Au départ du Mondial italien, ce sont 24 équipes réparties en 6 groupes, une France absente, Maradona en conflit avec la FIFA, l’éternel Milla pour le Cameroun, Toto le héros Schillaci, la belle Angleterre et un contexte politique allemand suffoquant avec la Wiedervereinigung qui se prépare et la chute du Communisme.
Pas question de parler ici des blessés (Ballack, Essien, Beckham) ou des joueurs dont le pays n’a pas réussi à se qualifier (Ibrahimovic, Archavine, Dzeko). Mais bien de ceux qui n’ont pas été retenus pour suer sous le soleil sud-africain, à tort ou à raison. Une équipe résolument offensive.
C’est donc Rafael Benitez qui a été choisi par l’Inter Milan pour succéder à José Mourinho (2 ans et 5M€ par saison). Un choix logique au regard de la compétence et des états de service de l’Espagnol. Mais un choix qui recèle sa part d’incertitude pour le champion d’Europe et d’Italie. Car il faut bien le dire : Benitez n’est pas Mourinho.
Il a eu le nez creux en quittant Portsmouth l’été dernier. Et comme à Newcastle ou Manchester City, l’ancien Parisien s’est imposé illico à Everton, glanant même le brassard de capitaine. Mais cela ne suffit toujours pas à lui donner sa chance avec les Bleus.
On peut toujours dire que Thierry Henry traîne ses années sur le terrain ou que William Gallas cherche ses vieux mollets et sa santé. N’empêche que les vieilles croûtes ne sont pas chez Raymond mais chez les autres. Place au onze-type de l’édition 2010, au fort accent sud-américain.