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Tottenham : à De Zerbi de jouer !

Après un mercato très dépensier, Tottenham compte bien se remettre sur pied sous la coupe de Roberto De Zerbi, après deux saisons catastrophiques à se battre pour son maintien. Repris de volée par Brentford lors de la première journée, les Spurs sont encore en pleine rééducation, mais n’auront pas vraiment le droit à l’erreur.
« Ohhh I wanna dance with Sangaré. I wanna feel the heat with Sangaré ! » Recruté pour 48 millions d’euros durant l’été, Mamadou Sangaré n’a pas senti le poids des attentes du public lors de la première journée de Premier League. Recrue la plus onéreuse de l’été des Bees, le Malien a brillé pour ses débuts en Angleterre – à tel point que le Gtech Community Stadium a déjà trouvé un chant à sa gloire – précipitant inversement la première de chute d’un Tottenham (balayé 3-0) qui se veut des plus ambitieux. Imaginez un peu. Malgré les presque 50 millions d’euros accrochés à son étiquette, l’ancien Lensois serait… la recrue la moins chère du mercato des Spurs cet été. Avant sa première réception de la saison face à une équipe de Newcastle bien moribonde elle aussi, Tottenham n’a, déjà, plus le droit à l’erreur.
La planche à billets a tourné à plein régime
Soucieux de relever la tête après deux saisons dans les abîmes de la Premier League, à lutter pour son maintien et glanant bien laborieusement deux 17es places, Tottenham a alterné entre le recrutement malin et très onéreux. Pour le premier mercato estival de Roberto De Zerbi, les finalistes de la Ligue des champions 2019 ont choisi de frapper fort en jouant sur deux tableaux. Celui des joueurs libres d’abord, avec plusieurs coups bien sentis : Andy Roberston, Marco Senesi ou Martin Dúbravka pour apporter de l’expérience chez les gardiens.
Puis, les Nord-Londoniens sont partis négocier, sans se montrer trop compliqués, pour se caler en dauphin de Chelsea parmi les clubs les plus dépensiers depuis trois saisons. Ainsi, Jan Paul van Hecke a débarqué depuis Brighton pour 60 millions, Savinho a pris l’avion depuis Manchester pour 87,7 briques, Mateus Fernandes, révélation avec West Ham l’an dernier, s’est évité une saison en Championship contre 99 patates et enfin Sandro Tonali a quitté Newcastle contre un chèque qui commence par 108 et se finit par six 0.
De quoi faire exploser la bascule des transferts dans le rouge vif, même si certains départs comme ceux des défenseurs Cristian Romero (40) et Luka Vušković (54), celui de Djed Spence (30) et de quelques joueurs prêtés ont permis au déficit des transferts de se stabiliser autour des 189 millions. Économe, Tottenham a même réussi à se faire prêter Omar Marmoush, qu’il sera dans l’obligation d’acheter l’été prochain pour 58 plaques. L’effectif s’est donc largement renforcé sur le papier et c’est Roberto De Zerbi qui s’en frotte les mains.
De Zerbi n’aura plus d’excuses
Arrivé à Londres fin mars pour une mission commando que beaucoup auraient refusée (quoique, le salaire et le contrat étaient persuasifs) avec un petit point d’avance sur la zone rouge, l’Italien avait beaucoup à perdre chez les Spurs. D’autant qu’il restait sur une expérience terminée en eau de boudin à Marseille, qui avait jeté un petit coup à sa crédibilité et à la hype qui l’entourait. Les couilles n’avaient pas suffi à faire de l’OM un rival crédible au PSG en France, ni à sortir de la phase de ligue parmi les 24 premières équipes. Alors quand il arrive avec sept matchs à jouer pour éviter l’humiliation à son nouveau club, RDZ joue gros pour la suite de sa carrière. Trois victoires, deux nuls et deux défaites plus tard, voilà que tout est effacé mis de côté. Les Spurs restent en Premier League, restent en vie et De Zerbi peut déjà plancher sur la campagne à venir.
Délestés de toute compétition européenne cette saison, ses hommes pourront pleinement se concentrer sur leurs performances en championnat, avec pourquoi pas une petite aventure en coupe. Il y a fort à parier que les supporters ne se contenteront pas d’un maintien acquis dès février-mars, mais exigeront des résultats bien plus probants, le board du club non plus. D’autant plus qu’avec autant de matos à son service, De Zerbi va maintenant devoir obtenir des résultats et faire disparaître une fébrilité qui fait désormais la marque de fabrique des Spurs.
Si le début de saison pourrait encore laisser place à quelques balbutiements et défaites embarrassantes, liés à l’intégration des joueurs ou à l’assimilation d’un plan de jeu exigeant, il faudra impérativement mettre la machine en route au plus tard après la longue trêve de septembre pour le coach italien. Si cela pouvait avoir lieu dès ce samedi face à Newcastle à la maison, où les Spurs n’ont gagné qu’une seule fois en 2026 en championnat, lors de la 38e journée, ce serait pour le mieux.
Après avoir éparpillé Charlton en EFL CUp en milieu de semaine, avec de belles prestations des recrues, notamment une entrée doublement décisive de Savinho, une petite éclaircie a fait son apparition dans le ciel londonien. Pour De Zerbi, comme pour des joueurs qui pourraient devenir bien vite la cible d’un public fatigué des contre-performances, il serait de bon augure que les nuages aient quitté pour de bon le ciel du Tottenham Hotspur Stadium.
Tottenham recrute encore un indésirable de Manchester CityPar Julien Faure





















































