Trois défaites à la suite, c'est déjà la triste réalité de Marseille, battu ce vendredi soir à Rennes (1-0). Les Bretons sont leaders avant les autres matchs de la journée, sept points devant l'OM.
Rennes 1-0 Marseille
But : Thomasson (53e) pour le SRFC
Il y a le mois d’août puis, parfois, le mois doutes et cela n’en fait aucun, l’OM est en plein dedans. Le succès éclatant contre Strasbourg en ouverture semble déjà loin derrière cette équipe marseillaise, battue pour la troisième d’affilée en championnat. Après avoir bu la tasse à Monaco et contre le Paris FC, Marseille n’a toujours pas triché à Rennes, ce vendredi soir, mais il a encore perdu (1-0) et c’est tout le problème quand on se retrouve à trois points après quatre journées et un été d’un calme olympien, c’est le cas de l’écrire. Nous ne sommes que le 11 septembre et le Stade rennais de Franck Haise, pas forcément brillant dans son jardin, est provisoirement leader du championnat, sept points devant un OM qui se demande déjà comment faire pour raccrocher le bon wagon.
Il n’y avait pourtant pas de quoi tirer la tronche à la pause quand on était un supporter marseillais. Dans les bouchons pour les toilettes ou les stands de galettes saucisses du Roazhon Park, leurs homologues rennais faisaient la moue après avoir assisté à une première période qui aurait pu avoir sa place dans le multiplex Ligue 2. À 0-0, les hommes de Bruno Genesio gagnaient aux points parce qu’ils étaient particulièrement bien organisés, intéressants dans les sorties de balle et que ce petit cocktail empêchait les Rennais de produire quelque chose de convenable. Problème : Amine Gouiri n’avait pas son attitude de félin dans la surface (belle frappe foirée à la 24e) et Brice Samba s’est manifesté en éteignant les velléités de Paixão (11e) et Timothy Weah (32e), quand Pierre-Emile Højbjerg oubliait de régler son pied (30e, 35e). Le plus frustrant ? La double occasion après les citrons, avec Amine Harit pour tomber sur le portier rennais et Angel Gomes pour dévorer la feuille (51e). Allez gagner un match quand vous ne savez pas comment envoyer ce foutu ballon au fond.
Al-Tamari et Thomasson pour la lumière
Les Rennais, eux, n’avaient pas été bien dangereux et Issa Soumaré s’était montré à l’ouest à tous les niveaux, au point de rester au vestiaires pour laisser la pile électrique Mousa Al-Tamari mettre de la vie sur le terrain. Bingo pour Haise et le Jordanien, plus haut dans la surface pour reprendre de la tête un centre de Ludovic Blas et servir Adrien Thomasson seul devant la cage pour finir (1-0, 53e). Le premier but de l’ancien Lensois sous son nouveau maillot et une bonne raison de réveiller un stade qui ne demandait que cela. La lumière s’est éteinte pour Marseille, même si Højbjerg s’est montré trop gentillet en conclusion du seul beau mouvement marseillais en seconde période (58e).
Rennes a pilonné à sa manière, avec Al-Tamari qui n’aura même pas tenu jusquau bout, sorti par son coach à la 86e alors qu’il semblait complètement lessivé, et que la victoire se dessinait pour les Bretons. Contré par Anthony Rouault, Paixão a vu la barre trembler quelques secondes après celle trouvée par Thomasson (72e). Ce que n’aura pas réussi à faire Estéban Lepaul, moins influent et moins présent dans la surface (une petite tête coupée au premier poteau), ce qui ne l’aura pas empêché d’être ovationné à sa sortie au même titre que Nayef Aguerd, l’ancien de la maison dont les habitants restent reconnaissants. C’est tout ce qu’il restait à l’OM et à Genesio, qui aura semblé lancer une pièce en l’air sur son triple changement à l’aube du temps additionnel quand son équipe était déjà cramée depuis longtemps. La semaine prochaine, ce sera Besiktas et le PSG et les supporters n’ont sans doute pas hâte d’y être.