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Atal, le déjeuner est servi

Inconnu à son arrivée à l'OGC Nice cet été, Youcef Atal (22 ans) s'est très vite fait un nom sur la Côte d'Azur où ses performances dans son rôle de piston droit réjouissent les supporters des Aiglons. En même temps, qui n'aime pas un latéral qui cavale pendant 90 minutes et qui aime faire quelques grigris ?

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Youcef Atal ne connaît probablement pas personnellement Taiwo Awoniyi. Pourtant, sa carrière sera à jamais liée à celle de l’attaquant nigérian prêté par Liverpool à La Gantoise. Alors à Mouscron, Taiwo Awoniyi, et ses neuf buts en championnat, attire les recruteurs étrangers dont Serge Recordier, envoyé par l’OGC Nice pour observer le goleador. Sauf que le recruteur, désormais à Monaco, a très vite dévié son regard pour le poser sur ce jeune latéral droit qui avale les kilomètres sur son couloir droit de la défense. Son nom ? Youcef Atal. Trois mois plus tard, les Aiglons lâchent un chèque de 3,5 millions d’euros pour attirer l’international algérien sur la Côte d’Azur. Et onze matchs de Ligue 1 plus tard, Youcef Atal est déjà la coqueluche des supporters de l’OGC Nice et l’une des belles révélations du championnat.

Les galères belges


Pourtant, l’histoire d’amour entre Youcef Atal et l’OGC Nice aurait pu ne jamais exister tant la probabilité de voir un recruteur tomber par hasard sur un de ses matchs était faible. Il faut dire que le latéral algérien n’était pas souvent sur la pelouse. Il connaissait d’ailleurs face à Mouscron sa sixième titularisation et disputait son dixième et dernier match de la saison. La faute à des soucis de papiers qui lui ont fait manquer la préparation estivale, à quelques blessures et à un style de jeu qui ne correspondait pas forcément à ce qu’attendait son coach Glen De Boeck, comme le résume son ancien coéquipier à Courtrai, Lucas Rougeaux : « C’est une question de profil. En Belgique, les entraîneurs sont tournés sur un jeu un peu plus physique. Je pense qu’il attendait peut-être des choses différentes d’un latéral droit. »


Pas vraiment de quoi faire déprimer celui qui « ne perd pas une occasion de rigoler » comme le signale son ancien coéquipier Idir Ouali qui salue l’état d’esprit de Youcef Atal. « Certains joueurs lorsqu'ils ne jouent pas, on ne peut même pas leur parler, alors que Youcef était toujours de bonne humeur » , assure-t-il. Et pourtant, Atal avait de quoi déprimer comme il l’a récemment confié à L’Équipe : « C'était grave dur en Belgique, ils parlaient flamand ou anglais, il faisait froid, j'arrivais seul d'Alger. Mais je ne pouvais pas revenir en Algérie, les gens auraient dit que je ne pouvais pas réussir, et moi, je ne doute pas. » Il faut dire que ses nombreux coéquipiers francophones de l’équipe ont tout fait pour aider celui qui est « tout le temps sur son téléphone, à regarder Snapchat ou Instagram » , comme le confie son ami et ancien coéquipier Larry Azouni. Que ce soit pour l’aider à déménager, aller au restaurant, se balader à Lille, l’emmener à l’entraînement et même l’inviter à dormir comme l’a fait Lucas Rougeaux après l’opération au ménisque de Youcef Atal et la demande du chirurgien de ne pas le laisser dormir seul durant les deux nuits suivant son opération. Des coéquipiers qui sont aussi présents pour tendre l’oreille et remonter le moral de leur « petit frère » : « Il me disait que c’était dans sa tête que ça n’allait pas et il pensait que c’était pour cela qu’il ne jouait pas. Nous, on lui disait de s’accrocher, qu’il devait continuer à travailler, car il avait de grosses qualités et que ça allait finir par payer » , se remémore un Larry Azouni visionnaire.


Dante : « Il joue comme s’il était au bled »


Larry Azouni, Lucas Rougeaux et Idir Ouali ne sont pas les seuls à avoir remarqué le talent de Youcef Atal dès son premier entraînement. Son nouveau coéquipier à Nice, Dante, qui en a pourtant vu d’autres, a lui aussi très vite confié son admiration au journal Nice-Matin : « J’ai vu dès son premier entraînement qu’il avait un truc. Il a le foot dans le cœur, joue de manière instinctive. Il joue comme s’il était au bled. » Une phrase qui fait sourire Larry Azouni qui rejoint la comparaison du défenseur brésilien : « Il a cette hargne, cette mentalité qu’on ne voit pas trop en Europe. Il ne calcule pas, il a faim et va arracher la pelouse jusqu’à la dernière minute. Et puis il adore les petits ponts, il en abusait même parfois. (Rires.) Il joue comme s’il était en bas de chez lui au quartier. »


Si Youcef Atal n’a pas forcément cette « culture européenne » , c’est qu’il a fait toutes ses classes en Algérie où il a connu plusieurs clubs chez les jeunes au gré des déménagements de sa famille, comme il l’a expliqué à L’Équipe : « J'ai changé deux ou trois fois pour suivre ma famille, mon père avait changé de travail entre Tizi Ouzou et Alger. On est revenus à Tizi, et quand j'étais à la JS Kabylie, j'habitais trop loin pour aller au stade tous les jours. J'avais une heure trente de bus, je devais me débrouiller parfois pour dormir chez un coéquipier. J'ai demandé au président s'il pouvait me payer un transport en lui disant que je n'avais pas d'argent. Il ne pouvait pas. »

À fond la forme


Des galères que Youcef Atal a vite oubliées une fois installé à l’internat du Paradou Athletic Club. Un club de deuxième division algérienne qui ne l’empêche pas de régaler, de faire ses premiers pas en pro et d’être appelé en sélection algérienne en juin 2017. Plus d’un an après, c’est dans la peau d’un titulaire en puissance que Youcef Atal dispute un match de qualification à la CAN avec les Fennecs face au Togo (4-1). Une rencontre durant laquelle, le jeune espoir fera ce qu’il sait faire de mieux : cavaler sur son couloir droit, prendre un taquet, tomber, se relever, cavaler de nouveau, dribbler et envoyer une chiche en pleine lucarne. Une journée classique au bureau en somme pour le natif de Boghni, qui a déjà inscrit un but avec Nice, face à Nîmes le 10 novembre dernier (1-0).


De quoi réjouir Patrick Vieira, fan de sa nouvelle pépite : « Il est généreux dans l'effort, donne tout sur le terrain et apporte la joie de vivre en dehors. Il est en train de grandir, il faut qu'il progresse sur le plan tactique et défensif pour être plus complet. » Des légères lacunes défensives et tactiques qui sont moins visibles à l’OGC Nice, où il évolue à un poste de piston droit au sein d’un 3-5-2 qui lui permet d’être couvert par ses défenseurs centraux et d’exploiter ses qualités physiques, sa vitesse et son passé d’ancien ailier droit comme l’explique Idir Ouali : « Il faut qu’il garde cette étincelle qu’il a et que peu de joueurs ont, tout en progressant tactiquement et en se canalisant un peu, car tu ne peux pas être tout le temps à fond. Mais, il doit garder cette folie, car c’est une qualité. » Pour Idir, « Youcef, c’est une furie, une vraie dynamite sur le terrain  » , qui est désormais prêt à exploser en Ligue 1.



par Steven Oliveira Tous propos recueillis par SO sauf mentions.
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