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  • Nice-Lokomotiv Moscou (2-3)

Le Lokomotiv fait dérailler les Niçois

Par Côme Tessier
4' 4 minutes
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Le Lokomotiv fait dérailler les Niçois

Alors que Nice avait son match parfaitement en main grâce à un départ canon, le Lokomotiv a renversé la vapeur en trois temps. Les Aiglons continuent d'apprendre et se payent un retour bien mal embarqué dans une semaine.

OGC Nice 2-3 Lokomotiv Moscou

Buts : Balotelli (4e et 28e sp) pour Nice // Fernandes (45e sp, 69e et 77e) pour Moscou

Si la poésie n’est pas pour vous et la fable du lièvre et de la tortue vous semble trop rébarbative, il faut au moins retenir la version footballistique de la morale : un match dure 90 minutes et le ballon est rond. Même face à une équipe en manque de repères en matchs officiels – la faute à une longue pause du championnat russe depuis le 11 décembre dernier –, mener de deux buts n’est pas toujours suffisant pour gagner un match. Loin de là. Il suffit d’un grain de sable, d’un oubli, d’une envie de flâner sur le bord de la route, d’un brin de suffisance et de quelques fautes malvenues pour voir les autres passer devant sans y avoir fait attention. C’est la leçon du jour pour Nice. Elle est cruelle. C’est aussi ça, le football.

Saint-Maximise

Car tout commence très vite ce soir pour Nice. Il ne faut qu’un long ballon de Dante, à la quatrième minute, pour que le latéral gauche de Moscou se troue et que Saint-Maximin enrobe un premier bonbon à destination de Balotelli. Sans surprise, le premier but niçois passe ainsi par la droite. Collé à la ligne, l’ancien Vert s’amuse de Denisov à chaque ballon touché. C’est le meilleur côté niçois, constamment en mouvement, à réclamer les ballons, à s’avancer, à provoquer. Si ses services ne sont pas toujours magnifiés (vers Pléa, 35e), son activité décoince bien des situations et cause des maux de tête à Denisov. Et s’il ne peut y aller seul, Lees-Melou joue alors au partenaire bienvenu. Une fois le ballon dans la surface, Seri récupère, évite un premier Moscovite et tire fort droit devant lui, dans la main de Pejčinović. Un penalty plus tard, un doublé en poche pour Balotelli et malgré quelques gâchis sur des frappes lointaines (Balotelli, 13e et Pléa, 39e), Nice paraît sur de bons rails pour un tour de Ligue Europa rondement mené.

Nice déraille

Pourtant, soudain, Moscou est à nouveau dans le coup. Miranchuk d’abord tape la barre après une remise bien sentie d’Ari (43e). Dans la foulée, Sarr fait un tacle de trop dans la surface et permet à Fernandes de laisser du suspense pour la deuxième période. Moscou a retrouvé son espoir et un nouveau plan d’attaque, sans Denisov pour ouvrir la voie à Saint-Maximin. Rybus signe la quasi-fin des entrelacs, à quelques exceptions près (un service fort pour Balotelli, 55e). Seulement, les changements ont modifié le jeu moscovite. Le Lok va plus vite vers l’avant, et sur une contre-attaque, Nice perd la balle et la boule. Ari parti, Coly va un peu fort au contact et doit repartir directement aux vestiaires, avec plus de vingt minutes à jouer. Et si la coupe n’était pas assez remplie, Fernandes la fait déborder de suite en tirant son coup franc comme un penalty. Son shoot proche du poteau gauche est imparable pour Benítez. Nice doit alors tout refaire et flippe sévère, notamment quand Farfán allume à vingt-cinq mètres (72e) ou si Sarr tire vers son propre but (73e). Les Niçois subissent et faiblissent. Ils ne jouent plus. Sur un énième ballon dans la surface, Fernandes se retrouve étrangement seul, en position idéale pour un triplé. Sans trembler, comme sur ses frappes précédentes, le milieu portugais achève sa partition et met les Aiglons dans une position impossible. Il faudrait trouver une morale inédite pour aller se qualifier à Moscou, dans sept jours.


OGC Nice (4-3-3) : Benítez – Marlon (Burner 46e), Dante, Sarr, Coly – Cyprien (Mendy 82e), Lees-Melou, Seri – Saint-Maximin, Balotelli, Pléa (Tameze 70e). Entraîneur : Lucien Favre.

Lokomotiv Moscou (4-4-2) : Guilherme – Ignatjev, Kvirkvelia, Pejčinović, Denisov (Rybus 46e) – Miranchuk, Denisov, Kolomeytsev (Farfán 46e), Fernandes – Ari (Eder 70e), Miranchuk. Entraîneur : Iouri Siomine.

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Par Côme Tessier

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