La Nati helvétique a l’honneur de se frotter aux favoris espagnols pour leur entrée en lice dans la compétition. Fera-t-elle figure de gentil sparring-partner comme beaucoup le prédisent ou a-t-elle les moyens de créer la surprise ? Eléments de réponse.
Pour ouvrir le groupe G, choc barrio latino entre le Chili et le Honduras, deux équipes qui partagent pas mal de points communs, et dont on ne connaît pas grand chose, à part leur réputation. La preuve en trois duels.
Après une semaine de rodage et malgré des fuseaux horaires complaisants, le mondial démarre cet après-midi. Les favoris affrontent la Suisse à 16h. Certes, défendre fait partie du jeu. Mais l’arrivée du toque espagnol dans la compétition va faire du bien au football et réveiller un mondial plutôt morne.
Voilà, c’est officiel depuis ce soir, 22 heures 15 : le Brésil ne sera pas champion du monde. Tout ça parce que Kaka est cramé et quand sans lui le Brésil a le niveau de Rennes. Une Séleçao misérable…Une victoire dégueulasse contre des Nord Coréens vaillants nourris à la soupe de lacets et au carton bouilli.
Luis Fabiano, Kaka, Robinho, Julio Cesar… les stars de l’équipe brésilienne ont bien failli se faire torpiller comme une vulgaire barquette sud-coréenne par onze moustiques rouges décomplexés 45 minutes durant, avant de se recroqueviller à tort sur leur but.
La Seleçao ne pourra pas vraiment flamber après sa victoire sans génie face à une Corée du Nord solide sur ses bases. Maicon et Elano ont marqué. Ji Yun-Nam aussi. Le Brésil va évidemment se qualifier, mais la Corée ne devrait pas prendre de grosse valise dans cette compétition.
Bon match nul pour les deux équipes. Un bon point pour les Eléphants qui ne débutent pas le Mondial avec une défaite pénalisante, comme en 2006. Drogba est bien entré en jeu mais trop juste encore. Sinon, le Portugal tout tendu vers CR 9 aura du souci à se faire pour planter des buts. Reste que la défense lusitanienne va être dure à bouger…
Que les amateurs de jogo bonito aillent voir ailleurs : le Brésil n’est pas là pour faire dans la dentelle. Pourtant, même si Ronaldinho, Pato et les gamins de Santos manquent à l’appel, Dunga a tout de même de quoi mettre un peu de folie dans le jeu.