- Ligue 1
- J4
- Lorient-Toulouse (2-2)
Pas de panique, Toulouse va transformer l'essai

Avant dernier de Ligue 1 et toujours sans victoire en quatre matchs, le Téfécé affiche pour le moment des résultats loin d'être en adéquation avec ce qu'il montre sur le terrain. Emballant et encore en maturation, le club occitan va vite redresser la barre et trouver de l'efficacité. Promis.
L’heure est à la morosité dans la ville rose. D’un côté, le Stade toulousain, club phare du rugby français et véritable porte étendard de la région, empêtré dans des scandales de magouilles financières et qui voit certains de ses meilleurs joueurs obligés de quitter le navire. De l’autre, le Téfécé, son club de foot plus habitué à se battre pour son maintien qu’à jouer le haut de tableau. D’ailleurs après quatre journées de Ligue 1, il pointe à l’avant-dernière place du championnat. Annonciateur d’une nouvelle saison galère ? Pas si vite…
Inefficace, jusqu’à quand ?
D’abord parce que depuis sa remontée dans l’élite en 2022, le club n’est jamais descendu en dessous de la 13e place. Ensuite, parce que le projet de jeu porté par le nouvel entraîneur, le Danois Jens Berthel Askou, a tout pour fonctionner, même si les résultats bruts tendent à affirmer le contraire. Avec deux défaites à domicile et deux nuls à l’extérieur, le bilan comptable est mauvais, c’est un fait. Mais si on se penche sur le contenu, on se dit que la roue va finir par tourner et que Toulouse va transformer l’essai.
En quatre rencontres, face à deux costauds (Lille et Lyon) et deux équipes aux ambitions équivalentes (Brest et Lorient), Toulouse a planté quatre fois. Ni bien ni mauvais. Par contre, le Téfécé s’est procuré beaucoup de xG, 8,69 exactement. Plutôt très bon pour le coup. C’est le signe d’une équipe qui sait comment se procurer des occasions, se rapprocher du but adverse et qui n’attend que de trouver son rythme de croisière.
Preuve en est que ce manque criant de réussite est coûteux en points : les deux défaites à zéro but, contre les plus grosses cylindrées de ce début de saison, ont aussi été celles où Toulouse aurait théoriquement dû marquer le plus. Se montrant incapable de cadrer dans des positions plus que favorables face à Lyon, avant de tomber sur un gardien dans un état second contre le LOSC. Reste qu’avant les buts théoriques, il faut être capable de bousculer deux équipes, européennes qui plus est, dans de sacrées proportions pour en arriver là.
À l’inverse, les deux nuls à deux buts marqués, l’ont été lors de surperformances statistiques des Toulousains. Sauf que dans les faits, avant d’encaisser deux buts à Lorient, le TFC avait encore raté pléthore de situations, avant de connaître un sacré coup de mou défensif, et qu’il a fallu un but dans les derniers instants de Ludovic Ajorque pour le priver des trois points à Brest, malgré une nette domination des locaux. Tout n’est pas à jeter, non.
Le symbole Jørgensen
Il y a les chiffres et puis il y a les hommes. On peut détester les xG, c’est même presque compréhensible, mais on ne peut pas rester insensible à certains éléments du collectif toulousain, Thomas Jørgensen en tête. Débarqué lors du dernier mercato, le Danois a de l’or dans les pieds et vient peut-être de se débloquer. Lyon en avait eu un bel aperçu, avant qu’il ne chope le syndrome de l’inefficacité, Lorient l’a vu se rétablir, malgré deux occasions galvaudées en début de partie. Deux slaloms, deux rushs, qui laissent chacun penser que l’algo de recrutement toulousain ne s’est une nouvelle fois pas trompé et un petit doigt qui dit que le type ne s’éternisera pas longtemps dans l’Hexagone. À l’image de son capitaine et véritable patron, Cristian Casseres, qui facture déjà trois offrandes cette saison. De quoi tirer tout le groupe vers le haut et vers la confiance.
Deux éléments pour illustrer un tout, celui d’un collectif porté vers l’avant, qui veut faire mal à la récupération en jouant de projections, et pas de protection, et qui vient peut-être aussi de se trouver un buteur : Caper Tengstedt qui a ouvert son compteur. Si on doit faire le bilan à J+4, le Tef’ est gauche devant le but, mais il est surtout emballant, joueur, rafraîchissant et ne restera pas longtemps à cette affreuse 17e place. Le pari est pris.
Auxerre gagne enfin, Toulouse et Lorient font le spectaclePar Julien Faure





















































