



Avec Algérie-Égypte, la CAN a offert sa première confrontation digne de ce nom. Une exception qui ne doit pas occulter la triste réalité d’un tournoi, dont le niveau se situe sans doute entre le bas du premier tiers du tableau de Ligue 1, et le haut du ventre mou, en gros au Stade Rennais. La preuve.

Il y a deux types de joueurs brésiliens : ceux qui restent au Brésil parce que l’Etat ou leur médiocrité les empêche de traverser l’Atlantique, et ceux qui deviennent des légendes en Europe. Robinho est un peu tout ça à la fois. Demain, il doit rejoindre au pays le clan des victimes de la «saudade», fréquenté entres autres par Romario, Fred, Ronaldo ou Adriano. Direction Santos. En prêt. Chronique d’un gâchis annoncé.

Adulé au Chili, regretté en Argentine, Marcelo Bielsa a qualifié la Roja avec panache après douze ans de disette. Grand adepte du football engagé, fidèle à ses idées et dévoreur de vidéos, El Loco tient sa revanche. A l’image de Jacquet en 98, il a fait taire ses détracteurs et réussi là où on lui promettait l’échec, en remettant au goût du jour le football total.




