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Çelik : « Nous sommes meilleurs que Rennes, Marseille et Lyon »

Réputé taiseux, Zeki Çelik (23 ans) ne demande pourtant qu'à s'exprimer. Un peu plus de deux ans après son arrivée en Ligue 1, l'international turc, de plus en plus à l'aise en français, s'est imposé comme l'un des latéraux les plus respectés du championnat et est plus que jamais un boulon indiscutable d'un LOSC qui impressionne cette saison. Rencontre avec un type qui s'ouvre, qui l'ouvre et qui a raison de le faire.

Tu es né à Bursa, au sein d’une famille majoritairement composée de garçons. À quoi ressemblait ton enfance ?
Au total, nous sommes neuf frères. Je suis le plus petit. Enfant, je jouais constamment au foot dans mon quartier, souvent avec mes frères d'ailleurs, même si physiquement, ils m'écrasaient. Je viens d'une famille nombreuse, mais entre ceux qui se mariaient et ceux qui faisaient le service militaire, nous n'étions jamais tous à la maison. Mes parents voulaient qu'on fasse de grandes études, ils nous motivaient à apprendre, à partir à l'étranger s'il le fallait pour se perfectionner et se créer des opportunités... Mais le foot a très vite pris le dessus, et mes parents ont compris que j'avais un talent.

Ce talent a été repéré lorsque tu avais onze ans, par Yavuz Selimspor, un club de Bursa, et un an plus tard, tu as intégré le centre de formation de Bursaspor. À quel moment as-tu compris que footballeur pouvait être ton métier ?
Selimspor, c'est le club de mon quartier, donc quand j'ai appris qu'il y avait des détections, j'en ai tout de suite parlé à ma mère. Elle m'a accompagné les faire, et j'ai été pris. Puis, Bursaspor... Tu imagines ? C'est le grand club de la ville, l'un des plus grands de Turquie. Rapidement, je me suis dit que footballeur pourrait être mon métier, qu'il pourrait aider mes parents à subvenir à leurs besoins. Enfant, je voyais mon père rentrer du travail épuisé, je ne trouvais pas normal le fait qu'il se dépense autant à son âge. Il fallait que je l'aide, ainsi que ma famille.

« Les dirigeants du LOSC ont approché l'un de mes amis, Kubilay, qui parle français, pour lui dire que Campos souhaitait me voir. Sur le coup, j'ai répondu : "Je ne le connais pas, je suis fatigué, je préfère rentrer."  »

Tout n'a pas été simple à Bursaspor, pourtant.
C'est clair. J'ai signé pro à dix-sept ans, mais je sentais que je n'étais pas au niveau physiquement. Je m'entraînais avec eux, mais je voyais bien qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas. J'étais au sein d'une grosse génération, tout le monde a eu sa chance avec l'équipe première, que ce soit Ertuğrul Ersoy (Le Havre) ou encore Enes Ünal (Getafe), par exemple. Je suis triste de n'avoir jamais pu jouer avec ce club parce que je le voulais tellement...

Finalement, tu as signé à Istanbulspor, en 2016, en troisième division. Le club t'a acheté plus d'un million d'euros, un gros chèque, quoi. Tu as eu la pression par rapport à ce montant ?
C'était compliqué : Bursaspor ne voulait pas me lâcher, et, dans le même temps, les dirigeants ne voulaient pas me faire jouer avec l'équipe première, mais avec les U21. J'ai dû faire le forcing. À Istanbul, j'ai énormément appris tactiquement, mais aussi sur le travail invisible du joueur pro. Ça a été un réel déclic pour moi de voir que le talent ne suffisait pas, qu'il faut toujours bosser, qu'il n'y a pas de secret. Derrière, les dirigeants du club m'ont poussé à partir à Lille, je ne les remercierai jamais assez.

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Avant de partir, tu as connu une montée en deuxième division, et Mircea Lucescu, qui était alors sélectionneur national, t'a convoqué. Tu as fêté ta première cape en juin 2018. Comment as-tu vécu ces quelques mois durant lesquels tu es passé de joueur de troisième division à international ?
Lorsque j'étais en deuxième division, je contribuais pas mal au jeu offensif et il m'arrivait de marquer de loin ou de délivrer des passes décisives. Là, j'ai commencé à entendre que des gros clubs stambouliotes s'intéressaient à moi, et ma confiance a explosé. Lucescu a également joué un rôle primordial là-dedans. Appeler un jeune joueur de D2, ce n'est pas fréquent, surtout dans un pays comme la Turquie, où la pression est énorme. D'ailleurs, si le pays a aujourd'hui une si belle génération, Mircea Lucescu en est la raison.

Ce n'est pas trop dur de jouer quand on sait qu'un paquet de recruteurs est au-dessus de sa tête ?
À chaque match, je me disais : « Il y a des recruteurs, faut que je donne tout et que je me montre... » À l'entraînement, pareil : je me donnais deux fois plus, j'avais envie d'apprendre... Je sais que c'est quelque chose qui a plu à Lucescu et que Christophe Galtier apprécie aussi chez moi : mon envie d'apprendre. Je suis très critique avec moi-même, je connais mes lacunes, donc tant que je ne les gommerai pas, je n'arrêterai pas d'apprendre. Mais honnêtement, à cette époque, je ne sais pas combien de clubs m'observaient. Il y en avait beaucoup, ça, je le sais.

Alors, pourquoi Lille ? L'histoire raconte que Luis Campos est venu te voir jusqu'à la frontière syrienne.
Luis Campos a validé mon transfert en trente minutes. C'était pourtant un drôle de match : c'était contre Adána Demirspor, il pleuvait énormément, le match a été arrêté... Il était présent au stade, mais je ne le savais pas. À la fin, des dirigeants du LOSC ont approché l'un de mes amis, Kubilay (Aktaş), qui parle français, pour lui dire que Campos souhaitait me voir. Sur le coup, j'ai répondu : « Je ne le connais pas, je suis fatigué, je préfère rentrer » . Encore aujourd'hui, j'en rigole avec Luis, car personne ne lui avait jamais fait ce coup. Je ne savais pas qu'il était aussi influent.



Qu'est-ce qui t'a convaincu ?
Il m’a fait ressentir qu’il me voulait absolument. Campos fonctionne à la confiance. S'il sent que tu es sérieux, que tu veux progresser et faire une grosse carrière, il sera derrière toi. Au départ, j'étais réticent, car le LOSC jouait le maintien. Je ne voulais surtout pas jouer en Ligue 2. En plus, ce que vivait le club avec Bielsa paraissait inquiétant. Finalement, Luis Campos m'a dit que si je gagnais ma place à Lille, tout se déclencherait ensuite très vite. Un footballeur se nourrit d'ambitions, sinon il s'est trompé de métier. Moi, je rêve de jouer tout en haut, et Campos m'a fait comprendre que c'était possible en venant au LOSC. Il est capable de te convaincre en quelques minutes et il m'a rapidement fait comprendre le projet du club, qui est d'acheter de jeunes joueurs, de les faire mûrir, puis de les revendre à des prix importants à de grands clubs importants. Je suis arrivé ici avec ça en tête.

Qu'est-ce que tu connaissais de la Ligue 1 ?
Je suis un grand passionné de foot et j'avais l'habitude de regarder les résumés des rencontres, notamment des matchs du LOSC à l'époque de Simon Kjær. Je savais que le PSG dominait le championnat, mais aussi qu'un club comme Monaco avait réussi à créer la surprise. Forcément, ça donne des idées.

« Quand on mangeait en équipe, j'étais assis tout seul, à regarder dans le vent. Mes coéquipiers rigolaient et discutaient ensemble. Moi, je ne comprenais rien de rien, donc impossible de participer aux conversations. »

Comment as-tu réussi à t'adapter à ce nouvel environnement ?
Lille est une belle ville, mais au départ, j'ai tellement galéré... Je ne parlais pas du tout anglais, je venais de quitter ma famille et mon territoire pour la première fois. Quand Yusuf Yazıcı est arrivé, Bamba et Ikoné venaient souvent le voir pour lui raconter que lors de ma première année, je ne disais pas un mot. Mais qu'est-ce que je pouvais leur dire ? Quand on mangeait en équipe, j'étais assis tout seul, à regarder dans le vent. Mes coéquipiers rigolaient et discutaient ensemble. Moi, je ne comprenais rien de rien, donc impossible de participer aux conversations. En plus, il était interdit d'utiliser son téléphone. Ça a été une période assez difficile à encaisser, et quand j'y pense, heureusement qu'il y avait Hasan Torun, qui est pour moi un grand frère et l'agent qui m'a permis de signer au LOSC. Il m'a beaucoup aidé à m'adapter à cette nouvelle vie.

Qu'est-ce qui t'a le plus marqué ?
L'accent ! Même quand je compare avec l'accent du coach Galtier, on dirait deux langues différentes. Sur la route, j'ai aussi eu énormément de mal. En France, le code de la route est tellement différent... En plus, on ne peut pas dire qu'en Turquie, le code soit très respecté. (Rires.) Le restaurant, ça a aussi été une drôle d'expérience. Ici, lorsque tu t'installes, le serveur met un quart d'heure à venir prendre ta commande, puis quarante-cinq minutes à te servir. Je ne comprenais pas au départ, j'avais l'impression qu'il m'oubliait. Finalement, j'ai appris que les Français aiment prendre le temps de discuter, de passer du bon temps, que manger rapidement n'est pas leur priorité comme cela peut l'être pour nous, les Turcs. Du coup, j'ai cherché des restaurants turcs sur Lille et ça m'a fait beaucoup de bien !

« Je n’aime pas lorsqu'on me dit que tout ce que je fais est très bien. Ça me paraît hypocrite. »

D'autant que tu as la réputation d'être quelqu'un de réservé.
Ma famille est ma base. Ils me soutiennent constamment, font le débriefing de mes matchs avec moi et sont très critiques envers mes performances. Je peux mettre un but en lucarne et enchaîner les bons gestes défensifs, ils me diront quand même ce qui ne va pas. Cela m’aide à progresser. J'appelle aussi mon ami Kubilay après mes matchs. J’adore avoir son ressenti, j’ai constamment besoin d’une analyse, c’est important pour moi. Je n’aime pas lorsqu'on me dit que tout ce que je fais est très bien. Ça me paraît hypocrite. Je n’hésite pas à appeler mes voisins d’Istanbul aussi. Malgré la distance, ils savent me redonner le sourire et le moral lorsque j'ai un coup de moins bien.

D'où vient ton humilité ?
À l’âge de huit ans, déjà, je travaillais avec mes oncles sur le marché de notre ville. Je bossais aussi avec mon frère dans le domaine du textile après son service militaire. J'ai donc rapidement compris à quel point gagner de l'argent est compliqué. J’ai beau très bien gagner ma vie aujourd’hui, je ne fais pas d’achats excessifs, car ce ne serait plus moi. Je préfère utiliser mon argent à bon escient. Par exemple, mon premier réflexe lorsque j’ai eu mon contrat au LOSC a été de vouloir faire déménager mes parents. Ils le méritent. Toute ma famille est à Bursa dans le même quartier depuis des années, et ils ont refusé de partir. Du coup, j’ai décidé de leur construire une maison dans notre quartier. Je n’aime pas me faire écraser. Ma rigueur et ma détermination viennent aussi d’ici. C'est aussi pour ça que je me donne tellement pour apprendre le français. Je veux comprendre ce que l'on me dit et je veux pouvoir m'exprimer comme je le souhaite.

En Turquie, les gens adorent en savoir le plus possible sur les joueurs. Malgré ton statut de titulaire au LOSC et d’international, on a globalement l'impression de ne pas trop en savoir sur toi. C'est quelque chose de voulu ?
C’est dû à mon caractère. J'ai un cercle d'amis très fermé et je veux que l'on parle de moi seulement pour mes performances sur le terrain. Je ne suis pas à l’aise lorsque l’on aborde ma vie privée. Je me protège beaucoup, mais je suis conscient que je dois plus m’ouvrir, notamment avec les interviews et sur les réseaux sociaux. Tout cela reste nouveau pour moi malgré ma troisième année au LOSC.

Ici, tes coéquipiers ont l'air de t'adorer. Qui sont les joueurs qui t'ont le plus aidé à t'intégrer ?
Je m’entends très bien avec Jonathan Bamba, car il connaît mon ami Kubilay. Ils ont joué ensemble à Saint-Étienne. Lebo Mothiba et Loïc Rémy ont également été essentiels à mon adaptation. Ce sont de vrais bons gars. Ça fait plaisir à tout le groupe que je puisse enfin m’ouvrir. Finalement, c’est très facile de s’intégrer au LOSC. L’ambiance est tellement bonne que chaque jour, tu viens en te disant que tu vas travailler, mais aussi bien rire avec tes coéquipiers. Il y a plusieurs nationalités différentes dans le groupe, chacun apporte sa bonne humeur, c’est une vraie belle expérience.



Quelle est ta relation avec Christophe Galtier ?
Une relation basée sur la confiance. Il est très proche des joueurs, très blagueur. Après, sur le terrain, c’est la discipline avant tout. Il me fait confiance, donc je n’ai jamais envie de le décevoir. Je lui dois beaucoup. La saison dernière, j’ai eu une longue période de moins bien par rapport à ma première année au LOSC. Je le dis pour la première fois ici, mais j’avais une grosse blessure à la cheville pendant quatre mois. Cela m’a posé beaucoup de problèmes dans mes performances. J’avais la peur d’avoir mal, je faisais des erreurs défensives que je ne faisais pas lors de ma première saison. Je me disais qu’en délivrant des passes décisives, cela gommerait mes lacunes du moment. J’ai décidé d’aller voir le coach pour lui dire que ce n’était plus possible pour moi de cacher cette douleur. Il a su trouver les bons mots, me rebooster. Lorsque j’ai su que je ne le décevais pas, je suis parti travailler avec un kiné pour ma cheville, et aujourd'hui, cela va beaucoup mieux. Je veux constamment être performant pour lui rendre la confiance qu’il me donne depuis trois ans.

« Si tu enlèves Mbappé et Neymar au PSG, qui reste une machine, les cartes sont redistribuées. Lorsque l'un des deux est absent, Paris souffre, et la preuve, sans Neymar, nous avions réussi à les battre 5-1 en avril 2019. »

Quel rôle as-tu joué dans les arrivées de Burak Yılmaz et Yusuf Yazıcı ?
J’ai clairement joué un rôle, je peux le dire. Le fait que je puisse réaliser de belles performances au LOSC a mis la lumière sur les joueurs turcs. J’entends beaucoup de rumeurs de transferts entre des joueurs de chez nous et les clubs de Ligue 1. Ce n’est pas anodin. Luis Campos est venu me voir pour me demander ce que je pensais de Yazıcı et s’il estimait que ça valait le coup de s’intéresser à lui. Je lui ai répondu que Yusuf est une excellente personne, qui veut apprendre et côtoyer le haut niveau. C’est la conversation qui a accéléré ce transfert, je pense. Je sais que la première saison de Yazıcı a laissé quelques observateurs perplexes, mais il faut savoir que l'an passé, nous n'étions pas aussi forts que cette saison. En C1, on n'a jamais réussi à montrer notre vrai niveau. Cette saison, c'est totalement différent. Notre effectif est de grosse qualité, on peut rivaliser avec tout le monde sur tous les tableaux. Le groupe a gagné en expérience, en maturité...

De nombreux observateurs voient Lille comme l’équipe la plus crédible pour titiller le PSG en Ligue 1. Vous en parlez entre vous ?
Je suis entièrement d’accord. Nous en avons parlé dès le départ dans le vestiaire. Par exemple, lorsque Burak Yılmaz est arrivé, il m’a demandé d’entrée : « Après le PSG, quelle est l’équipe la plus forte de ce championnat ? » Je lui ai dit que c’était le LOSC. Il y a des clubs comme Rennes, Marseille et Lyon, mais je suis persuadé que nous sommes meilleurs. Par exemple, Jonathan Ikoné est un joueur incroyable qui fera une très grande carrière, mais il n’est pas toujours titulaire, cela montre la qualité offensive de l’équipe : le danger vient de partout. Et encore, Jonathan David n’a toujours pas marqué (entretien réalisé juste avant le premier but de Jonathan David contre Lorient, N.D.L.R.). C’est un jeune joueur très talentueux. Il ne parle pas beaucoup, mais il écoute énormément. Il ne faut pas oublier qu’il n’a que 20 ans. Il lui faut un seul but, et la machine sera lancée. On a tellement de qualités offensives qu'on aura notre mot à dire. Si la saison n'avait pas été interrompue l'an passé, je pense que nous nous serions à nouveau retrouvés en Ligue des champions. J'en suis sûr. Si tu enlèves Mbappé et Neymar au PSG, qui reste une machine, les cartes sont redistribuées. Lorsque l'un des deux est absent, Paris souffre, et la preuve, sans Neymar, nous avions réussi à les battre 5-1 en avril 2019.

Tu n'as jamais pensé à quitter Lille pour le moment ?
J'ai entendu qu'il y avait eu un réel intérêt de Tottenham. Je ne sais pas s'ils ont fait une offre au LOSC ou non. Ce qui est sûr, c'est que la Premier League est un championnat qui m'attire. Maintenant, je ne regrette pas que cela ne se soit pas fait cet été, surtout lorsque je vois notre début de saison.



Propos recueillis par Diren Fesli, à Lille