





Dans son numéro d’avril 2009, SoFoot s’intéressait au traitement de la question noire par le football français.


“Trop de Noirs en équipe de France”, une rengaine qu’on entend de plus en plus souvent au cœur d’un discours de plus en plus décomplexé. Pourquoi maintenant? Et pourquoi dans notre pays? Décryptage.




Le football moderne – Ligue 1 en tête– a choisi : le joueur d’aujourd’hui et de demain est, et sera, noir. Parce qu’il est censé être plus vite, plus loin, plus haut, plus fort. Et aussi plus vendeur…


L’Angleterre peut crâner: les crispations racistes et identitaires qui entourent l’équipe de France, elle les regarde de haut. Menée par l’étranger Fabio Capello, sa sélection ne s’est jamais sentie aussi proche de pouvoir ramener à nouveau la Jules Rimet à Buckingham Palace. Avec une majorité de joueur noirs, oui, et alors?


Ils s’appellent Giannelli, Idy, John, Franck, Hugo, et jouent dans les équipes des 16 et 18 ans du centre de formation de l’En Avant Guingamp. D’origine congolaise, algéro-sénégalaise, camerounaise et éthiopienne, ces apprentis footballeurs Français d’origine africaine se coltinent les clichés au quotidien.





