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« En Nouvelle-Calédonie, tous les joueurs sont amateurs »

Éliminée de la Coupe du monde, la Nouvelle-Calédonie se déplace mercredi aux îles Fidji – également hors course – avant le match retour, programmé le 11 juin à Nouméa. Joël Wakanumuné (30 ans), qui a effectué l’essentiel de sa carrière en France avant de rentrer sur Le Caillou, à l’AS Tiga Sport, est convaincu que le football néo-calédonien pourrait progresser plus vite.

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Avec un point, les Cagous (surnom de l’équipe nationale, ndlr) ne peuvent plus revenir à la hauteur de la Nouvelle-Zélande. Les deux matchs face aux Fidjiens n’auront donc pas vraiment d’enjeu...
Ils serviront à préparer la suite. Le coach, Thierry Sardo, n’a appelé que des joueurs évoluant dans notre championnat. Georges Gope-Fenepej (Amiens) et César Zéoula (Créteil), nos deux seuls professionnels, n’ont pas été convoqués. On va profiter de ces deux matchs pour travailler un peu ensemble. Depuis les rencontres face à la Nouvelle-Zélande en novembre (0-0, 0-2), nous n’avons pas eu l’occasion de nous retrouver. Et la préparation de ces deux matchs contre les îles Fidji a été courte. On a joué le week-end en championnat. On a récupéré nos équipements de la sélection le dimanche soir et le lundi, on a pris l’avion. Les premiers entraînements ont eu lieu là-bas. Et on aura encore quelques séances avant le match retour, dimanche à Nouméa.

L’objectif, c’est d’accrocher la deuxième place, même si elle ne débouchera sur rien ?
Oui. On a quelques regrets, car je pense que nous aurions pu faire mieux face à la Nouvelle-Zélande, surtout à Nouméa (0-0), même si c’était le favori du groupe. Elle est plus forte, elle a de meilleurs joueurs, des moyens plus importants. Mais de notre côté, on a quand même progressé ces dernières années. C’est difficile, bien sûr, de se mesurer à des professionnels, car en Nouvelle-Calédonie, tous les joueurs sont amateurs. Mais malgré ça, je pense qu’on pourrait faire plus pour améliorer notre niveau.


Cela passerait par exemple par davantage de matchs internationaux ?
C’est indispensable. Après ces deux matchs contre les Fidjiens, on ne sait pas vraiment quand nous allons rejouer. Je sais que nous allons affronter l’Estonie en novembre (le 26, à Nouméa). C’est une excellente chose de rencontrer une équipe européenne. Mais d’ici là, je ne sais pas s’il y aura autre chose, des matchs, des rassemblements. Notre problème, c’est que nous manquons de contacts internationaux. On fait des matchs qualificatifs pour la Coupe du monde, mais très peu de matchs amicaux. Et on en a besoin.

Comment l’expliquez-vous ?
« Notre Fédération n’a pas beaucoup d’argent. C’est donc difficile d’organiser des matchs. »
Par le manque de moyens. Notre Fédération n’a pas beaucoup d’argent. Et les autres pays de la zone Océanie, à part la Nouvelle-Zélande, ont également peu de moyens. C’est donc difficile d’organiser des matchs.

Tahiti, qui est la deuxième meilleure équipe d’Océanie, est-il un exemple à suivre pour la Nouvelle-Calédonie ?
Oui. Les Tahitiens ont beaucoup avancé ces dernières années. Leur équipe nationale a remporté la Coupe d’Océanie en 2012, leur championnat semble bien organisé. Et Tahiti a également des résultats en beach soccer, en futsal. Je pense que nous pourrions faire plus, en Nouvelle-Calédonie. Car il y a vraiment de très bons joueurs. Et certains clubs disposent de bonnes structures, avec de bons terrains. Ce qui nous manque vraiment, c’est une politique de formation des éducateurs et des jeunes. Il n’y a pas assez d’efforts faits de ce côté. On a d’excellents jeunes ici, vraiment. Mais il faut réussir à bien les former. Ils représentent l’avenir du football néo-calédonien. Il faut aussi améliorer le niveau de l’arbitrage. On doit davantage y penser. Ici, le football est vraiment le sport le plus populaire. Les gens adorent ça. Il y a du monde dans les stades.



Alors que le championnat n’est pas professionnel...
Les joueurs sont tous amateurs. Ils ont tous un travail. On peut avoir quelques primes, et encore, cela dépend des clubs. Mais en Nouvelle-Calédonie, on ne vit pas du football. Moi, je travaille dans une société de maintenance. On travaille toute la journée et le soir, on va s’entraîner. Le championnat est très loin d’être professionnel. Les clubs vivent des subventions, d’un peu de sponsoring et des recettes au stade. Il y a aussi parfois quelques problèmes d’organisation : il y a quelques jours, une équipe n’a pas pu se déplacer sur l’île de Lifou, car l’avion était plein, et le match a été reporté...

Il y a assez peu de joueurs nés en Nouvelle-Calédonie qui ont pu faire une carrière en France. Antoine Kombouaré et Christian Karembeu sont les plus connus, mais depuis, cela s’est raréfié...
Il n’y a peut-être pas assez de contacts entre nos clubs et la France. Je ne connais pas vraiment les raisons. Moi, je voulais faire une carrière professionnelle en France, mais cela n’a pas tourné comme je l’espérais. J’ai vécu grâce au football, avec des contrats fédéraux dans des clubs de CFA ou de CFA 2, à Poitiers, Nevers, Jura Sud, Chambéry... J’avais fait aussi des essais au Paris FC, alors en National. Ce qui est vraiment difficile, pour un Néo-Calédonien qui arrive en France, c’est le climat. Tu découvres la pluie, la neige, le froid. Il faut s’accrocher. Heureusement qu’il y a Skype pour maintenir le lien avec la famille...

Propos recueillis par Alexis Billebault
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