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« Il est la honte du football » : des salariés de la FIFA dézinguent Gianni Infantino

Alors que tout le monde lui tournait le dos, Gianni Infantino a vu certains collaborateurs faire volte face, dont son numéro 2 Mattias Grafström qui avait promis dans un mail destiné aux salariés de la FIFA que « les individus, les périodes d’instabilité et les épisodes malheureux passent ». Après une réunion de crise, l’instance internationale a publié un communiqué afin d’assurer le « plein soutien » de ce même Mattias Grafström, et de « l’administration de la FIFA » à leur boss.
Hallucination, prises de position, pas de destitution
En interne, ce n’est pas l’entière adhésion qui règne, mais plutôt l’hallucination collective. « On est fous. Au secours ! », s’emporte auprès du Monde un salarié de l’institution du foot mondial obligée d’abandonner son projet de privatisation de la Coupe du monde après la fronde de plusieurs confédérations. « Grafström doit sa carrière à la FIFA à Infantino depuis 2016, c’est le serviteur du maître. Et Infantino doit 50 % de la stabilité de son siège à Grafström », résume un ancien cadre de la maison, lui aussi sous couvert d’anonymat.
Alors qu’est saluée la prise de position du Français Kevin Lamour, numéro 3 de la fédération internationale, qualifié d’homme « de valeurs, capable de se mettre en danger pour dire la vérité », c’est bien le dirigeant helvético-italo-libanais qui s’attire les foudres de certains de ses salariés, qui disent avoir appris dans la presse son projet de financiarisation de la Coupe du monde notamment. « Le football mérite mieux que lui. Il est la honte du football. Il est allé trop loin, fustige un autre employé. Si les gens de la FIFA étaient plus courageux et parlaient, Infantino ne serait plus président depuis longtemps. »
Longue vie au roi… au moins jusqu’au 18 mars 2027, date de la réélection du président de la FIFA ?
Infantino a encore un soutienNB



















































