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Wesley Sneijder, l’adieu aux Oranje

Bloqué à 133 sélections, le génial numéro 10 formé à l’Ajax a été poussé vers la sortie. En club, le fiasco niçois suivi de l’anonymat dans le championnat qatari ont parachevé un long déclin en équipe nationale. Sneijder était l’un des derniers symboles de la génération dorée qui aura failli être championne du monde...

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Koeman : profession stoppeur...


Son dernier match officiel avec les Oranje, Wesley l’aura disputé contre la Roumanie le 14 novembre dernier (3-0, là-bas). Énième match de trop. En raison de son âge d’abord (33 ans), mais aussi à cause d’un statut de grand ancien de la sélection qu’il n’arrivait plus à assumer depuis... depuis... depuis le 9 juillet 2014 ! C’était contre l’Argentine, en demi-finales du Mondial brésilien. Auteur d’une bonne Coupe du monde, en n°10 derrière Van Persie et Robben, le petit teigneux avait échoué lors de son tir au but, précipitant l’élimination des siens (0-0, 2 tab à 4). Wesley n’avait pas disputé le match pour la troisième place remporté face à une Seleção endeuillée (3-0). Dans l’année qui avait précédé ce Mondial 2014, Louis van Gaal avait eu la bonne idée de réveiller le killer instinct de Sneijder en le snobant par moments, voire en attribuant le brassard de capitaine à son « ennemi » , Robin van Persie... Tout ça à cause d’un Euro 2012 lamentable où les Pays-Bas avaient giclé au premier tour, derniers de leur groupe. L’Interiste avait été alors l’un des boucs émissaires tout désignés.


Après le Mondial 2014, Sneijder réapparaîtra souvent en sauveur de la nation lors des campagnes de qualif de l’Euro 2016 et de la Coupe du monde 2018. En vain ! Malgré sa vista, sa qualité de passe encore appréciable et un esprit fédérateur qui a trop souvent entretenu l’illusion auprès des supporters, Wesley n’a pu driver une sélection néerlandaise mazoutée par trop d’insuffisances. Et pourtant, le petit stratège voulait croire encore à une prolongation de sa carrière en Oranje. Mais l’actuel sélectionneur, Ronald Koeman, en a décidé autrement. Il s’est rendu au Qatar récemment où joue Sneijder (Al-Gharafa) pour le lui annoncer. L’hommage en forme d’explication de Koeman a été sans appel : « Wesley est l'un des meilleurs joueurs de ces dernières années. Mais je veux construire une nouvelle équipe et je dois faire des choix. » Le joueur avait sobrement pris acte de cette décision : « Je comprends que Koeman souhaite prendre un nouveau départ avec des joueurs plus jeunes. Nous avons parlé ouvertement du sujet, je respecte son choix. » Wesley Sneijder restera donc bloqué à 133 sélections avec les Oranje. Un bail de quinze ans commencé en avril 2003 (1-1 contre le Portugal) s’achève.

Little big man en 2010


Son sommet en sélection, Wesley l’a bien sûr atteint lors du Mondial sud-africain de 2010. Dans la foulée d’un Euro 2008 où il avait déjà brillé (cette frappe en pivot des seize mètres qui fait mouche contre la France !), le petit génie issu de l’Ajax avait porté son équipe jusqu’en finale contre l’Espagne. Avec l’Inter, il avait réalisé un triplé extra championnat-coupe-Ligue des champions qui annonçait un grand Wesley en Coupe du monde. Le sélectionneur, Bert van Marwijk, avait eu l’idée géniale de faire reposer l’équilibre de son équipe au milieu sur le binôme Sneijder-Van Bommel. Le petit et le costaud. Le créateur et le destructeur. L’Ajax (la finesse) et le PSV (le réalisme)... Les deux lascars sauveront ainsi les Pays-Bas de la tourmente en quarts contre le Brésil (2-1) : le grand Mark en orientant toujours le jeu vers l’avant malgré l’intenable pression auriverde et le second en plantant un doublé incroyable, dont ce but de la tête victorieux alors qu’il ne mesure que 1,72m !


Wesley marquera à nouveau contre l’Uruguay en demies (3-2). En finale, il sera l’auteur de cette passe inouïe pour Robben parti en sprint défier Casillas. Le grand Iker détournera le tir d’Arjen, et Iniesta fera le reste... Wesley demeurera à jamais inconsolable, étouffant un sanglot à chaque fois qu’il reparlera de cette action où les Pays-Bas auraient pu enfin décrocher l’or. Parce que malgré la supériorité évidente de la Roja, Sneijder a toujours affirmé que les Néerlandais y croyaient dur comme fer, envers tous les pronostics qui les donnaient (logiquement) perdants. Wesley avait raconté que ces Oranje 2010 tiraient leur force d’un « comité des sages » (Van Bommel, Sneijder, Van der Vaart, Van Bronckhorst, entre autres) qui se réunissaient presque tous les soirs pour préparer les rencontres autour de quelques bières...


Paré d’un triplé avec l’Inter et d’une finale de Coupe du monde, Wesley partait favori au Ballon d’or 2010, seulement menacé par les Barcelonais Xavi et Iniesta, champions du monde. Désillusion totale : c’est un autre Blaugrana, Lionel Messi, qui sera couronné. Quatre « petits formats » , soit dit en passant... Mais scandale atomique quand même ! Pour Xavi et Iniesta, d’abord, mais surtout pour Sneijder, largement élu auprès du collège des journalistes (la FIFA avait changé les règles d’attribution)... À l’image d’un Ribéry passablement floué au Ballon d’or 2013, le Hollandais volé ne se remettra quasiment jamais de cette injustice. Il brillera de nouveau à Galatasaray (champion de Turquie 2013 et 2015), fera quelques étincelles en Ligue des champions et s’illustrera donc au Brésil en 2014. Ce 4 mars 2018, le foot néerlandais a décidé lucidement de tourner la page glorieuse de Wesley Sneijder. L’un des autres grands anciens, Arjen Robben, avait, lui, décidé de son propre chef de mettre un terme à sa carrière internationale le 10 octobre 2017. Et Robin van Persie ? Van Perceuse (35 ans) n’a rien déclaré sur ce sujet. Koeman non plus. Il est donc à ce jour toujours sélectionnable...



Par Chérif Ghemmour
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