Le Festival de Cannes vient d’honorer un Thaïlandais et un Tchadien qui n’est pas Japhet N’Doram, il n’est donc pas digne de notre intérêt. Voyons ce que le football (enfin, la Ligue 1) pourrait apprendre au 7e Art. Et inversement.
«Quand je vais en conf’ d’avant-match, dans ma tête, la rencontre a déjà commencé. Et quand je vais en conférence de presse d’après-match, la partie n’est pas encore terminée». Samedi soir, pour une fois, le match s’est achevé au terme des 90 minutes. Et pour une fois, le Mou n’a pas eu à faire des siennes. Car José est Champion’s d’Europe et il nous emmerde tous.
Très belle victoire de l’Inter. Très beau doublé de Milito. Très beau triomphe de José Mourinho. Très beau sourire de Moratti. Très belles larmes de Cambiasso. Très beau soulevage de trophée de Zanetti. Très beau Samuel de Eto’o. Très belle sportivité des Bavarois. Très belle finale.
L’Inter-galactique. Ce qui devait arriver arriva. José a retrouvé son bien, la Champion’s League. Tout le mérite revient à l’Inter, et surtout au fait d’avoir engagé le meilleur entraîneur du monde.
Le FC Bayern jouera sa huitième finale de Ligue des Champions. Flashback sur les sept précédentes éditions qui ont vu, en fait, 8 rencontres se dérouler. En avant marche!
Tout le monde le dit : la finale Inter-Bayern sera surtout un duel entre José Mourinho et Louis Van Gaal. Pas faux… Vous savez déjà par cœur que José et Louis se connaissent bien parce que le Portugais a été l’adjoint du Hollandais du temps où Coach Batave entraînait le Barça (1997-2000). Est-ce que l’élève a dépassé le maître ? On s’en fout.
Le Bavarois, peut-être plus encore que Robben et Olic, devrait être le joueur majeur du Bayern Munich, pour protéger la fragile défense munichoise face à l’Inter. Ouais, une mission d’Allemand, une tête d’Allemand, un jeu d’Allemand, une efficacité d’Allemand et un nom d’Allemand : Bastian Schweinsteiger, Messieurs, Dames !
Rare Français à s’être imposé à l’Inter Milan, à tel point qu’il est resté dans les murs en tant que coach des sélections de jeunes, Benoît Cauet donne du «nous» quand il parle de son club à quelques heures de la finale de la C1 face au Bayern Munich.
Inter le club maudit. Massimo Moratti a dû en avaler des couleuvres depuis qu’il a pris la tête du club. Mais en 2010, son bébé est enfin en finale de C1. Il ne reste plus qu’à flinguer cette image de perdant et redorer son blason hors de ses frontières.