Les Lillois, solides et organisés, ont puni un PSG trop timide dans un stade Pierre-Mauroy longtemps ivre de bonheur. C’était compter sans Vitinha, artisan d’une difficile remontée pour des Parisiens en grande galère (2-2).
Lille OSC 2-2 Paris SG
Buts : Haraldsson (21e), Bakwa (84e) pour le LOSC // Vitinha (90e+1), Marquinhos (90e+5) pour le PSG
Avant même le début de cette partie, un étrange parfum s’élevait à Lille. Un coup d’envoi retardé, une caméra sur l’arbitre, Safonov touché à l’échauffement et Warren Zaïre-Emery arrière gauche : de quoi lever le sourcil façon Ancelotti père. Le LOSC a longtemps pensé prendre le meilleur sur le PSG, mais il n’en fut rien : Vitinha s’est chargé du sale boulot, du début à la fin. Et le champion en titre a encore échappé à la défaite.
Haraldsson, comme un roi
D’entrée de jeu, les Parisiens ont tenté en montrant la plus brouillonne de leurs facettes techniques. Bien trouvé par Ferran Torres, Achraf Hakimi enroule une frappe bien pensée, mais l’envoie à côté. Lucas Beraldo, ne sachant pas trop où se foutre, est resté campé devant la défense, dépassé par la moindre vague offensive des Dogues (le Brésilien se souviendra un p’tit moment du vent Mbappé).
Les Lillois combinent et coulissent ensemble vers l’avant, profitant d’une défense francilienne bien espacée et faible sur le flanc droit : un détail que le vieux briscard Olivier Giroud saisit vite. Rusé, le géant barbu livre une passe en pivot à destination d’Hákon Haraldsson. L’international islandais bat Matvey Safonov, Pierre-Mauroy exulte (1-0, 21e). Les hommes de Luis Enrique peinent à réagir, comme atrophiés.
Vitinha, comme un prince
Au retour des vestiaires, c’est la même chanson : on n’est pas sur du Céline Dion. Olivier Giroud claque une tête qui rebondit juste au-dessus des cages de Safonov, le PSG semble prendre un peu l’eau. Dilane Bakwa, fraîchement recruté, se fait déjà bien voir à la maison en offrant le break, bien servi par le très en forme Olivier Giroud (2-0, 84e).
Il en fallait plus pour décourager le PSG, qui a déjà fait le coup la semaine passée à Rennes (2-2). Vitinha, positionné un peu plus haut, détient la clef du match. Avec 90% de passes réussies, dont 40% vers l’avant selon Ligue 1+, le métronome portugais pousse pour redonner des ailes aux doubles champions d’Europe. Friand des frappes à bout portant, le barbichu sort un caramel venu d’ailleurs pour réduire le score (2-1, 90e+1). Dernière action du match quatre minutes plus tard : le bonhomme distribue un caviar au capitaine Marquinhos, qui envoie le cuir au fond des filets lillois (2-2, 90e+5). Le PSG applique sa loi, et arrache le point du nul dans un stade frustré et face à une équipe lilloise en colère contre l’arbitre qui avait laissé filer le temps additionnel. À chaud, c’est toujours plus dur à digérer.
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