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Xavier Collin : « Les Vosges, c'est la France profonde, mais c'est magnifique »

Xavier Collin a remporté la Coupe de la Ligue avec Gueugnon avant de tenir les défenses d'Ajaccio et de Montpellier. À 45 ans, il mène aujourd'hui son SA Spinalien dans sa plus belle épopée en Coupe de France, avec un quart à jouer contre les Verts. L'occasion de parler de sapins, de diplômes et de salade de fruits avec le Bruce Willis des Vosges.

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Bonjour Xavier. Ce jeudi, le SAS affronte l’AS Saint-Étienne en quarts de finale de Coupe de France. Est-ce que l’on change ses habitudes avant des matchs comme ça ?
Non, surtout pas. Même si la pression est montée tout doucement au fil des jours, on aborde cette rencontre avec beaucoup de recul et de détachement. On va rester nous-mêmes, garder ce qui fait notre force, sans changer notre préparation. On a notre petite routine : un repas en commun le midi aux Moulins bleus, le restaurant qui est juste à côté du stade et qui est partenaire du club, puis les joueurs font une petite marche dans le Parc du château avec le président et l’adjoint, pendant que je prépare la causerie avec l’analyste vidéo. Et après la causerie, les garçons rentrent chez eux avant de revenir pour le match. On fera exactement la même chose ce jeudi, même s’il faudra se déplacer cette fois à Nancy au stade Marcel-Picot.

Votre milieu de terrain Jérémy Colin prédisait que vous iriez jusqu’aux quarts de finale de la Coupe. Si c’est vraiment lui l’oracle, est-ce que ça veut dire que votre parcours s’arrêtera à ce stade ?
Attention : il avait dit qu’on irait au moins en quarts de finale ! Donc rien n’est fait. Il ne faut pas que ce match soit une fin en soi. Depuis le début, on a l’ambition d’aller le plus loin possible, même si la direction nous avait donné l’objectif d’aller en 32es. Quand on est compétiteur, on ne peut pas se dire qu’une fois arrivé là, on a fait le job. Ce n’est pas notre façon de faire.


Cela fait quatre ans que vous entraînez Épinal. Il y a eu deux saisons de National compliquées où vous êtes relégués puis repêchés au dernier moment, puis depuis deux ans en National 2. À l’inverse, vous vivez une épopée historique en Coupe de France.
« Notre public préfère voir des gars aller au combat plutôt que faire dix passes d’affilée. C’est la ligne de conduite du SAS. »
Dans quelle dynamique est donc réellement ce club ?

Sur ces quatre ans, il faut distinguer deux phases différentes. Les deux premières saisons, en étant repêché de justesse au mois de juillet, je n’avais pas la possibilité de construire un groupe sur la durée. Ça a été très compliqué. Puis une fois la descente actée en 2018, on a pu bâtir un nouvel effectif, avec des structures adaptées et un minimum de salariés. On est reparti d’une feuille blanche à ce moment-là. Depuis, on évolue constamment et on espère pouvoir jouer les premiers rôles dans les années à venir.

Votre équipe, justement, est composée de revanchards, de joueurs qui ont joué en professionnel ou qui sont passés à rien de l’être. Comment ce groupe s’est-il constitué ?
Il a fallu définir les profils de joueurs que l’on souhaitait. Certains ont manqué d’un peu de chance, d’un petit coup de pouce, et se sont retrouvés sur le carreau. D’autres ont envie de s’installer dans la durée, ce qui est rare dans un club de N2. On a envie de les faire progresser sur le long terme. Et puis certains gars ont été recrutés après nous avoir tapé dans l'œil, comme Mickaël Biron, qu'on a croisé l'an dernier en Coupe de France en Martinique. Voilà les trois catégories de joueurs qu’on a. Mais c’est surtout la première fois depuis quatre ans que j’ai un groupe qui est presque resté inchangé à l’intersaison. C’est un gage de performance, d’automatismes et de complicité. Ce groupe vit bien parce qu’il a appris à se connaître dans la durée. Aujourd’hui, on a des garçons qui ont un super état d’esprit et qui ont envie de prouver qu’ils ont les capacités de jouer un ou deux crans plus haut.


Vous, votre coup de pouce, c’était de remporter la Coupe de la Ligue avec Gueugnon en 2000, en battant le PSG en finale (2-0) ?
Tout à fait. Ce titre a été un coup de projecteur et j’ai envie que ça se reproduise pour mes joueurs 20 ans plus tard. Pour avoir vécu ça, je retrouve le même sentiment d’insouciance dans une équipe qui n’a peur de rien. Puisqu’on est un peu dans l’anonymat de National 2, coincé à la 7e place, on a préféré donner la priorité à la coupe, surtout que Sedan et Bastia se sont envolés très rapidement en tête du classement. Quelque part, on a mis quelque matchs de championnat de côté.



Vous utilisez votre propre expérience comme un levier auprès de vos joueurs ?
Je ne leur en parle jamais. Ça me sert plus personnellement. Aujourd’hui, je suis entraîneur, ce n’est pas toujours facile de faire des choix et surtout d’expliquer ses choix à des garçons quand ils ne jouent pas. Mais on savoure pleinement cet événement, parce que nous, staff, on existe à travers la performance de nos joueurs.

« Si aujourd’hui, je suis à Épinal, c'est que parce que c'est un passage obligé pour moi. Il faut du temps pour se construire en tant qu’entraîneur. Cette Coupe de France est une étape importante. »
Rolland Courbis, votre coach à Ajaccio puis Montpellier, disait de vous à l’AFP : « Sa carrière d'entraîneur ressemble à celle de joueur, il mériterait mieux » ...
C’est gentil de sa part. Moi, je pense qu’on a toujours ce qu’on mérite. Si aujourd’hui, je suis à Épinal, c'est parce que c'est un passage obligé pour moi. Il faut du temps pour se construire en tant qu’entraîneur. Cette Coupe de France est une étape importante. Avec mon staff, ces matchs nous permettent de progresser en rencontrant des équipes européennes. Et à l’approche du match, on se doit d’être plus professionnels et plus précis pour aider nos joueurs.


Il y a quelques mois, vous étiez sondé par Châteauroux, mais ça n’a pas pu se faire pour des raisons de diplôme (c'est Nicolas Usaï qui a eu le poste). C’est si compliqué que ça de le passer ?
Aujourd’hui, le BEPF est très demandé. Il n’y a que 10 places par an pour 50 ou 60 candidats. Quand on est entraîneur d’Épinal, en National 2, on n’est pas dans l’obligation d’avoir ce diplôme, donc automatiquement, on passe après d’autres profils d’entraîneur. C’est le sésame indispensable pour aller vers le haut niveau et tant qu’on ne l’a pas, on reste dans l’ombre. C’est comme ça, chaque chose en son temps et j’espère que cette saison m’ouvrira quelques portes.

On dit souvent que les joueurs ayant eu un parcours amateur avant de devenir pro ont quelque chose de différent par rapport à ceux qui sont dans le circuit depuis le centre de formation. Qu’en est-il pour un entraîneur ?
Je n’ai aucun doute là-dessus. Aujourd’hui, en plus d’être entraîneur, j’occupe la fonction de manager général du club. Ça me donne la possibilité de toucher un peu à tout, de la gestion des contrats au recrutement, alors qu’au haut niveau, l’entraîneur se concentre généralement uniquement sur son équipe. C’est forcément une expérience enrichissante, qui nous permet de voir l’envers du décor et de comprendre tout ce qui se passe à l’intérieur d’un club. Parfois, on se dit que le jour où on sera en haut, ça sera bien plus facile que ce qu’on fait ici.



Vous avez été formé ici au SA Spinalien, avant de revenir 18 ans plus tard. Qu’est-ce qui vous lie à ce club ?
C’est un club qui a un passé pro (dix saisons en Ligue 2 entre 1974 à 1997, N.D.L.R.), mais qui a subi des revers importants. Depuis le dépôt de bilan en 1998, il a du mal à se relever. On est en reconstruction, mais on peut compter sur les valeurs familiales au sein du club, des valeurs de générosité et de combativité. Et ça, ça me ressemble. Notre public préfère voir des gars aller au combat plutôt que faire dix passes d’affilée. C’est la ligne de conduite du SAS. On est installé dans une région qui n’est pas toujours facile, mais c’est ce qui fait notre force.

Cette région des Vosges, c’est aussi un contexte assez particulier.

Oui, c’est la campagne ! C’est vrai qu’on dit toujours qu’il n’y a pas grand-chose à faire, que c’est vert et qu’il n’y a que des sapins.
« Les Vosges, c'est un département magnifique avec beaucoup d’endroits très sympathiques. Nous, on fait notre préparation à Gérardmer ou à la Bresse, et ça vaut le détour, que ça soit l’été pour les balades ou l’hiver pour skier. »
La France profonde, quoi. Mais ça reste un département magnifique avec beaucoup d’endroits très sympathiques. Nous, on fait notre préparation à Gérardmer ou à la Bresse, et ça vaut le détour, que ça soit l’été pour les balades ou l’hiver pour skier. Quand on y grandit (il vient de la commune de Charmes, N.D.L.R.), on a tendance à l’oublier. Et quand on revient, on apprécie cette fraîcheur, cette tranquillité. De ce côté, c’est assez apaisant. On essaye de le faire découvrir aux garçons qui ne sont pas du coin et quand on est dans les Hautes-Vosges, ils nous disent tous que c’est un endroit magnifique.

Votre capitaine Ismaël Gace racontait quand même qu’il se les gelait pendant ces dites balades.
(Rires.) Il faut dire qu’il a pas mal bourlingué. Il vient de la région parisienne, formé à Nice, pourtant c’est un endroit où il se sent bien. À 33 ans, c’est un peu le papa de l’effectif et il arrive à transmettre ces valeurs positives du club et de la région.



C’est un regret de jouer ce match à Nancy plutôt qu’à la maison ?
On aurait préféré rester à la Colombière, car ça sera plus difficile de battre Saint-Étienne à Picot que chez nous. Mais notre stade n’est pas aux normes (8400 places) : en quarts de finale, il faut un stade de catégorie 2 et installer la VAR. On n’en fait pas un obstacle supplémentaire : l’AS Nancy-Lorraine est un club partenaire et il faudra s’adapter aux conditions.

Saint-Étienne, ça représente quoi pour vous ?
Pour le staff et les anciens, c’est un club mythique. D’ailleurs, il y a pas mal de supporters des Verts dans l’Est de la France. Pour les jeunes, beaucoup moins, même si ça reste une équipe qui était en Ligue Europa et un club ambitieux. On a essayé de récupérer le maximum d’informations en allant les voir à Metz (défaite 3-1), on est descendu à Saint-Étienne avec le staff pour le match contre l’OM (défaite 0-2) et on les a regardés contre Montpellier (défaite 1-0). Leur équipe doute un peu, donc ils comptent sur une qualification dans cette compétition pour faire oublier cette période difficile.


En cas d’exploit, est-ce que vous irez fêter ça au Lido, comme à l'époque avec Gueugnon ?
Oh non, on n’en est pas encore là ! On essaye déjà de bien profiter de ce que l’on vit maintenant. Après Lille, on avait déjà bien fêté ça et on a vu que c’était difficile d’enchaîner en championnat (le SAS avait perdu 0-2 contre Bobigny, N.D.L.R.). Jeudi, on va d’abord faire honneur à nos couleurs et en cas de qualification, on ira fêter ça comme il se doit.

Si j’ai bien compris, ça suppose avant tout que le resto des Moulins bleus ait à la carte votre dessert habituel ?
Oui, j’espère qu’il y aura de la salade de fruits.

Propos recueillis par Mathieu Rollinger
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