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25 janvier 1995 - Selhurst Park

Crystal Palace - Manchester United

Le jour où The King a mis son pied dans la gueule d'un supporter de Crystal Palace...

Kung-fu Cantona

C'était il y a 20 ans tout juste. Le 25 janvier 1995, autour de 21h15 en Angleterre, 22h15 en France, Éric Cantona sautait, les pieds en avant, dans la tribune de Selhurst Park, le stade de Crystal Palace. Au bout de son geste fou, le torse d'un nazillon de passage, le dénommé Matthew Simmons. Et bien des emmerdes… Reconstitution des faits. Avant prescription.
Eric the King, ic�ne de supporters de Manchester United, assez malpolis

La fiche du match

Crystal Palace - Manchester United
1 - 1
Le 25 janvier 1995
26e journée de Premier League
Selhurst Park, Londres - Angleterre
Arbitre : Alan Wilkie
Buts : Gareth Southgate pour Crystal Palace, David May pour Manchester United

Il a baissé le col de son maillot. Puis a commencé sa longue marche en direction des vestiaires. Devant le banc de son équipe, il s'est arrêté quelques instants et a tripoté son alliance. Avant de reprendre son chemin de croix. Ce n'était pas sa première expulsion. Cantona connaissait le rituel. Les sifflets le long de la ligne de touche, les insultes, les provocations. La routine. Comme toujours, Norman Davies, l'intendant de l'équipe, l'a rejoint pour l'accompagner jusqu'aux vestiaires.

C'est à ce moment-là que Matthew Simmons, blouson de cuir noir, fine cravate et chino beige, a dévalé les marches séparant sa place du bord du terrain. Une trentaine de marches, apprendra-t-on plus tard. Au passage de Cantona et de Davies, Simmons a hurlé « enculé de bâtard de Français » . Et Cantona s'est arrêté. Lentement, il s'est tourné vers la tribune. Et Davies a compris. De la main droite, il a tenté de retenir son joueur. En vain.


La vidéo du geste

Le pied droit en avant, Cantona a sauté en direction de Simmons, le touchant au torse. Déséquilibré par la balustrade séparant la tribune de la pelouse, le Français s'est écrasé au sol. Avant de revenir à la charge, sous le regard apeuré des autres spectateurs de la tribune. Un coup de poing a touché. Pour se protéger, Simmons a alors reculé d'une bonne dizaine de mètres. Et Cantona s'est arrêté de taper. Un steward, vêtu d'orange fluo, est arrivé et a pris le Français par le bras gauche. Davies a saisi le droit. Comme on escorte un dangereux criminel. Puis Schmeichel a déboulé, visiblement horrifié, en colère. « T'es fou ou quoi ? » a-t-il tout de suite lancé à son coéquipier. Ensemble, les quatre hommes ont repris le chemin du vestiaire, arrosés d'insultes et de thé bouillant lancé depuis les tribunes. La scène aura duré moins de 10 secondes. Mais vingt ans plus tard, on en parle encore.

« Si Cantona a eu tort, il a également des circonstances atténuantes.
Il a été insulté de manière inqualifiable et il a réagi de manière instinctive.
 »


Sir Alex Ferguson

Le joueur de l'année, Richard Shaw, l'Inter Milan


Pourquoi ? Pourquoi sur ce type-là, à cet instant-là, dans ce stade-là ? Le week-end précédent, Cantona avait donné la victoire aux siens dans le choc du championnat d'Angleterre, face à Blackburn d'une tête magistrale dans la lucarne. Le « King » , 12 buts en Premier League, était le meilleur joueur de Manchester United. Il n'avait jamais semblé aussi épanoui et serein. Quelques mois plus tôt, il avait inscrit un doublé contre Chelsea (4-0) en finale de la Cup et permit à United de réaliser un doublé historique cup-championnat, décrochant au passage le titre de « Player of the Year » . Le mythe Canto se construisait à grande vitesse. « C'est un joueur fantastique, un régal. Moi, je paierais pour le voir jouer… » confessait même son entraîneur Alex Ferguson, quelques jours avant le déplacement à Crystal Palace. L'épanouissement était tel que le board mancunien et les représentants du joueur discutaient d'une prolongation de contrat de trois ans.

Plus rien ne semblait pouvoir faire sortir Cantona des rails. Pas même les coups assénés pendant toute une mi-temps par Richard Shaw, le défenseur de Palace. Pas même le laxisme de l'arbitre du soir, Alan Wilkie. Pas même les insultes, les énièmes insultes, d'un supporter aviné et bas du front. Et pourtant. « J'ai découvert les images dans un hôtel à Nancy, car je plaidais à la cour d'appel là-bas, se souvient Maître Jean-Jacques Bertrand, l'avocat de Cantona depuis toujours. J'ai été absolument stupéfait, car tout se passait si bien à cette époque-là. Le soir même, je suis parti en Angleterre. »

Le marathon judiciaire et médiatique démarre. Dès le lendemain du match, Manchester United annonce par la voix de son président Martin Edwards que Cantona est suspendu de toutes compétitions avec l'équipe première jusqu'à la fin de saison. Il écope aussi d'une amende de 10 800 livres, soit l'équivalent de deux semaines de salaire. « Le football est plus important que Manchester United, et Manchester United est plus important qu'Éric Cantona, martèle-t-il. Nous venons de prouver que la réputation de Manchester United est au-dessus des trophées. » La décision du club mancunien est stratégique. Elle vise à couper l'herbe sous le pied de la fédération anglaise, décidée à frapper fort. Mais sans compromettre définitivement l'avenir du joueur à United. Car Ferguson, dans un premier temps résolu au départ de son joueur, ne veut plus le perdre. « J'ai eu du mal à me faire une opinion définitive sur l'incident, s'épanchera plus tard le manager. Mais, si Cantona a eu tort, il a également des circonstances atténuantes. Il a été insulté de manière inqualifiable et il a réagi de manière instinctive. Si je n'aimais pas Éric, il aurait été facile de lui dire : "Va-t-en". Mais j'aime ce type. J'ai trouvé la force de reconsidérer ma position et de convaincre mes dirigeants. » Le joueur, qui fait déjà l'objet de sollicitations de l'opportuniste Inter Milan, se contente lui d'adresser aux journalistes un message laconique : « Faites attention à ce que vous écrivez… »

« C'était comme un rêve de pouvoir frapper ce type. Je l'ai fait pour les fans et ils étaient heureux. »


Eric Cantona

Le nazillon, Prince et Madame Cantona


« Le plus compliqué à gérer dans cette affaire, c'étaient les médias, se remémore Jean-Jacques Bertrand. Éric n'a rien dit pendant plusieurs jours. Il n'a pas alimenté l'affaire. Et cela lui a donné raison parce que les médias sont allés chercher ailleurs la vérité. C'est comme ça qu'ils ont découvert la nature des propos et la personnalité du gars qu'il l'avait insulté. » Repris de justice, Matthew Simons a été condamné pour tentative de vol à main armée dans une station-service en 1992, il est également proche du National Front, le parti d'extrême droite anglais. Les insultes lancées à Cantona l'enverront devant la justice, « incitation à la haine » résumera le juge. Que Simmons trouvera même le moyen d'insulter, en pleine séance. Lui aussi sera condamné, et embastillé quelques jours.

Les jours passent, mais « l'affaire Cantona » , comme il convient désormais de l'appeler, ne cesse de grossir. Le 21 février, de retour d'une escapade aux Antilles, Cantona répond à la convocation des policiers de New Scotland Yard. Le Français est inculpé pour agression et encourt une peine maximale de six mois de prison ferme. Trois jours plus tard, c'est la Fédération anglaise qui délivre sa sanction : Cantona est suspendu pour une durée de huit mois jusqu'au 30 septembre inclus. « La carrière d'un joueur est courte, aussi avons-nous la sensation d'avoir fait preuve de sévérité en suspendant Éric jusqu'au 30 septembre » , plaide Graham Kelly, le directeur exécutif de la FA.



Le 23 mars, le joueur comparaît devant le tribunal de Croydon. Le tumulte médiatique est à son maximum. « La veille de l'audience en première instance, Paul a reçu des places et invité Éric pour un concert privé de Prince, à Londres, détaille Jean-Jacques Bertrand. On est allés ensemble à ce concert, et beaucoup de médias l'attendaient à la sortie. La presse anglaise a titré le lendemain : "Voilà où était Cantona à 3h du matin." Il y avait là encore de l'injustice. C'était sa vie personnelle, il n'avait rien fait de mal. Mais on essayait de caricaturer son comportement. À l'époque, cette affaire était le deuxième événement le plus couvert dans l'histoire des médias en Angleterre. Le premier événement dans l'histoire était la mort de Kennedy. Depuis, seule la mort de Lady Diana a été aussi médiatisée. Je n'avais jamais vu tant de médias pour une affaire. Sur les 100 mètres pour atteindre le tribunal, il n'y avait que des journalistes. C'était absolument terrible pour avancer. »

L'annonce du verdict sonne comme un véritable coup de massue : quinze jours de prison ferme. « Je me souviens parfaitement bien qu'au moment de cette première audience en première instance, la femme d'Éric, Isabelle, était enceinte, poursuit Bertrand. Le seul souci d'Éric en priorité était de rassurer son épouse. À l'annonce de sa sentence, nous sommes allés dans les cellules au sous-sol du tribunal, et les gardiens ont accepté qu'Éric puisse contacter son épouse. Notre première démarche a été d'obtenir un sursis à l'exécution de cette sentence. Il fallait régulariser l'appel et être autorisé à sortir de la prison vers laquelle on se dirigeait. Les démarches nécessaires ont abouti en toute fin d'après-midi au moment même où le fourgon cellulaire entrait dans le tribunal pour l'emmener à la maison d'arrêt. Il s'en est fallu de dix minutes pour qu'il passe une nuit en prison. » L'histoire veut aussi que Guy Roux, son ancien entraîneur à Auxerre, ait joué un rôle en demandant au président de la République, François Mitterrand, de l'aide pour son ancien joueur…
Cantona dans la cohue des journalistes avant une conf�rence de presse

« Quand les mouettes suivent un chalutier, c'est parce qu'elles pensent que des sardines seront jetées à la mer. »


Éric Cantona

Les mouettes, les chalutiers et Cantona


Sept jours après la première sentence, la justice anglaise condamne en appel le « King » à 120 heures de travaux d'intérêt collectif et à 40 000 livres d'amende, environ 330 000 francs. Dans la foulée de cette décision, il livre dans la langue de Shakespeare en conférence de presse une saillie devenue mythique, laissant son auditoire incrédule : « Quand les mouettes suivent un chalutier, c'est parce qu'elles pensent que des sardines seront jetées à la mer. » Le point final de cette retentissante affaire ? Pas encore. Quelques mois plus tard, en juillet 1994, Canto rejoue pour la première fois sous le maillot de MU dans un match amical à huis clos, au Cliff, le centre de United, contre Rochdale (D 4). Des photos de la rencontre publiées dans la presse britannique alertent la FA, qui estime alors que le club cherche à détourner la sanction.

When the seagulls ...

Craignant un nouveau châtiment, l'iconique numéro 7 quitte le Royaume et menace de ne plus jamais y remettre les pieds. La Fédération anglaise n'engagera finalement aucune poursuite, mais il faudra, là encore, toute la sollicitude de Ferguson pour convaincre son joueur de rester à Manchester, où son contrat court jusqu'en juin 1998 après la prolongation actée en avril. Vingt ans plus tard, le geste fou de Crystal Palace reste ancré dans la mémoire collective. Il a largement participé à construire la légende de Cantona. Si peu loquace auprès des médias sur le sujet, Cantona consentira, en mars 2011, à revenir sur cette folle soirée : « J'ai donné ce coup de pied parce que ce genre de personnes ne doit pas être présent à un match… C'était comme un rêve de pouvoir frapper ce type. Je l'ai fait pour les fans, et ils étaient heureux. Ils en parlent encore, car ils l'ont peut-être ressenti. Peut-être ont-ils ressenti quelque chose de spécial physiquement. Peut-être est-ce une sensation différente. (…) Ce sentiment, voir un joueur sauter et frapper un hooligan, ce n'est pas le genre de choses que vous voyez tous les jours. C'était toutefois une erreur. Mais c'est la vie. C'était moi. »

Par Romain Duchâteau

Il ne portera plus jamais le maillot bleu


Une semaine plus tôt, le King jouait son dernier match en Bleu.



Le 18 janvier 1995, Éric Cantona ne le sait pas encore, mais il dispute le dernier match de sa carrière sous le maillot des Bleus. Contre les Pays-Bas, en amical, à Utrecht, le Mancunien est capitaine. Mais, malgré la victoire française (1-0), sa copie est poussive. Une fois de plus. Depuis le naufrage contre la Bulgarie, en 1993, quelque chose semble cassé. Cantona n'y arrive plus. Et la question de sa sortie de l'équipe titulaire commence à poindre. Faut-il jouer sans Cantona, pourtant si fort à United ? Faut-il casser la paire Cantona-Papin ? La réponse tombera par surprise, le 25 janvier, à Crystal. Dans la foulée du kung fu kick de Cantona, le président de la FFF, Claude Simonet, dégaine : « Éric Cantona était le capitaine hier, mais je ne peux pas affirmer qu'il le sera demain. La gravité de la situation m'oblige à considérer cette attitude incompatible avec ce que l'on attend d'un capitaine tricolore. »

La FFF, longtemps malmenée par un joueur au comportement de diva, semble presque soulagée de sa suspension de huit mois. Malgré son retour réussi en Premier League en octobre 1995, Aimé Jacquet ne sélectionnera pas Cantona pour l'Euro 1996, la messe est dite. Le boss des Bleus a fait du collectif sa ligne directrice et n'entend pas s'encombrer d'un joueur susceptible de faire vaciller le groupe. Conscient qu'il ne disputera pas la Coupe du monde 98, l'attaquant raccroche les crampons en mai 1997. Avec des regrets. « À un moment, j'ai eu de la haine de ne pas disputer la Coupe du monde 98… Bien sûr, j'aurais préféré jouer. Ce qui s'est passé, c'est bien et peut-être que si j'avais joué, ça ne se serait pas passé ainsi. On ne le saura jamais. J'ai vécu des trucs extraordinaires, des grandes joies et des grandes déceptions. Et ça fait partie des grandes déceptions… » En dépit de ses 20 buts inscrits en 45 sélections, Éric Cantona aura raté son histoire en bleu. Sa couleur, c'était le rouge.

Par Romain Duchâteau
La carton rouge qui a mis le feu aux poudres

« On peut dire que c'est un bon coup de pied ! »


Daniel Herroin a été champion de France de kung-fu à de nombreuses reprises. Il a également remporté le championnat d'Europe en 1984 et le championnat du monde en 1987. Ce qu'il pense du geste de Cantona ? « Plutôt du bien ! »



Vous souvenez-vous du geste d'Éric Cantona ?
Oui. Un coup de pied d'art martial en plein match de football, c'est mémorable...

Le coup est-il bien exécuté ?
Le départ est bien, mais l'arrivée moins. Sous la colère, il n'a sans doute pas pensé à la finition de son geste. La barrière avec les panneaux publicitaires ne l'a pas aidé non plus. Mais sur la forme, on peut dire que c'est plutôt bien exécuté. Techniquement, il ramène bien sa jambe. La jambe de frappe est à peu près tendue au moment de l'impact. Les bras sont un peu dans le désordre, mais c'est sans doute aussi sous l'effet de la colère. Ce qui est certain, c'est qu'il n'avait pas prévu d'atterrissage.

Pensez-vous que le coup ait fait vraiment mal à Simmons ?
C'est sûr. Heureusement qu'il ne le touche à la tête... Il vise le thorax, mais le mec se tourne en même temps, ce qui lui permet de diminuer l'impact… Il peut s'estimer heureux. C'est d'ailleurs peut-être aussi l'une des causes de la chute de Cantona.

Qu'est-ce que Cantona aurait pu faire pour que son geste soit mieux réalisé ?
Pas grand-chose. Simplement ramener la jambe au plus vite pour ne pas tomber à cause de la barrière. On peut dire que c'est un bon coup de pied. Ça m'étonne d'ailleurs vraiment.

Ce coup de pied se rapproche-t-il de près ou de loin d'un mouvement connu de la discipline du kung-fu ?
Tout à fait. Ça se rapproche de ce qu'on peut appeler un coup de pied latéral sauté (Teng Kong Ce Chuai). On peut notamment établir une comparaison avec l'un des films de Bruce Lee. À la fin de La fureur de vaincre, on voit Bruce Lee sauter et effectuer un coup de pied qui s'en rapproche. C'est le même démarrage.

Dans la mémoire collective, ce geste est appelé « kung fu kick » . Le terme est donc approprié ?
Oui, ce n'est pas choquant. Je pense qu'on a utilisé cette formule car elle rappelle aux gens les films d'arts martiaux. On dit généralement d'ailleurs un film de kung-fu et pas un film de karaté. C'est aussi le cas aujourd'hui avec Zlatan Ibrahimović qui joue au Paris Saint-Germain. Il a fait du taekwondo, et sur certains de ses buts, c'est parfois presque plus des coups de pied que des frappes. Globalement, dans tous les arts martiaux, les coups de pied exécutés sont presque les mêmes.

Propos recueillis par Romain Duchâteau
La reconstitution en Lego


Rédaction

Romain Duchâteau et Marc Beaugé


Édition

Ronan Boscher, Marc Beaugé et Gilles François


Design et coordination technique

Gilles François


Secrétariat de rédaction

Julie Canterranne


Crédits photo

Le King autour du cou

Réactions (12)

Poster un message
par Rastashaman il y a 1 an
Vous devriez mettre la video du retour de Cantona a Old Tardford pour conclure l'article.
par Tainio27 il y a 1 an
Je m'étais jamais attardé sur l'expulsion en elle-même. Je comprends pas bien en quoi ce qu'il fait mérite une expulsion ? (bien avant le kung fu hein). Quelqu'un pour m'éclairer ? (pas de ralenti sur cette vidéo)
par Tainio27 il y a 1 an
Au temps pour moi, il donne un petit coup de pied pour se débattre... mouais ... rouge direct. Le gars a l'air d'en rajouter des tonnes.
par M.Manatane il y a 1 an
Très bel article. vous oubliez de préciser, contrairement à l'article papier déjà paru, que l'imbécile des tribunes a ensuite perdu son boulot, sa femme et ses amis. Ca nuance l'aspect rapace des Anglais, quand même !

La cabale qui s'est ensuivie, des deux côtés de la Manche, est vraiment ridicule.
Entre lui, Henry et Trézéguet, notre pays a eu des joueurs fabuleux. Pourtant, un certain nombre de nos concitoyens ne retiennent d'eux que le mauvais: ce Predator Kick, le but de la main ou des mauvaises prestations dans l'ombre de Titi, justement.
Parfois, je me dis que la culture foot en France ne mérite pas de tels artistes...
par marcus01 il y a 1 an
Ptain, je m'en souviens super bien !
C'est dire si je suis vieux...

Canto c'était quand même la méga star à l'époque.
par gazole il y a 1 an
Il y aura toujours un petit goût d'inachevé dans ce geste.il est vraiment dommage qu'il lui mette pas mieux le pied en pleine gueule. Il a vraiment bien fait
par henri.rollin il y a 1 an
J'ai, entre autres, retenu ce détail dans ce bon article : "Il écope aussi d'une amende de 10 800 livres, soit l'équivalent de deux semaines de salaire." Donc en 1995 (il n'y a que 20 ans!), le meilleur joueur d'un des plus grands championnats du monde gagnait en deux semaines ce que beaucoup de joueurs actuels (bons, moyens, très bons) gagnent en une demi-journée. Ça s'est vraiment accéléré en très peu de temps.
par Lexa il y a 1 an
C'est vrai que sur la vidéo la faute de Cantona est pas flagrante, mais bon quand tu vois la bronca du public tu te dis qu'il doit bien y avoir un petit taquet quand même. D'ailleurs on le vois mieux sur la vidéo légo
par Jean-Paul Pomme il y a 1 an
Eric the kick
par diabatethebest il y a 1 an
Quelle carrière il a eu n'empêche! A MU c'est un dieu. Il a été élu meilleur joueur du club sur le 20e siècle je crois. Ça me manque des joueurs comme ça... :'(
par sequane77 il y a 1 an
J' adore ce type, il est tellement vrai dans cet univers tout en toc, mais sur le coup il abuse un peu. Avant la lecture de cet article, je pensais vraiment qu' il défendait l' honneur de sa maman. Sur l' action déjà il est pas tout blanc vu la réaction du public qui se lève comme un seul homme et puis surtout à coté du punching ball nationaliste, il y a une petite mémée qui se fait bien secouer...
par Roy Skeane il y a 7 moiss
;-)