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Vis ma vie de footballeur dans une station balnéaire

L’été bat son plein, les terrains se vident pendant que les plages se remplissent de touristes avides de soleil et de farniente. Pourtant, la vie d’une station balnéaire ne se résume pas qu’à cette fenêtre estivale. Là-bas aussi, il y a du foot. Là-bas aussi, il y a des joueurs. Là-bas aussi, ça joue toute l’année. On a demandé à des footballeurs amateurs qui évoluent à Valras, au Bassin d'Arcachon, à Banyuls-sur-Mer ou à la Grande Motte de nous raconter leur vie de footballeur dans les villes de villégiature parmi les plus prisées des Français et des Françaises durant l'été.

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  • Mohammed Benatia - FC Banyuls-sur-Mer


    « J’ai été jusqu’à cette saison et pendant quatre ans président-joueur au Football Club de Banyuls-sur-Mer. Mais ça fait six ans que je suis au club. Aujourd’hui, j’ai ouvert une académie liée au FCBM, sur la côte Vermeille. Le club évolue en district pour la quatrième année consécutive. Par le passé, j’ai notamment évolué à Lyon Croix Rousse, parce que je suis de la région lyonnaise, mais dès mon arrivée à Banyuls, j’ai rejoint le club pour jouer milieu de terrain en 2012-2013. La prochaine saison reprend le 20 août, avec au programme beaucoup de physique et de cardio ! Le physique, on le travaille beaucoup sur la plage et pour le cardio, on va tout simplement nager dans la mer. On profite des avantages de notre positionnement géographique.
    « Le physique, on le travaille beaucoup sur la plage et pour le cardio, on va tout simplement nager dans la mer. » Mohammed Benatia, FC Banyuls-sur-Mer
    C’est l’avantage de cette ville, une belle petite station balnéaire très sportive. Banyuls-sur-Mer est réputée pour son vin, notamment, mais il y a un tout à voir ici ! Les vignes, le littoral, les magnifiques sentiers de randonnées... Du coup, l’été, il y a beaucoup de touristes qui viennent. Nous, les locaux, on a la chance d’être déjà en vacances quand on vit à Banyuls-sur-Mer, donc on reste ici. L’Espagne n’est pas loin, c’est vrai, donc on peut aussi bouger. Mais dans la ville, on passe de 5 000 habitants à environ 15 000 ou 20 000 en période estivale. Du fois trois ! Mais tout se passe bien avec les touristes, et le club organise chaque année du foot-plage en collaboration avec la mairie pour que tout le monde se mélange. L’année, en hors-saison donc, la ville continue de vivre quand même, ce n’est pas une ville morte. Le rythme est évidemment différent, mais ça fait du bien après une longue période intense de retrouver un certain calme. On a aussi besoin de ça. »





  • Maxime Brechou - FC Bassin d’Arcachon


    « Je suis arrivé au club en 2015, en provenance de Trélissac, grâce à Thomas Pradines, que je connais depuis tout petit et qui joue toujours ici. Il avait parlé de moi au coach, j’ai bien matché avec lui et j’ai signé. J’avais le choix entre ici et Sarlat mais le cadre de vie a vite fait pencher ma décision pour le bassin d’Arcachon ! À côté, j’ai deux emplois. Je suis commercial pour l’entreprise Eurofeu, dans la sécurité incendie, et je suis aussi paysagiste à mon compte. Je passe aussi commercial pour le club, pour essayer de le faire vivre grâce à des partenariats. Jouer ici, c’est la possibilité d’avoir un cadre de vie incroyable. Ce n’est pas facile au début car les loyers sont élevés, il faut pouvoir s’implanter mais une fois que tu fais ton trou, c’est une grande famille, tout le monde se connaît.
    « L’autre jour, on a monté la dune du Pilat en courant. Quand tu es en haut de la dune, que tu vois tout le bassin et la forêt des Landes, c’est incroyable ! » Maxime Brechou, FC Bassin d'Arcachon
    D’avril à octobre, dès qu’il fait beau, tu sors le soir faire une pétanque avec vue sur la mer. Pas mal de gens ont des bateaux et sur l’eau, tu vois tout le bassin, c’est superbe. Après, c’est clair : il y a pas mal de tentations ! Je faisais 85kg quand j’ai signé ici, aujourd’hui je suis monté à 96 ! Tu as compris ? Tu prends l’apéro, le cadre fait que tu as l’impression d’être en vacances tout le temps, mais après c’est comme tout, il faut se mettre un cadre. Si j’ai des lieux à conseiller ? Déjà, en bar de soirée, on a le Bal à Papa à la Teste-de-Buch. Depuis vingt ans c’est le même patron et il y passe beaucoup de variété française. Tout le monde se mélange là-bas, il y a des gens de 20 ans comme de 60 et on a fêté la montée en N3 là-bas. Un souvenir incroyable, on perdait 3-0 à dix minutes de la fin et on gagne 4-3. Un mec est rentré et a mis un triplé : deux coups francs directs, un but de la tête et on marque à la 93e. Au niveau des restaurants, on en a plein de très sympas en face du marché à la Teste. Je vais souvent à La petite marée. À l’origine, ils n’y vendaient que du poisson et ils ont ensuite construit une terrasse en bois couverte et ça a beaucoup de charme. C’est un restaurant où on est bien reçus et où on mange bien ! Pour la préparation, on se sert aussi du cadre : l’autre jour, on a monté la dune du Pilat en courant. Quand tu es en haut de la dune, que tu vois tout le bassin et la forêt des Landes, c’est incroyable ! »




  • Pierre-Philippe Bribes - AS La Grande-Motte


    « Quand j’étais gamin, j’ai joué au football dans le coin, notamment à Lunel. Par la suite, j’ai longtemps arrêté, mais mes deux petits ont commencé à jouer au foot. En tant que parent, j’ai découvert l’ambiance du club de la Grande-Motte et ça m’a tout de suite plu. Donc je me suis remis à jouer. Je travaille aussi à mon compte dans la région, mais comme les horaires sont tardifs, je vais aux entraînements en sortant du travail. Pendant l’été, on côtoie un peu les touristes, mais ça reste rare : si on va à la plage, car il faut dire que c’est quand même plus agréable au bord de la mer, les horaires font qu’on ne croise quasiment personne.
    « Je préfère largement ma ville pendant l’hiver, quand on est 6000 et que tout le monde se comporte comme dans un grand village. » Pierre-Philippe Bribes - AS La Grande-Motte
    Parfois, comme on court tous avec le même équipement, les gens regardent et s’interrogent : bon, ceci dit, on reconnaît quand même vite une équipe d'amateurs. Surtout, contrairement à beaucoup de clubs de la région, on a la chance d’avoir derrière le stade, une petite pinède au bord de la mer, souvent déserte, où l’on peut courir. Donc on est plutôt préservés. Après, pour nous, c’est loin d’être les vacances : quand tu prépares la saison, tu veux gagner ta place, il y a de la concurrence, donc si tu veux profiter de la plage, de la mer et du beau temps, tu le fais un autre jour. Le club devient un vrai moyen de sociabilité car on se retrouve entre copains, au club, le seul endroit où l’on peut vraiment être à l’écart des touristes. Entre le 14 juillet et le 15 août, c’est un peu le mois de la mort. Tu galères et tu mets une demi-heure de plus pour rentrer chez toi. Là, il nous reste une semaine à tenir et ça ira. Je préfère largement ma ville pendant l’hiver, quand on est 6000 et que tout le monde se comporte comme dans un grand village. S’il y a des bons plans à la Grande-Motte ? À la Grande-Motte, il y a une institution, c’est Chez Tetel : c’est toujours bondé, surtout au couchant. Tu peux y manger des moules-frites vraiment pas mal. »





  • Bryan Milicia - FCO Valras Sérignan


    « J’ai commencé en débutant au club de Sérignan, à une époque où la fusion avec Valras n’était pas encore effective et où la rivalité entre les deux clubs était encore importante. Mais en raison de quelques soucis avec la présidence, je suis parti du côté de Valras. Dès l’année suivante, les deux entités se sont réunies et ça s’est tout de suite très bien passé, en termes de résultats comme d’ambiance. Depuis, je n’ai pas bougé et aujourd’hui, tout le monde me connaît ici. Et du moment que je me sens bien et que je m’entends avec les membres du club, je reste.
    « Comme on est dans une région chaude, on s’entraîne parfois au bord de la plage, et c’est un peu chiant d’être avec les touristes. (...) Mais je connais les endroits où il y a moins de monde, donc ça passe. » Bryan Milicia - FCO Valras-Sérignan
    À côté du football, je suis agent immobilier, je travaille jusqu’à 19h30, donc pour concilier les deux, c’est un peu la course. Ceci dit, je suis toujours présent aux entraînements, parce que c’est un réel plaisir, a fortiori pendant la préparation de pré-saison, même si c’est toujours difficile de reprendre : l’excitation des matchs arrive - d’ailleurs, on va jouer Lunel en Coupe de France le 25 août -, on ne sait jamais qui va rester et partir et cette saison, on vise la montée en première division de District. Comme on est dans une région chaude, on s’entraîne parfois au bord de la plage, et c’est un peu chiant d’être avec les touristes. Mais comme les séances se déroulent après 19h30, on n’est pas vraiment gênés, et puis je connais les endroits où il y a moins de monde, donc ça passe. Après, la mer pour nous, c’est comme les personnes qui ont une piscine. On se dit que la plage, on l’a pendant trois mois, donc on remet toujours à demain. Du coup, je ne connais personne qui a raté un entraînement par paresse, d’autant que cette année, on a vraiment un groupe de qualité. Pendant la grosse période, vivre à Valras peut être un calvaire, car les bars ferment beaucoup plus tard et les feux d’artifice attirent toujours pas mal de monde. Sérignan est plus calme, car c’est plus en retrait. Ceci dit, à Valras, pour faire la fête, c’est pas terrible parce qu’il n’y a pas vraiment de boîte de nuit. On a l’Embuscade, un bar sympa qui ferme aux alentours de 1 heure. Mais si tu veux vraiment faire la fête, il faut aller à l’Amnesia ou sur des plages. Parfois, avec le groupe, on va à Béziers-Plage, ou alors on se retrouve au siège du club car on a un beau complexe. Mais avec le boulot et les entraînements, je ne prends pas de vacances : pourquoi j’en prendrais ? Partir demande un coût, et je préfère rester ici, on a tout ce qu’il faut : le soleil, la plage, les amis ! »






    Par Victor Launay, Valentin Lutz et Arthur Stroebele Tous propos recueillis par VLA, VLU et AS
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