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Belaïli, étoile renaissante

Quasi inconnu en Europe, Youcef Belaïli a longtemps gavé de sucreries techniques l'élite du football algérien, dont il était l'une des plus grandes vedettes. Avant de plonger en 2015, la faute à un contrôle positif à la cocaïne, ce qui lui a valu d'être suspendu jusqu'en 2017. Deux ans de purgatoire, avant de retrouver la sélection algérienne, où il a carrément mis Yacine Brahimi sur le banc depuis le début de cette CAN 2019. Gros plan sur l'histoire d'un mec dont le retour n'était plus attendu par personne et qui sera pourtant fidèle au poste aujourd'hui à Suez (18h), quand l'Algérie défiera la Côte d'Ivoire en quarts de finale.

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« Quand j'ai vu son nom sur la liste de la sélection, ça m'a choqué. Je me suis dit : "Punaise le gars a rebondi direct, c'est dingue !" » Ce 11 novembre 2018, Noui Laïfa, qui a joué six mois avec Youcef Belaïli à l'USM Alger en 2014 et évolue désormais au FC Fleury 91 (National 2), n'est pas le seul Algérien à s'exciter du retour de son ex-équipier en sélection. Qui est Youcef Belaïli ? Un frisson qu'on croyait disparu pour de bon. Il faut dire que le meneur de jeu de 27 ans, rappelé alors par Djamel Belmadi pour une rencontre face au Togo dans le cadre des qualifications pour la Coupe d’Afrique des nations, n'avait plus été vu en sélection depuis 2015. Voilà donc Belaïli de retour en équipe nationale et l'Algérie du football se prend subitement à frémir de plaisir. Quelques mois plus tard, on comprend soudainement pourquoi : l'inventivité et l'audace offensive de l'ailier de l'Espérance de Tunis, déjà auteur de deux buts décisifs depuis le début de cette CAN 2019, en font l'un des tout meilleurs joueurs des Fennecs depuis le début du tournoi.

Talent fou, tabac et cocaïne


Personne, pourtant, n'aurait probablement misé le moindre kopeck sur un retour au premier plan de Belaïli en sélection il y a encore un an et demi. Le 26 janvier 2018, le joueur quittait Angers sur la pointe des pieds, où il s'était engagé quatre mois plus tôt, au sortir de deux ans de suspension pour dopage à la cocaïne. Un pari loin du Maghreb - le premier pour le milieu de terrain - qui prenait vite des airs de ratage total. Le président du SCO, le Franco-Algérien Saïd Chabane, semblait pourtant avoir envie de relancer celui qu'on a souvent décrit comme un talent insolent du football algérien. Pas une mince affaire : Belaïli traîne derrière lui un boulet du genre encombrant, lui qui avait été suspendu quatre ans par la CAF quand il évoluait à l'USM Alger, pour avoir été contrôlé positif à la cocaïne après un match de Ligue des champions africaine en août 2015.


Une sanction finalement ramenée a deux ans par le Tribunal arbitral du sport, qui considérait que le joueur n'avait pas eu conscience de violer le règlement. « Mohamed Youcef Belaïli avait admis avoir fumé la chicha lors d’une fête le 5 août 2015, jugeait alors le TAS dans un communiqué. Il avait également affirmé ne pas être conscient que de la cocaïne avait été mélangée au tabac... La Formation arbitrale est arrivée à la conclusion que la violation des règles antidopage par le joueur avait un caractère non intentionnel. » Reste une question, qui obsède alors l'Algérie : comment Belaïli, vraie célébrité au pays, en est-il donc venu à se saborder ? À écouter son paternel, ce natif d'Oran se serait un peu paumé dans le tumulte des nuits d'Alger. « C'était difficile pour moi de le surveiller. Il habitait seul à Alger et moi, je suis presque tout le temps à Oran. D'après ce que j'ai entendu, il avait des amis, et à cause d'eux, il a commencé à sortir la nuit et s'amuser. Youcef a été victime de son entourage. »

L'impasse angevine


Après avoir passé deux ans à s’entraîner seul, le joueur échoue donc à Angers, où il ne dispute qu'une mi-temps avec l'équipe première (victoire 1-0 en 8es de finale de Coupe de la Ligue face à Metz), tout en entamant un dialogue de sourd avec son entraîneur, Stéphane Moulin. Car Belaïli est bien conscient du talent qu'il a dans les pattes, et, après deux ans passés à l'ombre, n'a plus envie d'attendre pour briller. Sauf que sa direction le juge encore hors de forme et que la confiance du joueur en ses propres capacités s'empale sur les exigences physiques de la Ligue 1. Lui assure pourtant qu'il a vite retrouvé ses cannes : « Il faut que vous sachiez qu’au départ, quand je suis arrivé à Angers, j’étais blessé. Ils pensaient que j’allais prendre six mois pour retrouver mon niveau, alors que finalement, deux mois seulement m’ont suffi. J’ai commencé à jouer avec la réserve du club et à marquer des buts. Je voulais du coup jouer avec l’équipe pro, mais on m’a demandé de patienter. Moi, je n’ai pas accepté. J’étais resté plus de deux ans sans jouer au haut niveau, je ne pouvais pas attendre plus que ça. J'ai parlé avec l’entraîneur, il m’a dit : "Tu es un joueur de ballon, sauf que dans notre équipe, on a un style différent. Notre équipe mise sur le physique et joue plus défensivement..." »


« Après, Angers, je sais que c'est un club un peu spécial, très familial, tente d'analyser Noui Laifa. J'ai des amis qui sont passés par là-bas, comme Karl Toko-Ekambi, et ils t'expliquent qu'il faut rentrer dans le moule de proximité du club... Si tu ne peux pas bien communiquer, ça devient tout de suite compliqué. Belaïli, il vient du bled, les mecs là-bas ont un confort, bouger loin à l'étranger, c'est compliqué pour eux. Surtout, il ne parle pas très bien français, ça n'a certainement pas dû l'aider. »

Retour aux sources


Mal dans ses pompes dans l'Hexagone, le joueur se rapproche géographiquement de son Algérie natale en signant à l'Espérance de Tunis en janvier 2018. Un club où il avait déjà évolué de 2012 à 2014. Le come back sera du genre triomphal : dans son élément, Belaïli brille, s'impose sur l'aile gauche et remporte même la Ligue des champions africaine avec l'Espérance en novembre dernier. « À l’Espérance, il a trouvé une forme de continuité sportive, mais aussi salariale, car c'est un club qui offre de très bons niveaux de rémunération. Et évidemment, culturellement, c'est quand même aussi beaucoup plus proche de ce qu'il a connu au bled, en Algérie  » , déroule Noui Laifa.


L'appel de la sélection coule alors de source, même si voir Belaïli titularisé sur l'aile gauche depuis le début de la CAN, alors que Yacine Brahimi et Adam Ounas sont relégués au banc, peut au premier abord sembler surprenant. Sauf si l'on pousse la curiosité à regarder les matchs : contre le Sénégal en phase de groupes, le numéro 8 des Verts a distribué le jeu à coups de louches aussi osées que savamment dosées, tout en marquant le seul but de la rencontre, d'une frappe coup de pied maîtrisée. Face à la Guinée en huitièmes de finale, il ouvrait le score, après avoir suscité un une-deux millimétré dans la surface, avant de conclure l'affaire du plat du pied. À l'heure de retrouver la Côte d'Ivoire pour le choc des quarts de finale de la CAN ce jeudi, Belaïli n'a d'ailleurs jamais semblé aussi proche de son objectif suprême, qu'il s'était fixé en mars 2018, à savoir « jouer aux côtés de Mahrez et remporter la CAN 2019 avec la sélection nationale » . Un sacre auquel peuvent légitimement prétendre les Fennecs et qui pourrait bien achever sur une note triomphale l'histoire de sa rédemption.

Par Adrien Candau Propos de Noui Laifa recueillis par AC, autres propos issus de lebuteur.com, lagazettedufennec.com et competition.dz.
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