S’abonner au mag
  • Ligue des nations
  • J2
  • Croatie-France (1-1)

À Split, les Bleus glissent sur une banane

Par Maxime Brigand, à Split
4' 4 minutes
108 Réactions
À Split, les Bleus glissent sur une banane

Une nouvelle fois placée, l'équipe de France, débarquée en Croatie avec un onze largement remanié, a laissé filer un score pour la deuxième fois consécutive, lundi soir, en se faisant encore punir sur une nouvelle erreur de gestion de profondeur de sa ligne défensive en fin de match (1-1). Malgré tout, certains jeunes éléments ont marqué des points.

Croatie 1-1 France

Buts : Kramarić (83e, SP) pour la Croatie // Rabiot (52e) pour les Bleus

C’était un lundi pour bronzer sous le soleil de Split, mais aussi pour se refaire la cerise. La veille, Didier Deschamps était venu espérer tout haut voir ses hommes briser en deux un début de mauvaise spirale lancée par la défaite face au Danemark, vendredi dernier. Sur les coups de 22h10, le coup parfait était alors là, entre les mains des Bleus, assuré par un bon mouvement accéléré par Ben Yedder et conclu par Rabiot. Trop simple : si elle a longtemps tenu et résisté sans trop subir, l’équipe de France a fini par glisser sur une énième mauvaise gestion de la profondeur de sa ligne défensive et a finalement laissé la Croatie égaliser sur penalty (1-1).

Barbecue et montée en puissance

Une température à faire tournicoter les têtes, un Poljud prêt à dégueuler, un Luka Modrić célébré en héros pour la 150e bougie internationale de sa longue vie en ballon dans une ville déjà électrisée la veille par un concert XXL du mythe Mišo Kovač : ce Croatie-France, joué dans une ambiance de barbecue géant, avait l’allure du piège parfait que Didier Deschamps a tenté de déjouer en misant sur un test de concurrence (dix changements dans le onze de départ avec le seul Aurélien Tchouaméni sapé en survivant) et sur un 4-4-2 pensé pour enfermer dans une boîte les trois cerveaux du milieu croate en phase défensive. Pari réussi ? Pas perdu, en tout cas, même si le boss des Bleus, revenu auprès de son groupe samedi, a d’abord vu ses hommes, notamment Tchouaméni et Saliba, se brûler les pieds sur certaines pressions adverses et s’obliger à des sauvetages sur un fil (6e, 14e, 18e) avant une fin de période plus convaincante, où l’on a vu le duo Nkunku-Diaby progressivement s’amuser entre les lignes et provoquer deux petits incendies. Le premier, à la demi-heure de jeu, qui a débouché sur un but refusé à l’attaquant de Leipzig (31e), découpé par Vida quelques minutes plus tôt, et un second, un poil plus tard (38e), qui a vu la mobylette de Leverkusen buter sur Livaković avant que Tchouaméni ne pousse à son tour le portier croate au décollage (40e). Aux citrons : 0-0, quelques bonnes choses distribuées par certains éléments et l’impression tenace, à l’heure de rentrer aux vestiaires, que les soirées internationales de Wissam Ben Yedder n’ont décidément vraiment rien à voir avec ses nuits en club.

Saleté de refrain

Puis, après quelques nouveaux flottements à l’heure de revenir sur le gazon, l’attaquant de l’AS Monaco a décidé de montrer le bout de son nez et de venir enfin s’aventurer en décrochage pour lancer subtilement Rabiot en profondeur : une fois aura suffi (0-1, 52e) pour placer les Bleus au volant d’une rencontre que la Croatie a ensuite tenté de relancer en s’appuyant sur la puissance de Budimir, bien contrôlé par un très propre Presnel Kimpembe sur plusieurs situations. La vraie réponse est finalement sortie du pied de Modrić, qui a alerté Maignan à l’entrée de la surface (70e), avant que l’équipe de France, d’abord régénérée par les changements (Griezmann, Kamara, Clauss) et proche de doubler la mise par Griezmann (76e), ne s’écroule une nouvelle fois sur une situation vue et revue depuis plusieurs matchs. Il ne restait alors qu’une petite dizaine de minutes à jouer, l’ambiance du Poljud était retombée d’un cran, Maignan venait de sortir un arrêt parfait devant Sučić, mais Clauss a couché Kramarić et a remis la Croatie dans le match, l’attaquant d’Hoffenheim ne laissant pas passer l’occasion d’égaliser sur penalty (1-1, 83e). Dans la foulée, les Bleus sont passés tout près de tout perdre. Heureusement, Maignan a sorti la parade avec un grand P (87e), et Sučić a trop écrasé sa tentative (90e), là où Antoine Griezmann a raté le cadre sur une frappe du gauche (88e). Pour la neuvième tentative de son histoire, la Croatie a buté lundi soir sur l’équipe de France, mais pour la deuxième fois de suite, la bande à Deschamps n’a surtout pas réussi à tenir un résultat favorable. Prochain test : l’Autriche, vendredi soir, à Vienne, avec l’espoir de voir cette troupe, usée par une saison interminable, sortir 90 minutes complètes.


Croatie (4-3-3) : Livaković – Juranović, Erlić, Vida, Barišić – Modrić (Sučić, 79e), Brozović, Kovačić (Vlašić, 79e) – Majer (Pašalić, 63e), Budimir (Kramarić, 69e), Brekalo (Orsic, 63e). Sélectionneur : Zlatko Dalić.

France (3-5-2) : Maignan – Pavard, Saliba, Kimpembe – Diaby (Clauss, 79e), Guendouzi, Tchouaméni (Kamara, 62e), Rabiot, Digne – Nkunku, Ben Yedder (Griezmann, 62e). Sélectionneur : Didier Deschamps.

Les notes de la Croatie
Pour Théo Zidane, entraîner les Bleus a toujours été le rêve de Zizou

Par Maxime Brigand, à Split

Commentaires

Les membres ont posté 108 commentaires sur cet article. Participez à la discussion en vous connectant .


À lire aussi
Les grands récits de Society: Daft Punk's Not Dead
  • Légende
Les grands récits de Society: Daft Punk's Not Dead

Les grands récits de Society: Daft Punk's Not Dead

Alors que Thomas Bangalter est partout, du nouveau film de Cédric Jimenez au nouvel album d'Orelsan en passant par la fête de fermeture du Centre Pompidou, c'est le moment de relire notre grand récit sur la fin de Daft Punk !

Les grands récits de Society: Daft Punk's Not Dead
Logo de l'équipe France
Zinedine Zidane of France during the Soccer World Cup Final between Brazil and France on July 12 1998 in Paris Saint Denis, France. Photo : Eric Renard / Onze / Icon Sport  - Photo by Icon Sport
Zinedine Zidane of France during the Soccer World Cup Final between Brazil and France on July 12 1998 in Paris Saint Denis, France. Photo : Eric Renard / Onze / Icon Sport - Photo by Icon Sport
  • International
  • France
Zidane : « Moi, je voulais être chauffeur-livreur »

Zidane : « Moi, je voulais être chauffeur-livreur »

Zidane : « Moi, je voulais être chauffeur-livreur »
Articles en tendances




Nos partenaires

  • #Trashtalk: les vrais coulisses de la NBA.
  • Maillots, équipement, lifestyle - Degaine.
  • Magazine trimestriel de Mode, Culture et Société pour les vrais parents sur les vrais enfants.