Le Real l’emporte 2-0. Mais il a manqué quelques minutes, quelques gouttes de sueur ou quelques millimètres en plus. Dortmund essuie sa première défaite dans la compétition mais se qualifie pour la finale. Madrid sort la tête bien haute. L’honneur est sauf.
Marquer trois buts de plus que le Borussia Dortmund ou mourir. Le défi qui se présente au Real Madrid est à la hauteur des talents sur le papier – Ronaldo, Özil, Benzema, Xabi Alonso, Sergio Ramos – et surtout de l’entraîneur sur le banc : José Mourinho. Mais arriveront-ils vraiment à être plus qu’une somme d’individualités ?
Santillana : «Le public du Bernabéu peut aussi marquer un but»
Santillana : «Le public du Bernabéu peut aussi marquer un but»
643 matchs, 290 buts et une montagne de titres. Carlos Santillana est ce que l’on appelle une légende au Real Madrid. Et un spécialiste des remontadas. C’est donc en connaisseur qu’il se projette sur la rencontre Real-Borussia.
Real Madrid : quelle tactique pour enfin dominer le Borussia ?
Real Madrid : quelle tactique pour enfin dominer le Borussia ?
Les faits sont là : le Borussia Dortmund est la seule équipe invaincue de cette Ligue des champions, a vaincu le Real Madrid à deux reprises en quelques mois et arrive au Bernabéu avec un rassurant 4-1 dans les valises. Alors, le Real Madrid peut-il parvenir à se réinventer ?
Le Real doit renverser le Borussia Dortmund pour réaliser le rêve de Florentino Pérez : remporter la Decima juste avant les élections. Alors à Santiago Bernabeu, au matin de la folle journée, la mystique se met en marche. C’est l’heure du monologue du héros.
A 13 comme à 31 ans, Xabi Alonso est toujours resté le patron. Un rôle sur mesure qu’il doit à une droiture toute basque, une éducation « normale », dixit un proche de la famille, et un apprentissage sur la plage et sous la pluie. Portrait d’un homme mûr et qui compte le rester ce soir face au Borussia.
1er avril 1998. Demi-finale aller de Ligue des Champions. Le Real reçoit Dortmund dans son antre de Bernabeu. La confrontation va avoir lieu quand soudain, à 20h44, un des buts se casse la gueule. Commence alors une soirée bien cocasse, notamment pour deux journalistes allemands…