Quasi assuré du titre de champion du Royaume, en bonne posture pour glaner une seconde Copa del Rey consécutive, l’Espagne paraît bien petite pour ce Barça qui n’a plus que la Ligue des champions pour s’extasier. On caricature ? Si peu.
Relégué au rang de moins que rien après avoir fait fantasmer l’Europe il y a quelques années, Arsenal fait aujourd’hui l’unanimité contre lui. La fessée reçue par le Bayern hier en 8e de finale aller de la Ligue des champions (1-3) incite à appuyer sur la touche « stop » et défendre l’indéfendable.
Certes, Arsenal est en crise. Mais à voir le match qu’a sorti le Bayern, dans tous les compartiments du jeu, toutes les autres équipes en quarts préféreront même tirer le Barça plutôt que ces Allemands.
Dans un match fermé et dominé par Porto, la bande à Lucho a pris un léger avantage pour la qualification grâce à Moutinho (1-0). Tout se jouera au retour, à La Rosaleda. C’est ce qu’était venu chercher Málaga.
Avant de purger sa suspension infligée par l’UEFA, Málaga entend profiter de cette Ligue des champions. Surprise du premier tour, l’équipe chère à Jérémy Toulalan va devoir dompter Porto dans son antre du Dragon. Pas facile.
Entre un Bayern qui marche sur l’eau et des Gunners tapés par Blackburn le week-end dernier en Cup, on sait dans quel camp la confiance se trouve. Mais attention : Arsenal sait se motiver pour la Ligue des champions.
À la tête d’Arsenal depuis 1996, Arsène Wenger est, plus que jamais, sur la sellette. Critiqué par ses propres supporters, l’Alsacien semble condamné à finir la saison sans aucun trophée. Pour la huitième fois consécutive.
Qu’est-ce qu’on peut faire, en huit ans ? Voir deux Coupes du monde, quelques Euros, finir Lost et d’autres séries, faire un môme, le voir grandir, l’emmener à l’école, puis se rendre compte. Se rendre compte qu’à la fin de la saison, ça fera huit années qu’Arsenal n’a rien gagné. C’est le moment de les aider.