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TFC-OL : reporte-moi si tu peux !

Quelques mois après la polémique autour de Lens-PSG, le sujet est déjà de retour sur la table. La Ligue 1 n’a même pas encore repris ses droits que l’OL s’offusque de ne pas s’être vu accorder le report de son déplacement à Toulouse, coincé entre deux barrages. La preuve que la LFP a définitivement perdu le contrôle à force d’incohérences ?
« On aurait aimé que notre première journée de Ligue 1 soit reportée. » Corentin Tolisso ne s’est pas caché ce vendredi en conférence de presse. Malgré une demande formulée début juillet, son OL se voit contraint d’aller livrer bataille à Toulouse ce samedi soir, pile au milieu de son double barrage de Ligue des champions vital face à Fenerbahçe. Une réclamation pour le moins saugrenue (un report avant même que le championnat ne commence, vraiment ?), mais qui se justifierait presque au vu du lourd passif autorisé par la LFP ces derniers mois. « On est déçus. Je comprends le positionnement de Toulouse. Moins celui de la Ligue, poursuivait le capitaine des Gones. L’année dernière, quand il y avait besoin pour certaines équipes de décaler certains matchs, même si l’adversaire ne voulait pas forcément, c’était fait. On aurait aimé que notre demande soit acceptée. »
Ces dernières années, les reports des rencontres de Ligue 1 coincées entre deux chocs d’un tour de Coupe d’Europe sont devenus monnaie courante. L’OL en avait d’ailleurs bénéficié en 2010, sans que cela ne suffise à triompher du Bayern Munich en demi-finales de C1. Depuis 2024, la procédure est devenue presque automatique en cas de parcours prolongé sur la scène continentale. L’OM (quarts puis demies de C3), Lille (quarts de C4), Strasbourg (quarts de C4) et bien sûr le PSG (à cinq reprises en trois saisons) en ont tour à tour bénéficié. Des bouleversements de calendrier pour l’instant réservés au printemps, le PSG s’étant également vu refuser de repousser son voyage inaugural à Nantes l’été dernier.

Une boîte de Pandore ouverte sous couvert de défense des intérêts du foot français à l’étranger, mais qui a surtout pour effet de dévaloriser une Ligue 1 qui n’en a pas vraiment besoin (ce dont la LFP est parfaitement consciente, puisque l’argument a été mis en avant pour refuser la requête lyonnaise). D’autant plus que les représentants hexagonaux sur la scène européenne sont généralement armés pour jouer sur tous les tableaux. Cette situation aboutit ainsi à d’importantes frustrations et à un sentiment d’injustice au sein de nombreux clubs. Sans compter les désagréments répétés pour les supporters. Mais ça, c’est clairement le cadet des soucis de la Ligue.
Plus c’est flou, moins ça passe
« La prochaine fois, on va encore essayer de le faire si ça nous aide », prévenait déjà l’OL début juillet, par l’intermédiaire de Michael Gerlinger. Il faut dire que face au flou et aux incohérences des dirigeants, les clubs auraient tort de se priver. L’incompréhension générale a atteint son climax au printemps dernier, lorsque le duel au sommet entre Lens et le PSG a été repoussé d’un revers de la main à un triste mercredi soir, sans la moindre considération pour la position des Artésiens. Pour une fois qu’un semblant de suspense avait survécu à l’hiver… « Comme disait Jean de La Fontaine, la raison du plus fort est toujours la meilleure », ironisait alors le boss nordiste Joseph Oughourlian.
Surtout, plus personne ne semble vraiment comprendre celle d’une LFP de plus en plus prompte à interpréter à sa guise ses propres règlements. Le prochain épisode attendu est désormais la décision concernant le match retour entre Rennes et le PSG, après l’imbroglio de ces derniers jours. Tout résidera dans la définition des fameuses « circonstances exceptionnelles » définies par l’article 501 régissant ce genre de cas. Au moins, cette rencontre prévue le week-end du 6 mars ne devrait pas être reportée, se trouvant programmée juste avant un éventuel huitième de finale aller de coupes d’Europe pour les deux clubs. Celles de la semaine suivante en revanche ne peuvent pas en dire autant. L’AJ Auxerre (adversaire du PSG lors de cette fameuse 24e journée) et quelques autres peuvent déjà commencer à préparer leurs arguments…
Les notes d'OM-StrasbourgPar Tom Binet
























































