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M’Changama : « Cette qualification ne tombe pas du ciel »

Les Comores ont décroché leur qualification pour la CAN 2022 au Cameroun, grâce à leur match nul face au Togo, jeudi à Moroni (0-0). Une première pour les insulaires, mais pas forcément une surprise pour ceux qui suivent le parcours des Cœlacanthes depuis qu’Amir Abdou en est le sélectionneur (2014). Youssouf M’Changama (30 ans), le milieu de terrain des Comores et de Guingamp (Ligue 2), a pris le temps de raconter cette journée du 25 mars si particulière.

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C’est fait, les Comores sont qualifiées pour la CAN. Sur le moment, comment avez-vous vécu les premiers instants de cette performance historique ?
Dès le coup de sifflet final, il y a eu une explosion de joie dans le stade, où 1000 spectateurs avaient été autorisés à venir. Sur le banc de touche, sur le terrain, il y avait beaucoup de cris de bonheur, de joie. Moi, pendant quelques secondes, j’ai eu un sentiment mitigé. Oui, j’étais content qu’on se qualifie. Mais un peu frustré de ne pas avoir gagné. Je voulais qu’on termine par une victoire pour notre dernier match du groupe à domicile. Puis j’ai fait un tour sur moi-même, j’ai vu tout le monde, les joueurs, le staff, les officiels, les supporters, qui étaient fous de joie, et j’ai réalisé ce que nous venions d’accomplir. Vous savez, je suis quelqu’un qui intériorise beaucoup. Mais je suis vraiment heureux et fier.

Le match n’a pas été facile, face à une équipe du Togo déjà éliminée et fortement remaniée, essentiellement composée de joueurs locaux...
On s’y attendait. Le Togo était venu pour nous poser des problèmes. C’est ce qu’il a fait, et cela ne m’étonne pas. Il y avait beaucoup de locaux dans cette équipe, ils se connaissent bien, ils ont des connections parce qu’ils jouent régulièrement ensemble, ils sont habitués à jouer des matchs en Afrique, dans des conditions parfois difficiles. Nous, on joue tous en Europe, et c’est parfois plus compliqué, avec la chaleur notamment. Il y a eu quelques moments compliqués pendant le match, le Togo a eu quelques occasions. À un moment, le coach, Amir Abdou, s’est énervé et nous a demandé de nous réveiller.

« Comme d’autres professionnels évoluant en France, je n’ai reçu qu’au dernier moment l’autorisation de rejoindre la sélection. Franchement, ça aurait été difficile à vivre de ne pas être là pour cette qualification. »

Y avait-il de l’appréhension, une pression peut-être inhabituelle autour de la sélection ?
La pression, elle venait surtout de l’extérieur. Des supporters, des amis, des familles. Par exemple, moi qui suis né à Marseille, j’ai reçu beaucoup de messages d’encouragements. Il y avait une très grosse attente autour de ce match, les gens étaient à fond derrière nous. Mais au sein du groupe, nous étions tranquilles, conscients que nous allions jouer un match très important, sans se mettre de pression inutile. On a beaucoup parlé entre nous. Les plus anciens, dont je fais partie, ont pris la parole. Moi, je n’ai pas joué le match en avance dans ma tête. J’étais juste concentré. Je me suis aussi souvenu que j’aurais pu rater ce match, car, comme d’autres professionnels évoluant en France, je n’ai reçu qu’au dernier moment l’autorisation de rejoindre la sélection. Franchement, ça aurait été difficile à vivre de ne pas être là pour cette qualification.

Personne n’a eu les jambes un peu cotonneuses, surtout dans les cinq dernières minutes ?
Non, je ne l’ai pas ressenti. Ni peur, ni nervosité. Il y a eu des moments compliqués dans le match, mais on a plutôt bien géré. On aurait pu marquer, le Togo aurait pu marquer. Mais le Kenya et l’Égypte ont fait match nul (1-1), même avec une défaite, on se qualifiait avant d’aller au Caire.

« À Moroni, les gens sont sortis dans la rue pour faire la fête. Le gouvernement, pour l’occasion, avait laissé faire, malgré le couvre-feu. »

Avez-vous pu mesurer la joie qui s’est emparée de Moroni et de tout l’archipel après votre qualification ?
Au stade, avec les supporters présents, on en a eu un aperçu. À Moroni, les gens sont sortis dans la rue pour faire la fête. Le gouvernement, pour l’occasion, avait laissé faire, malgré le couvre-feu. Mais après le match, nous sommes rentrés à notre hôtel. On doit partir ce vendredi pour Le Caire, où on va affronter l’Égypte le 29 mars (le chef de l’État, Azali Assoumani, a décidé de recevoir les membres de la sélection vendredi matin, au palais résidentiel, NDLR). Et ce n’est pas parce que nous sommes qualifiés que nous allons prendre ce match à la légère. La première place du groupe est en jeu, on veut bien figurer et terminer ces éliminatoires en beauté. On va se mesurer à une des meilleures sélections africaines, on se devra d’être à la hauteur !

Avez-vous quand même fêté l’évènement ?
Après le match, nous sommes revenus à notre hôtel. On a mangé tranquillement, on a évoqué certains souvenirs, puis chacun a vaqué à ses occupations, en téléphonant à la famille, aux amis. Il n’y avait pas de supporters aux abords de notre hôtel, pour des raisons sanitaires. De toute manière, comme nous sommes dans une bulle, il n’aurait pas été possible de fêter ça avec eux. La soirée a donc été sobre. On fêtera peut-être ça plus tard, quand ce sera possible.

« C’est plus de sept ans de travail et de l'humilité, une caractéristique très comorienne. »

Mesurez-vous vraiment la performance que les Comores viennent d’accomplir ?
Ça reste un exploit, même si nous avons beaucoup progressé depuis qu’Amir Abdou est le sélectionneur. Les Comores ne sont affiliés à la FIFA et à la CAF que depuis 2005. C’est très rare qu’une sélection aussi jeune parvienne à se qualifier aussi vite pour une phase finale de CAN ! D’autant plus qu’avant 2014, les Comores n’avaient pas vraiment eu l’occasion de briller. Les Comores, c’est moins d’un million d’habitants, donc un réservoir de joueurs assez limité, que ce soit au niveau des locaux ou des binationaux. Le coach a su mettre en place un groupe, un collectif, où il y a beaucoup d’unité, de solidarité. Regardez notre effectif : il n’y a pas de star. Personne ne joue dans un grand club européen, il y a des internationaux qui évoluent en National 1 ou 2. Nous n’avons pas l’effectif du Maroc, de la Côte d’Ivoire ou de l’Égypte, mais on a prouvé qu’on pouvait faire quelque chose de grand. D’ailleurs, on a su rivaliser contre les meilleurs ces dernières années : contre le Ghana (0-0), le Maroc (2-2), le Cameroun (1-1), l’Égypte (0-0)... Notre qualification ne tombe pas du ciel. On a travaillé, et nous ne pouvons ressentir que de la fierté, de la joie. C’est plus de sept ans de travail et de l'humilité, une caractéristique très comorienne.

La CAN, c’est seulement en janvier prochain...
Oui, mais cela va nous laisser le temps de nous préparer. La qualification, c’est une chose. Mais il faudra bien figurer, donner une bonne image, montre que nous sommes là parce que nous l’avons mérité. Prenez l’exemple du Cap-Vert, ou de Madagascar plus récemment. Eux aussi sont partis de loin, ils ont travaillé et réussi à se qualifier pour la CAN, et à y faire des résultats. On peut s’en inspirer...

Propos recueillis par Alexis Billebault
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