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Webb: « Mon expérience de policier m'aide »

Depuis la retraite de l’Italien Pierluigi Collina, c’est lui le boss de l’arbitrage. En 2010, il a enchaîné finale de Ligue des Champions et finale de Coupe du Monde. Pas mal pour un gars qui a failli se faire couper le sifflet à 18 ans quand il a été attaqué par une horde de papas en colère pendant un match de poussins.

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Il faut forcément être chauve pour être considéré comme le meilleur arbitre du monde ?

En tous cas, ça me fait plaisir d’être comparé à Pierluigi Collina. C’était une vraie icône pour notre profession. Mais en fait, ça me rappelle surtout que quand j’étais ado, mon père arbitrait à niveau amateur, et je ne voulais pas suivre ses traces parce que pensais qu’il n’y avait que des vieux chauves (en anglais « bold and old » , ndlr) qui faisaient ça. C’est d’ailleurs mon cas aujourd’hui, j’ai 40 ans et j’ai pas un cheveu sur le caillou.

Vous n’auriez pas préféré être joueur ?

Bien sûr, mon rêve était d’être joueur pro. Mon grand-père a joué à haut niveau, à Huddersfield, mon père a joué un peu en semi-professionnel, mais moi, je ne suis pas allé au-delà de l’équipe de jeunes de Rotherham United, le club de ma ville natale, près de Sheffield. On dirait que dans ma famille, le talent se dilue à travers les générations, j’ai peur que mon fils soit vraiment archi-nul. Je jouais en défense, mon idole c’était Baresi, mais j’adorais aussi Keagan et Platini. A 18 ans, je me suis dit que vu que je n’avais pas le talent pour faire carrière, je devais essayer d’atteindre l’élite du foot par un autre moyen.

Comment se sont passés vos débuts ?

Ma carrière a bien failli se terminer avant même de commencer. J’ai commencé à arbitrer des matchs de poussins et un jour, des parents en colère contre une décision que j’avais prise ont commencé à me courir après et voulaient me lyncher sur place. C’est la seule fois où j’ai vraiment craint pour mon intégrité physique pendant une rencontre ! Aujourd’hui, je le raconte presque en rigolant, mais à l’époque, ça m’avait énormément choqué et j’avais bien failli tout arrêter. Malheureusement, c’est ce qui doit arriver chez plein d’autres jeunes arbitres prometteurs, qui finissent par abandonner de peur de se faire agresser.

A quel moment vous êtes-vous dit que vous pouviez vraiment en faire votre métier ?

En 2005, quand j’ai été nommé arbitre international, j’ai compris que j’avais vraiment atteint le haut niveau. Mais ça a pris beaucoup de temps. J’ai gravi un a un les échelons dans les ligues régionales et il m’a fallu quatorze ans pour arriver en Premier League. D’ailleurs, ça ne fait que quatre ans que j’ai mis entre parenthèses ma carrière de policier. J’étais sergent à Sheffield et je répondais aux appels d’urgence, toujours en uniforme. J’aime ça, les uniformes (rires). D’ailleurs, l’année prochaine, je vais devoir prendre une grande décision. La police m’a accordé un congé sans solde de cinq ans et quand il viendra à son terme, je vais devoir choisir si je continue à arbitrer chez les pros ou si je reprends mon ancien métier. J’ai le droit d’être arbitre international jusqu’à 45 ans, donc j’ai encore cinq ans devant moi, mais après, il faudra bien que je pense à mon futur.

Est-ce que votre expérience de policier vous aide quand vous êtes sur le terrain ?

Sans aucun doute, il y a beaucoup de choses en commun entre les deux fonctions. Il faut savoir prendre des décisions rapidement et on a toujours le souci d’être au bon endroit au bon moment.

Vous vous souvenez de votre premier match en Premier League ?

C’était un match entre Fulham et Wolverhampton à Craven Cottage. J’étais très fier mais je n’osais pas regarder l’écusson de le Premier League sur le maillot pour ne pas trop me mettre la pression. J’étais un peu déçu parce que la rencontre s'est terminée sur un match nul 0-0. D’ailleurs, je pensais que j’étais maudit parce que les cinq premiers matchs que j’ai arbitrés à ce niveau se sont terminés sur ce score ! En Ligue des champions, mon premier match, c’était Lyon contre le Steaua Bucarest, Gérard Houiller était sur le banc. Gérard, c’est quelqu'un qui a beaucoup compté pour ma carrière. Depuis le temps où il était à Liverpool, quand je venais de débuter en Premier League, il avait toujours un petit mot d’encouragement. Aujourd’hui, nous avons tissé de vrais liens d’amitié.

Depuis, vous avez arbitré plein de rencontres bien plus spectaculaires ?

C’est sûr que j’étais chanceux ces derniers temps. L’un des meilleurs matchs que j’ai arbitré c’était le 4-4 entre Liverpool et Arsenal en 2008. Arshavin venait d’arriver et il a marqué les deux buts de l’égalisation des Gunners en toute fin de match. Cette saison, j’ai été bien servi, avec le 8-2 de Manchester contre Arsenal, le 5-3 des Gunners contre Chelsea et le 6-1 du derby de Manchester en tant que 4e arbitre. Les meilleurs matchs sont toujours ceux dans lesquels je n’ai presque rien à faire.

Comment se fait la désignation pour les matchs ?

C’est très impersonnel. On reçoit un mail de la fédération deux jours avant, à 15 heures précises. Cela dit, en tant qu’arbitre international, je sais que je vais avoir pratiquement à chaque coup un membre du Big Four, qui est devenu le Big Five avec Manchester City.

Et pour la finale de la Coupe du Monde, comment ça s’est passé ?

On a fait une réunion pour débriefer les demi-finales et ils ont annoncé les noms dans la foulée. Ils n’ont même pas prononcé le mot finale, ils ont juste parlé du match 63 et du match 64. Le 63, c’était le match pour la 3e place et le 64, la finale. Nous n’étions plus que neuf en lice et quand ils ont prononcé le nom de l’arbitre mexicain pour le 63, je me suis dit que j’avais une chance parce qu’il était clairement mon plus grand concurrent. Quand mon nom a été annoncé, il n’était pas question de crier de joie mais j’ai eu du mal à me contenir.


Qu’avez-vous pensé de cette finale ?

Un match entre des équipes traditionnellement joueuses comme l’Espagne et les Pays-Bas, je me suis dit que ça pouvait être spectaculaire, mais la rencontre était trop importante et trop tendue pour partir dans de grandes envolées. Aucun des deux n’avait encore gagné de Coupe du Monde et la pression était énorme.

Deux arbtres, ont tenté de se suicider dernièrement (l’Allemand Babak Rafati et le Belge Chris Schelstraete) juste avant d’arbitrer un match. Votre métier est-il vraiment si difficile ?

Ce sont vraiment des épisodes tragiques. Difficile de savoir les vraies raisons qui les ont poussé à faire ce geste, mais ce qui est sûr, c’est que tous les arbitres ont besoin de soutien psychologique Quand tout le monde se met à vous critiquer, ce n’est pas évident de faire abstraction.

Babak Rafati avait été élu pire arbitre de Bundesliga par le magazine allemand Kicker. Que pensez-vous de ce genre de classement ?

Franchement, ça ne me dérange pas trop. La presse a tout a fait le droit de nous critiquer. Si un jour, un journaliste dit que je suis le pire arbitre de la terre, ça ne me fera pas plaisir mais ça ne me dérangera pas trop. Par contre, ce que je ne supporte pas, c’est la diffamation. Si on essaie de salir mon nom en m’accusant de corruption, par exemple, je ne me laisserai pas faire.

Quel est votre pire souvenir en tant qu’arbitre ?

Après le match Pologne-Autriche de l’Euro 2008 j’ai reçu des menaces de mort à cause d’un pénalty que j’avais accordé aux Autrichiens. Je n’ai pas eu peur pour moi, mais plutôt pour ma famille. Quand on se retrouve à des centaines de kilomètre de chez soi, c’est le genre de chose qui met vraiment mal à l’aise.

Propos recueillis par Louis Génot
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