais partager mais ça m'intrigue/m'inquiète la situation hongroise).


Article intéressant et qui a en effet davantage sa place ici, en effet.

Sur Orban, c'est la seconde fois qu'il est aux manettes. Il avait déjà été PM au tournant du siècle. La victoire électorale qui l'a ramené au pouvoir en 2010 (?) a été très nette. Elle est intervenue dans un contexte très difficile pour la Hongrie (conséquences économiques de la crise de 2008...). Ce qui est assez "flippant", c'est le glissement du bonhomme du centre-droit (on va dire) vers le conservatisme et le populisme.

À noter que beaucoup de Hongrois quittent leur pays (vers l'Autriche notamment) et que la politique nataliste très généreuse d'Orban risque d'être insuffisante pour empêcher le déclin de la population.

(Le phénomène est encore pire en Bulgarie, je crois. Il faudrait demander à Totti).
Réponse de Alpa Chino
le 05/08/2020 à 10:04
Et un bel article de Jérôme Latta des Cahiers du foot sur Guadalaraja 86. Un peu trop court malheureusement mais tant de choses ont été dites sur ce match.

https://www.lemonde.fr/blog/latta/2020/ … adalajara/
Réponse de 2yemklubapanam
le 05/08/2020 à 12:58
Message posté par Polstergeist
Article intéressant et qui a en effet davantage sa place ici, en effet.

Sur Orban, c'est la seconde fois qu'il est aux manettes. Il avait déjà été PM au tournant du siècle. La victoire électorale qui l'a ramené au pouvoir en 2010 (?) a été très nette. Elle est intervenue dans un contexte très difficile pour la Hongrie (conséquences économiques de la crise de 2008...). Ce qui est assez "flippant", c'est le glissement du bonhomme du centre-droit (on va dire) vers le conservatisme et le populisme.

À noter que beaucoup de Hongrois quittent leur pays (vers l'Autriche notamment) et que la politique nataliste très généreuse d'Orban risque d'être insuffisante pour empêcher le déclin de la population.

(Le phénomène est encore pire en Bulgarie, je crois. Il faudrait demander à Totti).


C'est une caractéristique des régimes populistes européens. Les jeunes polonais et italiens font de même. Du coup, il y a un phénomène politique qui est la mise en danger du système de retraite.
A noter que les polonais accueillent énormément d'ukrainiens qui viennent s'enrichir en acceptant les salaires que les polonais ne veulent plus.
Et ce n'est même pas la faute de Bolkestein...
Réponse de Polstergeist
le 05/08/2020 à 13:54
Message posté par 2yemklubapanam
C'est une caractéristique des régimes populistes européens. Les jeunes polonais et italiens font de même. Du coup, il y a un phénomène politique qui est la mise en danger du système de retraite.
A noter que les polonais accueillent énormément d'ukrainiens qui viennent s'enrichir en acceptant les salaires que les polonais ne veulent plus.
Et ce n'est même pas la faute de Bolkestein...


Oui et à court et moyen terme, ce sont la productivité ou la compétitivité de ces pays qui en patissent. Un cercle vicieux.

Il y avait un bon article d'un journal autrichien sur la situation bulgare récemment. Les chiffres sont terribles. Je viens de jeter un oeil à l'article wiki sur les démographies hongroises et bulgares, et le déclin démographique a commencé dans ces pays dès le début des années 80. Mais pour la Bulgarie, c'est un effondrement assez incroyable.
Réponse de montrealyonnais
le 05/08/2020 à 15:09
Pour ceux qui comprennent l'anglais, le Guardian a produit une très bonne série de petits podcasts, Forgotten stories of football : https://www.theguardian.com/football/se … f-football . Le format est parfait pour une petit pause café prolongée :)

Le dernier en date raconte la fameuse histoire de l'ancien capitaine des bleus, Alexandre Villaplane, devenu escroc à la petite semaine puis, sous-lieutenant dans la Gestapo. Sa section est chargée de "nettoyer" le Périgord de la résistance. Coupable du massacre de Mussidan le 11 juin 1944 (52 morts, une dizaine de son fait), il est fusillé quelques mois plus tard à Montrouge.
Ce message a été modifié.
Réponse de Cocu mais content
le 02/09/2020 à 02:00
AC Milan-Barcelone
Finale de C1 1994
Avant-propos de Sacchi + Match entier

https://www.youtube.com/watch?v=InW8tS5_e_4

Merci You Tube !
Réponse de Fred Astaire
le 25/09/2020 à 19:08
C'est quoi cette mascarade, tout l'incontournable top 50 de Reims d'Ubriacone a disparu à jamais ? même pas en archives ?
Réponse de So-Frites
le 25/09/2020 à 20:37
...
Vraiment dommage, peu d’équivalence aussi intéressante tous topics confondus sur le fofo.

Triste au même niveau que son départ.
Réponse de Alceste Poquelin
le 09/10/2020 à 00:02
AfterFoot : le destin tragique de Gunnar Andersson, meilleur buteur de l'histoire de l'OM

« Il a été kidnappé par des journalistes et a commencé à jouer à l'OM. Puis il est mort, à 41 ans, sur un trottoir près du Vieux-Port... » : Benjamin Potet, qui réalise un doc, relate le destin dingue de Gunnar Andersson, meilleur buteur de l'histoire de l'OM (194 buts).

https://www.youtube.com/watch?v=iPz_xjSBsUI
Réponse de Fred Astaire
le 09/10/2020 à 01:12
Message posté par Alceste Poquelin
AfterFoot : le destin tragique de Gunnar Andersson, meilleur buteur de l'histoire de l'OM

« Il a été kidnappé par des journalistes et a commencé à jouer à l'OM. Puis il est mort, à 41 ans, sur un trottoir près du Vieux-Port... » : Benjamin Potet, qui réalise un doc, relate le destin dingue de Gunnar Andersson, meilleur buteur de l'histoire de l'OM (194 buts).

https://www.youtube.com/watch?v=iPz_xjSBsUI
cc

Il vend mal son histoire, le mec. Manque d'aisance verbale. La peur d'être coupé ?
Tu crois que Riolo connaissait Andersson ?
C'est sûr que pour les supporters qui avaient mis Beye, Taiwo, Luis Gustavo et Drogba dans leur onze de l'OM, Gunnar est un martien.
Réponse de Alceste Poquelin
le 09/10/2020 à 01:20
Je pense qu'il est pas très connu, mais le fait qu'il soit meilleur buteur de l'OM le sauve de l'oublie total. Comme Skoblar et ses 44 buts.
Réponse de Fred Astaire
le 09/10/2020 à 01:45
Message posté par Alceste Poquelin
Je pense qu'il est pas très connu, mais le fait qu'il soit meilleur buteur de l'OM le sauve de l'oublie total. Comme Skoblar et ses 44 buts.


Dans le stade vélodrome y a pas un musée, comme à Bernabeu, où est évoquée et exposée toute l'histoire du club ?
Réponse de Fred Astaire
le 09/10/2020 à 01:45
Message posté par Alceste Poquelin
Je pense qu'il est pas très connu, mais le fait qu'il soit meilleur buteur de l'OM le sauve de l'oublie total. Comme Skoblar et ses 44 buts.


Dans le stade vélodrome y a pas un musée, comme à Bernabeu, où est évoquée et exposée toute l'histoire du club ?
Réponse de Botev
le 11/10/2020 à 08:47
Chers fans et supporters,

Le football est le sport le plus extraordinaire au monde! Vous, SEULS, connaissez ce que c'est l'amour des supporters pour son équipe préférée!
Pour beaucoup d'entre nous, le football est le sens de notre vie, pour certains, c'était plus important que leur propre vie!
Malheureusement, le football moderne est devenu une machine à sous qui dans bien des cas, enlève le véritable amour que portent les gens envers ce sport.
De plus en plus, il y a des clubs qui risquent ou sont face à face à la fallite à cause d'une mauvaise gestion.
C'est exactement la situation avec l'un des plus grands et anciens des clubs bulgares - BOTEV PLOVDIV!
Notre club a été abandonné entre les mains des supporters avec une dette de 13 milions d'euros!!!
Nous pouvons racheter cette dette contre la somme de 289000 €. C’est le prix qui a été fixé par les liquidateurs de la dette.
C'est la raison pour laquelle nous avons décidé, organisé et lancé une campagne de dons chez HELPKARMA mais nous sommes pressés par le temps et devons réunir cette somme en quelques semaines.
Si nous ne parvenons pas à avoir cette somme, cela signifie tout court LA FIN de l'histoire glorieuse du plus ancien club de football bulgare!
Nous faisons appel à tout supporter et fan de foitball, à toute personne qui aime de tout coeur ce sport magnifique qu'il ou elle nous vient en aide!
Votre amour est la survie de notre club! Nous comptons sur votre aide!

Faites circuler l’info s’il vous plait... On se bat pour la survie d’un amour éternel...

https://bg.helpkarma.com/help/731602086107
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