On connaît l’affiche des deux finales européennes. Mieux, on sait les types qui ont brillé cette semaine. Et ceux qui n’arriveront pas à dormir dans les prochaines semaines.
Un temps maladroit, puis malmené par des Suisses motivés, Chelsea a su réaliser une énorme entame de seconde période pour faire la différence et remporter sa demie retour d’Europa League (3-1). Un an après leur victoire en Ligue des champions…
Venu chercher la qualification sur la pelouse du FC Barcelone, le Bayern Munich est reparti avec un succès, la gloire et peut-être un peu plus. Ce mercredi soir, les Catalans se sont fait écraser comme rarement à domicile par une machine impressionnante, presque invincible. Après des années passées à régner sur l’Europe, les Barcelonais, sur le déclin, pourraient bien avoir passé le témoin à leurs adversaires allemands.
Xavi l’assure : « L’équipe a un futur ». Certes, mais lequel ? Après ce logique 7-0 en aller-retour, Barcelone est cerné de points d’interrogation. Quelle(s) recrue(s) ? Quel système ? Quel coach ? Tentative et éléments de réponse.
Les résultats du match aller du Bayern et de Dortmund (4-0 et 4-1) et la fameuse « excellente santé de la Bundesliga » avaient consacré comme une évidence cette finale 100 % allemande à venir… La surprise de ce duel germano-allemand est pourtant bien réelle. Moins surprenant, c’est ce bon vieux « style allemand » qui a permis pareille performance.
Peu dire que la presse allemande est dithyrambique ce matin après le 7-0 infligé par le Bayern au FC Barcelone lors des deux rounds de la demi-finale de Ligue des Champions. De la fierté, mais pas de triomphalisme mal placé.
Indigeste offensivement, accablant défensivement, Barcelone prend une soufflante générale de la part de la presse espagnole. Une gueule de bois qui va laisser des traces.
De Xavi, étouffé, aux tocards de devant, Villa et Cesc, le Barça n’a jamais pu croire à la remuntada. Pire, il s’est effondré, chez lui, pour son dernier match de Champions. Poor Barcelonesome cowboy.
Le Français était partout. Partout. Partout. À l’origine de deux buts sur trois, le numéro 7 du Bayern a enterré le Barça à lui tout seul. Cela dit, c’est un ouvrage collectif exceptionnel. Une machine.