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Zidane, l'heure d'être à la hauteur

Aimé Jacquet lui avait refilé les clefs de la navette censée propulser les Bleus sur le toit du monde. Pourtant, alors que la France se prépare à défier le Brésil pour la première finale de Coupe du monde de son histoire, les pieds de Zinédine Zidane sont encore fermement scotchés au sol. Saura-il enfin transfigurer le jeu des Bleus face au Brésil ? Rien n'est moins sûr.

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Que retenir de la Coupe du monde 1998 de Zinédine Zidane ? Sans doute quelques images éparpillées, quelques instants fugaces, qu'on peine à rassembler pour former une image cohérente. Une passe décisive sur corner pour son pote Christophe Dugarry en ouverture du tournoi face à l'Afrique du Sud. Un penalty inscrit avec autorité face à l'Italie lors de la séance de tirs au but en quarts de finale, venu récompenser un match où il avait semblé enfin avoir vraiment entamé son Mondial. Et surtout une paire de crampons qui est venue s'essuyer sur le fessier du Saoudien Fuad Amin, qui valait à ZZ une suspension lors des deux prochains matchs des Bleus, face au Danemark, puis au Paraguay en huitièmes de finale du tournoi. Comme lors de l'Euro 1996 deux ans plus tôt, où il avait déjà déçu, le meneur de jeu des Bleus semble encore trop en retrait lorsque les enjeux s'élèvent. Face à la Seleção de Ronaldo, Bebeto, Rivaldo, Aldaïr et Roberto Carlos, il faudra pourtant bien qu'il se décide enfin à sortir de l'ombre.

Solistes surprises


Ce Mondial, néanmoins, lui appartient-il vraiment ? Élu meilleur joueur étranger de Serie A en 1997, grand architecte désigné d’office par Aimé Jacquet pour ébaucher les fondations du jeu offensif d'une équipe de France souvent décrite comme trop attentiste et frileuse, Zidane n'a jamais su vraiment brandir la baguette de chef d'orchestre qui lui avait été si volontiers confiée. Finalement, le maestro n'a fait que se fondre au sein d'une fanfare bleue sublimée par les écarts de solistes beaucoup plus inattendus. Comme Laurent Blanc, buteur salvateur face au Paraguay lors de la prolongation en huitièmes de finale. Ou Lilian Thuram, le doigt sur les lèvres, accroupi sur la pelouse de Saint-Denis après avoir crucifié la Croatie de deux frappes qu'il n'aurait sans doute même pas osées lors d'un banal entraînement.


Une posture de sauveur transfiguré, venue souligner la folie d'un moment où la logique n'a plus sa place, où les capacités du joueur et son talent supposé s'effacent soudainement derrière l'immensité de l’exploit. Les merveilles de Zidane, elles, se font toujours attendre quand il se pare du maillot bleu dans une grande compétition. Alors peut-être faut-il se résigner à ce qu'aucun miracle ne soit voué à naître de ses pieds lors de ce Mondial-là.

Chat noir en puissance


Car c'est une finale qui se profile, et elles n'ont jamais réussi à l'ancien Bordelais. En club, le numéro dix des Bleus n'a même fait qu'enchaîner les gadins sur la dernière marche des plus grandes compétitions européennes. Dès 1996, il s'incline avec Bordeaux en finale aller-retour de la Coupe UEFA face au Bayern Munich. Cinq buts à un sur l'ensemble des deux matchs. Le plus dur est encore à venir. Transféré à la Juventus, Zidane s'incline l'année suivante en finale de la Ligue des champions face au Borussia Dortmund. Là encore, le score est sec (3-1) et le meneur juventino, étouffé par Matthias Sammer, s'avère globalement impuissant sur le pré.



Rebelote cette saison : le 20 mai dernier, Zidane s’étalait une nouvelle fois en finale de C1, cette fois-ci face au Real Madrid. De quoi se demander si le crâne dégarni du double Z ne se heurte pas à un plafond de verre mental qui l'empêche de s'élever plus haut. Si les doutes et le trac viennent encore une fois perturber ses foulées ce dimanche, il pourra toujours s'en retourner vers les fondamentaux de son jeu, sa qualité de passe inégalée et son habileté à tirer les coups de pied arrêtés. En somme, montrer qu'il reste fondamental au jeu des Bleus, à défaut de pouvoir décider du sort du Mondial. Un Mondial dont Zinédine Zidane n’est peut-être pas destiné à devenir le héros.



Par Adrien Candau
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