Aujourd’hui, 1er avril, Franck Ribéry doit être bien dans ses claquettes-chaussettes, prêt pour la déconne. Ce mec a quand même osé foutre un seau d’eau sur la tronche d’Oliver Kahn. Et ce n’était pas un premier avril. Petit tour d’horizon de quelques tranches de football, qui avaient tout d’un poisson d’avril. Mais non.
Ce soir, Manchester reçoit le Bayern, soit la première étape d’un impossible défi. Un succès sauverait à lui seul une saison franchement pourrie pour les Red Devils. Mais l’important est ailleurs. Ce soir, à Old Trafford, Marouane Fellaini ne sera peut-être même pas titulaire. Un comble pour un type acheté à prix d’or l’été dernier.
Champion d’Allemagne après seulement 27 journées d’un parcours sans faute, le Rekordmeister est maintenant tenté de s’économiser en Bundesliga (comme ce week-end contre Hoffenheim) pour mieux préparer la Ligue des champions. Sauf que cela pourrait finalement lui porter préjudice.
C’est dans les ballons crevés que l’avenir du football se lit, quand d’autres préfèrent les cartes, le marc de café ou l’agencement cosmique. Les prévisions du mois d’avril sont certifiées par nos équipes de voyants.
Le choc entre le Barça et l’Atlético Madrid sera le 21e entre deux clubs d’un même pays dans les phases finales de l’édition moderne de la Ligue des champions (post 1992, donc). Mais que disent les 20 autres ? Qu’être maître sur le plan national ne garantit rien.
Quand José Manuel Pinto était le meilleur gardien d’Espagne
Quand José Manuel Pinto était le meilleur gardien d’Espagne
Présenté comme le maillon faible du Barça en cette fin de saison cruciale, notamment pour la Ligue des champions, José Manuel Pinto n’a pas toujours été connu pour ses boulettes. Il y a de ça quelques années, l’homme aux petites tresses était ainsi élu meilleur gardien d’Espagne. Souvenirs.
Dans l’imaginaire commun, les Colchoneros sont avant tout des défenseurs et contre-attaquants. Loin d’être fausse, cette affirmation n’en reste pas moins caricaturale. Car depuis le début de saison, l’Atlético de Simeone a su renouveler son jeu et ses idées.
Ça y est. Le mois d’avril et sa douceur printanière pointent le bout de leur nez. Mais avant de faire des super poissons d’avril, il est l’heure de se pencher sur les chiffres de ce mois de mars.
Signorino: « Je préfère ne pas voter que de faire n’importe quoi »
Signorino: «Je préfère ne pas voter que de faire n’importe quoi»
Au lendemain du succès du FN, de la débâcle de la gauche et de la résurrection de Jean-François Copé, mais surtout à quelques minutes du remaniement gouvernemental, la politique était plus que jamais au centre de l’actu du week-end. Franck Signorino n’a pas fait son devoir citoyen, mais garde un regard concerné sur la situation hexagonale.
Derbys à Barcelone, Londres, Lyon, Buenos Aires, classiques à Nantes et Liège : ce week-end a offert son lot de drames, entre buts contre son camp, penaltys manqués, avalage de langue et coupes de cheveux douteuses. Avec même un peu de drogue. Le foot qu’on aime résumé en une équipe.
Des caresses du gauche, un moteur de scooter 125, un calme olympien affiché lors du derby et des envies d’équipe de France. Auteur d’une prestation remarquée ce dimanche face à l’OL, Benoît Trémoulinas effectue un retour « grande pompe » en Ligue 1. En voilà un qui irait bien au Brésil cet été.
Poyet, des sifflets de Grenoble aux lumières de Premier League
Poyet, des sifflets de Grenoble aux lumières de Premier League
Recalé à Nice, hué à Grenoble, puis vainqueur de la Coupe des coupes avec Saragosse et Chelsea, Gustavo Poyet n’a pas vraiment marqué le paysage du football français, mais a explosé outre-Manche. Aujourd’hui, il gigote dans son costume trois-pièces comme coach de Sunderland. Retour sur la carrière de joueur de l’Uruguayen.
Après son 3-0 face au FC Groningue, l’Ajax cingle vers son quatrième titre consécutif. Une fois de plus, c’est grâce à leur talent, mais aussi grâce à la déconfiture récurrente de leurs concurrents que les Ajacides devraient être couronnés. Après le FC Twente et le PSV, autrefois, Vitesse s’est sabordé cette saison. À la plus grande joie des Amstellodamois…
France – Ligue 1 – Ce qu’il faut retenir de la 31e journée
Quel podium derrière Paris ?
Quel podium derrière Paris ?
Avant cette 31e journée, le PSG avait encore un semblant de concurrence et la L1 un semblant de suspense. Depuis ce week-end et la défaite de l’ASM, tout ça est bel et bien fini. Derrière en revanche, l’indécision règne grâce à la victoire stéphanoise en terre lyonnaise dans le derby. Lille, pénible vainqueur de Guingamp, voire Monaco, à l’arrêt, peuvent baliser.
Et sinon, ils ont donné quoi les footeux aux municipales ?
Et sinon, ils ont donné quoi les footeux aux municipales ?
Le derby Lyon-Sainté n’était pas le seul prime time à suivre dimanche soir pour certains noms du ballon rond. Grands ou moins grands, authentiques ou homonymes, élus ou ramassés, tour d’horizon de ces hommes qui, ces dernières semaines, voulaient passer du rectangle vert à la table ronde.
Dans un 3-5-2 inédit, Saint-Étienne est allé gagner chez une équipe lyonnaise dont n’importe qui aurait pu deviner qu’il manquait du monde (1-2). Et un mec nommé Max-Alain Gradel s’est chargé de poignarder les Gones.
La bonne victoire au bon moment ! Privés de succès lors des derbys depuis 2009, les joueurs de l’AS Saint-Étienne s’imposent à Gerland et s’affirment comme de sérieux candidats à la Ligue des champions. Côté lyonnais, on pourra déplorer les absences, l’excellente partie de Trémoulinas et une main dans la surface de Bayal Sall. Aux Verts la région Rhône-Alpes!
Auteur d’un match pratiquement parfait, le Napoli s’impose 2-0 face à la Juventus, grâce à des buts de Callejón et Mertens. La Vieille Dame n’avait plus perdu depuis 22 matchs en Serie A. Elle reste leader du championnat, mais la Roma, qui jouera un match en retard dans quelques jours, a désormais l’occasion de revenir à huit points.
92′ : C’est terminé ! Saint-Etienne sort vainqueur de ce derby serré et viril ! Les hommes de Galtier ont réussi à tenir le score malgré les vagues offensives lyonnaises en fin de match. Un succès précieux et symbolique !
Pour cette 28e journée de Bundesliga, on a vu le Bayern concéder le nul 3-3 contre Hoffenheim, le BVB, mené 2-0, s’imposer 3-2 à Stuttgart et Schalke reprendre sa marche en avant. Et puis plein de buts, des fautes, des gestes fous, des stades pleins. Comme d’hab.
En écrasant Tottenham 4-0, les hommes de Brendan Rodgers s’installent sur le trône de leader. Après avoir ouvert le score très tôt, ils n’ont jamais relâché la pression et ont fait souffrir le martyr à des Spurs au rabais, qui en avaient déjà pris cinq à l’aller.
93′ : C’est terminé les zoulous !
Liverpool gagne les doigts dans le nez face à des Spurs archi-faibles. Les Reds sont leaders de Premier League et s’affirment comme un candidat au titre très sérieux avant le Liverpool – City qui aura lieu dans deux semaines. Bonne fin de dimanche et surtout, bon lundi, les cocos. Oui, ce jour est nul.
En pleine bourre, Rennes s’est largement imposé sur sa pelouse face à Bastia (3-0). Emmenés par un très bon Alessandrini et un toujours surprenant Toivonen, les Bretons s’éloignent de la zone de relégation et poursuivent leur bonne série. Pour Bastia, l’après-midi a été longue.
Même délesté des petites phrases et grandes provocations qui font le sel d’avant-match, le derby reste ce moment à part où tout est prétexte pour s’opposer. Si les dernières confrontations sont largement pour l’OL, et la dynamique du moment plus favorable à l’ASSE, les deux clubs ont bien plus qu’une suprématie régionale ou une 3e place au classement à se disputer. L’occasion de se demander en cinq duels de quel côté penche le mythe.
El Sadar, forteresse de l’Osasuna face aux « gros »
El Sadar, forteresse de l’Osasuna face aux «gros»
Atlético, Barcelone, Real : aucune équipe du trio de tête de Liga n’a réussi à s’imposer cette saison à El Sadar. Pour cause, l’antre de l’Osasuna est un ovni parmi les stades espagnols. Ses dimensions de minimoys, sa ferveur anglaise et sa météo bretonne, l’ont catalogué comme le déplacement le plus compliqué d’Espagne. Explications.
Dans la cour de récré, à la maison, dans un jardin, sur le bitume ou sur la pelouse, le petit pont est et restera l’ennemi numéro un du footballeur. Une humiliation détestée par les uns et chéries par ses apôtres que sont Juan Roman Riquelme ou Ronaldinho. Spécialiste du genre, Sergio Busquets a frappé ce week-end lors du derby face à l’Espanyol. L’occasion de compiler quelques pépites.
Ce soir, le Napoli reçoit la Juventus au San Paolo. Cela aurait pu être un choc pour le Scudetto, un duel à la vie à la mort entre deux immenses rivaux du football italien. Au final, c’est un match pour l’honneur, qui compte presque pour du beurre. Un peu à l’image de cette Serie A 2013/14, en fait.
G. Dernis: « Le coup franc de Benzema m’a bien marqué »
G. Dernis: «Le coup franc de Benzema m’a bien marqué»
Entre vieille rivalité et suprématie régionale, le derby, c’est le match à ne pas perdre. Philippe Violeau, ancien Lyonnais, et Geoffrey Dernis, ex-Vert, reviennent, à travers cette interview croisée, sur le match entre lion et panthère.
Guillaume Carayol est la moitié vocale du groupe De Calm. Le 2 avril, ils envahiront le Café de la danse tous les quatre, lui, son binôme Mickaël Serrano et leurs deux accents du Sud-Ouest. En attendant, Guillaume raconte tout, de leur dernier album, Amour Athletic Club, à son premier maillot du Téfécé, en passant par sa carrière de footballeur.
Le SC Toulon et le FN : le maire est en voyage d’affaire…
Le SC Toulon et le FN : le maire est en voyage d’affaire…
Le FN va donc rafler quelques villes lors de ces municipales. Déjà, les premiers remous se font sentir dans le petit monde sportif. Comment le football peut-il réagir face à un parti dont on ignore globalement les positions en la matière, si ce n’est qu’il ne porte traditionnellement pas le ballon rond dans son cœur ? Étude d’un précédent : la « jurisprudence » Toulon.