Diego Maradona croisera de nouveau la route de Huh Jung Moo, le sélectionneur sud-coréen, vingt-quatre ans après une rencontre de Coupe du Monde électrique (3-1 pour l’Argentine) lors de laquelle ce dernier lui asséna un tacle mémorable qui n’a pas manqué d’animer une joute verbale à distance entre les deux hommes depuis le début de la semaine.
Le Mexique a annoncé la couleur : il imposera son style, au moins le tentera, et ne changera pas de tactique pour les beaux yeux Bleus des Français. Pour Javier Aguirre, le résultat de ce jeudi soir passe par la manière. Une combinaison qui a rarement réussi au Mexique.
Lucas Bernardi est une véritable star à Newell’s Old Boys, le club de ses débuts, qu’il a retrouvé début 2009. L’ancien Marseillais et Monégasque évoque les débuts de l’Argentine, de la France et… de la Côte d’Ivoire en Afrique du Sud. Sans langue de bois.
Quatre heures debout par à peine 7°C, c’est peanut pour le Sud-Africain, bien décidé à fêter autant que faire se peut le premier Mondial sur le continent. Mais tout ça, c’était avant le drame, bien entendu…
A l’instar des «nouveaux Zidane» et des «nouveaux Pelé» qui ont fleuri ces dernières années sur les pelouses bleues et auriverde, les médias argentins nous ont sorti des «nouveaux Maradona» à la pelle entre la retraite d’el Diez et l’avènement de Lionel Messi. Rétrospective.
25°46’33.31 »S / 28°4’22.33 »E. Pas du tout le code que Desmond devait taper, non non. Juste les coordonnées GPS du terrain d’entrainement de la Mannschaft. On était curieux de savoir comment bossent des types qui claquent des 4-0 les mains dans les poches.
Ils étaient beaux, forts et héroïques. La défaite des espagnols contre la Suisse a réveillé les névroses de la lose espagnole. « On a perdu que 2 matchs en jouant comme ça » rappelle Villa. Sauf que c’était en Coupe des Confédérations, et maintenant en Coupe du Monde. Alors, jamais 2 sans 3 ?
Un quart des matchs de cette Coupe du Monde a déjà été joué, vous y croyez, vous ? A l’issue de cette première journée, on peut dire que les grosses équipes fonctionnent au diesel. Sauf l’Allemagne, évidemment.
Le champion d’Europe, l’Espagne, annoncé comme le grand favori, trébuche après une domination stérile pour son entrée dans le Mondial face à une équipe jugée inférieure, mais pas nulle non plus. Ou le remake du France-Sénégal de l’édition 2002. Alors Espagne 2010 et France 2002 : même combat ? Bof, bof…
Il n’y aura pas de suite au film « Invictus ». L’Afrique du Sud, après avoir montré de belles choses lors du match d’ouverture, a retrouvé son niveau sans crier gare contre l’Uruguay. Le résultat fait donc mal (3-0), mais il est logique.
Le tour de chauffe est enfin terminé. La plupart des équipes sont dorénavant soit le couteau sous la gorge, soit en passe de se qualifier. Il y a donc fort à parier qu’elles se découvriront un peu plus pour le deuxième round. En attendant, certains ont déjà réussi leur séjour sud-africain.
Première grosse surprise du Mondial. Une Suisse calibrée Otto Rehagel 2004 a fait plier une Espagne amorphe, un peu trop sûre d’elle et sans imagination. Un but de G. Fernandes en début de seconde période a juste un peu réveillé des Ibères jusque-là peu saignants. Victoire méritée et bonne défense helvétique.
Ce soir à 20h30, l’Afrique du Sud reçoit l’Uruguay. Dans les cages des Sud-Américains, Fernando Muslera, 23 ans, tentera de conserver son inviolabilité en coupe du monde. Présentation d’un joueur qui revient de loin.
Sélectionneur de l’Uruguay en 2004, Juan Ramon Carrasco analyse en exclu pour Sofoot.com le niveau de jeu de l’Uruguay, et ne se gêne pas pour balancer du venin sur les prestations toutes en testostérone des Forlan and Co. Interview d’un mec qui ne supporte plus la Garra Charrua.
C’était le match à ne pas perdre depuis deux ans. C’était l’équipe qu’il fallait voir jouer. Les Espagnols étaient les plus beaux, les plus forts et les plus malins. Les petits Suisses n’ont même pas eu besoin de forcer pour créer la première grosse surprise du Mondial. Compte-rendu en direct d’Espagne.
Il y a 34 ans, jour pour jour, Soweto se soulevait pour protester contre l’Apartheid. Aujourd’hui quelques milliers de stadiers défilent pour protester contre les promesses de salaires non tenues. Un mouvement qui risque de leur coûter leur job. Ainsi en a décidé la Fifa.
La France a fait de Ribéry son leader. Aujourd’hui, Lascar Face cumule les mauvais choix sur et en dehors du terrain, et la France peut s’en mordre les doigts. En espérant pour elle qu’il ne soit pas trop tard.
Dans le rayon phrase bateau, on choisit celle-ci: « Ce sont toujours les grands joueurs qui font basculer un match ». Alors Diego et Steven, ne vous défilez pas. Forlan et Pienaar doivent valider la belle option prise par l’Uruguay et l’Afrique du Sud lors de leur entrée dans la compétition.
Colombien de naissance, Reinaldo Rueda est le grand artisan du retour du Honduras en Coupe du Monde. Il prend le temps de parler de ses « chicos » sereinement quelques heures avant le match contre le Chili.
La Nati helvétique a l’honneur de se frotter aux favoris espagnols pour leur entrée en lice dans la compétition. Fera-t-elle figure de gentil sparring-partner comme beaucoup le prédisent ou a-t-elle les moyens de créer la surprise ? Eléments de réponse.
Pour ouvrir le groupe G, choc barrio latino entre le Chili et le Honduras, deux équipes qui partagent pas mal de points communs, et dont on ne connaît pas grand chose, à part leur réputation. La preuve en trois duels.
Après une semaine de rodage et malgré des fuseaux horaires complaisants, le mondial démarre cet après-midi. Les favoris affrontent la Suisse à 16h. Certes, défendre fait partie du jeu. Mais l’arrivée du toque espagnol dans la compétition va faire du bien au football et réveiller un mondial plutôt morne.
Voilà, c’est officiel depuis ce soir, 22 heures 15 : le Brésil ne sera pas champion du monde. Tout ça parce que Kaka est cramé et quand sans lui le Brésil a le niveau de Rennes. Une Séleçao misérable…Une victoire dégueulasse contre des Nord Coréens vaillants nourris à la soupe de lacets et au carton bouilli.
Luis Fabiano, Kaka, Robinho, Julio Cesar… les stars de l’équipe brésilienne ont bien failli se faire torpiller comme une vulgaire barquette sud-coréenne par onze moustiques rouges décomplexés 45 minutes durant, avant de se recroqueviller à tort sur leur but.
La Seleçao ne pourra pas vraiment flamber après sa victoire sans génie face à une Corée du Nord solide sur ses bases. Maicon et Elano ont marqué. Ji Yun-Nam aussi. Le Brésil va évidemment se qualifier, mais la Corée ne devrait pas prendre de grosse valise dans cette compétition.
Bon match nul pour les deux équipes. Un bon point pour les Eléphants qui ne débutent pas le Mondial avec une défaite pénalisante, comme en 2006. Drogba est bien entré en jeu mais trop juste encore. Sinon, le Portugal tout tendu vers CR 9 aura du souci à se faire pour planter des buts. Reste que la défense lusitanienne va être dure à bouger…
En juin, fais le plein. Ce qu’a fait la Hongrie, auteur d’une avalanche de buts (dix en un seul match face au Salvador) en 1982 et tenté Trinité-et Tobago, qui a donné l’illusion l’espace d’un match et demi. Une victoire et une défaite pour deux éliminations entre une équipe qui plante à foison et une autre qui ne marquera pas un seul but du tournoi.
Que les amateurs de jogo bonito aillent voir ailleurs : le Brésil n’est pas là pour faire dans la dentelle. Pourtant, même si Ronaldinho, Pato et les gamins de Santos manquent à l’appel, Dunga a tout de même de quoi mettre un peu de folie dans le jeu.
A la suite d’un match rythmé mais avare en occasions, Portugais et Ivoiriens sont repartis dos à dos. Si les Ivoiriens sont apparus très en jambes mais en manque de réalisme, il est clair que les Lusitaniens, moyens et décevants, possèdent en Ronaldo un joueur capable de les emmener très haut.