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Pourquoi le PSG a tout intérêt à garder Bradley Barcola

Par Mathieu Faure
4' 4 minutes
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Pourquoi le PSG a tout intérêt à garder Bradley Barcola

Avec les rumeurs persistantes menant à Maghnes Akliouche et Yan Diomandé, le secteur offensif du PSG se prépare à un petit lifting qui pourrait avoir une conséquence fâcheuse : le départ de Bradley Barcola. Et ça, personne n’a trop envie de le voir au PSG.

→ Parce qu’il « state », mine de rien

Alors oui, on s’est parfois moqué de l’ami Bradley devant le but, de sa nonchalance, de son penalty tiré à la va-comme-je-te-pousse contre Bergame, ou de ses manqués par indolence évidente. Mais les chiffres sont là : 152 matchs au Paris Saint-Germain, 39 buts, 37 passes. Décisif un match sur deux. On a connu pire rendement pour un joueur offensif ! Statistiquement, le Bradley pèse un wagon de buts dans le rendement offensif parisien, et si on sait toujours ce que l’on perd, on ne sait jamais ce que l’on gagne ensuite. Sa prolongation (son contrat court jusqu’en 2028) traîne en longueur et cela fait partie des réflexions qui peuvent amener à son départ, mais il faut bien mesurer ce que représente le joueur dans la force offensive parisienne sur la saison.

→ Parce qu’il a un profil unique

Dans l’armada offensive parisienne, Barcola a un atout rare : il prend la profondeur. Ce que ni Doué, ni Kvaratskhelia, ni Dembélé, ni Ramos, ni Lee ne font, eux qui préfèrent avoir le ballon dans les pieds. Barcola a un registre unique : il fait des appels, prend l’espace, affole une défense qui souhaite jouer positionnée haut sur le terrain, tout en pouvant percuter en partant arrêté (comme ce fut le cas lors du fameux match contre Manchester City au Parc des Princes en janvier 2025). Pour continuer à être déstabilisant, le PSG doit garder des profils offensifs différents, et BB est différent. À la limite d’être unique en son genre.

→ Parce qu’il a encore une grosse marge de progression

À seulement 23 ans (il en aura 24 début septembre), Bradley Barcola n’est pas encore un produit fini. En trois saisons sous Luis Enrique, l’homme a changé. Débarqué en 2023 dans la capitale avec seulement une demi-saison lyonnaise dans les jambes, il était un enfant avec un petit duvet au-dessus de la lèvre supérieure quand il a foulé pour la première fois la pelouse du Parc des Princes. Depuis, il est devenu international français, décisif dans les grands rendez-vous (sa double confrontation contre Chelsea est brillante, et seule une vilaine blessure le sort du onze de départ), et a parfois tenu seul l’attaque parisienne, à l’image de son doublé contre Lens au Parc des Princes quand toute l’avant-garde était à l’infirmerie. Lui est rarement blessé (moins de dix matchs manqués en trois ans) et a pris une autre dimension, à la fois physique et mentale.

Naturellement plus à l’aise à gauche pour rentrer sur son pied, comme Kvara, il a parfois été essayé en fausse pointe (deux fois contre Le Havre, une fois à Monaco) avec des buts à la clé à chaque fois, ainsi qu’à droite, même si son interprétation du poste n’a jamais été celle de Doué. Oui, il peut avoir un côté frustrant, comme lorsqu’il part seul au but et qu’on se dit qu’il est peut-être temps d’aller arroser les plantes car il y a peu de chances qu’il aille au bout, ou quand il manque le cadre alors qu’il a envoyé Acerbi au fin fond des Pouilles sur une feinte à la Valdo – Ricardo Rocha. On sent le garçon à un carrefour. Autrement dit, il serait sacrément dommage de voir Bradley Barcola passer un cap dans un club de Premier League, loin de Paris. Luis Enrique et son staff ont fait un sacré boulot avec le numéro 29, mais le projet n’est pas fini. Il est trop tôt pour abandonner le processus.

→ Parce qu’il est comme Fonzie. Et comment il est, Fonzie ? Il est cool.

Lors des célébrations au Parc des Princes suivant le back-to-back, Bradley Barcola a reçu une franche et vraie ovation du stade lorsqu’il est entré sur la pelouse sur le son Terrain de Nono La Grinta. Il était détendu, petit pas de danse maîtrisé en sus. Peu de temps avant, sur le Champ-de-Mars, l’ancien Gone était tout aussi relax quand il s’agissait d’amener la coupe aux grandes oreilles aux fans du PSG.

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Globalement, il se dégage de Barcola une coolitude zen qui rappelle celle de Fonzie (Arthur Fonzarelli au civil). Et comme le disait si bien Samuel L. Jackson dans Pulp Fiction : « On va tous se comporter comme Fonzie. Et comment il est, Fonzie ? Il est cool. Il est super cool. » Bradley est cool, super cool. Et on a toujours envie de garder les mecs cool à la maison. Surtout quand ils ne déclenchent aucune affaire extrasportive et qu’ils ne passent pas leur temps à se plaindre dans la presse.

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Par Mathieu Faure

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