S’abonner au mag
  • États-Unis
  • Las Vegas Lights

Las Vegas, le soccer au milieu du désert

Par Gabriel Attal
4' 4 minutes
14 Réactions

Si Las Vegas est plutôt réputée pour ses hôtels, ses casinos et ses animations en tout genre, la ville a vu naître son premier club de football en août 2017. Avec toute la démesure typique du coin, puisque le Las Vegas Lights a deux lamas en guise de mascottes, un magasin de vente de cannabis comme partenaire et des joueurs portant un maillot bardé d'emojis. Découverte d’une franchise unique au monde.

Quelle mouche a donc piqué Brett Lashbrook pour qu’il se lance dans cette aventure ? En août 2017, l’Américain lançait le Las Vegas Lights, première franchise dans « la ville du pêché » . Huit mois plus tard, l’équipe était toujours invaincue en United Soccer League (USL), la division juste en dessous la MLS. Pourtant, l’investisseur de 40 ans sait ce qu’il fait. Après avoir passé 20 ans dans le football professionnel, il a aidé Orlando City à devenir une franchise de MLS et à signer le Ballon d’or 2007 Kaká en 2017. Bref, un type qui reste conscient que ce sport a besoin d’être pris au sérieux, même s’il ne s’excusera pas de vouloir faire des Lights une équipe d’ « entertainers » : « Il n’y a aucune honte, nous vivons dans la Sin City, la capitale mondiale du divertissement. »

Jouer le foot à la roulette

Quitte à pousser le délire bien plus loin. Le LV Lights FC a choisi un magasin de vente de marijuana pour sponsor, NuWu Cannabis, la plus grande chaîne de vente de cannabis au monde. « Il s’agit d’un partenariat sportif traditionnel, une industrie 100% légale qui est complètement réglementée et taxée » , présente Lashbrook à la BBC. Profitant de la légalisation de la marijuana dans le Nevada en juillet 2017 (la consommation de la drogue en question ne reste cependant permise qu’à domicile), la franchise n’hésite pas à promouvoir le cannabis dans son bien-nommé stade Cashman-Field.

Force est de constater que cela fonctionne plutôt pas trop mal puisque sur les 10 000 places disponibles, 8 000 trouvent preneurs en moyenne à chaque match le samedi soir, et ce, malgré les nombreux autres divertissements de la ville. Les deux lamas, mascottes du club, n’y sont peut-être pas étrangers. « Nous avons eu un incident fécal sur le terrain avec un lama, il a fait caca sur le terrain deux minutes avant le coup d’envoi » , indique le président. Dérangeant en effet… La mascotte officielle est en réalité « un Elvis Presley hispanique mélangé avec un peu de Johnny Cash conduisant une Harley Davidson » , répondant au nom de « Cash the Soccer Rocker » .

Freddy Adu en franchise player

À défaut de compter sur les services du Brésilien Kaká, le LV Lights FC peut s’appuyer sur Freddy Adu. Passé par le Benfica et Monaco notamment, le natif de Tema (Ghana) âgé de 29 ans évolue au sein de la franchise depuis mars dernier et a inscrit en juin son premier but depuis trois ans ! L’international américain (17 sélections) était considéré comme le « futur Pelé » en 2000. « Nous ne sommes pas naïfs, nous connaissons les antécédents de Freddy, explique Lashbrook. Mais il est concentré sur sa carrière et nous sommes satisfaits de lui. Il est venu à l’essai et a mérité sa place. Nous ne sommes pas en train d’essayer de faire dégénérer le jeu, nous aimons juste nous amuser. » On l’aura remarqué, comme lorsqu’un hélicoptère était chargé ce samedi de larguer 5 000 dollars en cash au-dessus des tribunes, lors du match contre la réserve du Los Angeles Galaxy. Quitte à être le club représentant la ville de tous les péchés, autant jouer à fond la carte du foot business. Après tout, c’est en faisant des grands gestes que l’on arrive à se faire repérer dans un désert.

Donald Trump a trouvé un nouveau job pour Gianni Infantino

Par Gabriel Attal

Commentaires

Les membres ont posté 14 commentaires sur cet article. Participez à la discussion en vous connectant .


À lire aussi
Les grands récits de Society: Rester vivantes
  • Témoignages
Les grands récits de Society: Rester vivantes

Les grands récits de Society: Rester vivantes

Elles étaient ensemble à La Belle Équipe, l'un des bars pris pour cible par les terroristes le 13 novembre 2015. Elles ont survécu. Sept ans plus tard, entre peur, culpabilité et solidarité, elles racontent comment elles se sont reconstruites.

Les grands récits de Society: Rester vivantes
Articles en tendances




C'est une putain de bonne question !

Zidane est-il le bon choix pour l'équipe de France ?

Oui
Non
Fin Dans 3j
25

Nos partenaires

  • #Trashtalk: les vrais coulisses de la NBA.
  • Maillots, équipement, lifestyle - Degaine.
  • Magazine trimestriel de Mode, Culture et Société pour les vrais parents sur les vrais enfants.