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Vincenzo Grifo, le soldat inconnu

Appelé surprise de la liste de Roberto Mancini pour affronter le Portugal en Ligue des nations et les États-Unis en amical, Vincenzo Grifo va être une découverte pour beaucoup de tifosi de la Squadra Azzurra. Pas étonnant pour un gars qui a passé toute sa vie en Allemagne, mais qui s’est pourtant toujours revendiqué comme un Italien pur et dur.

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En septembre dernier, la sortie de Roberto Mancini sur le manque de jeunes joueurs italiens à sa disposition n’avait échappé à personne. « Il n'y a jamais eu aussi peu d'Italiens sur les terrains, c'est un point bas. Il faut qu'ils jouent, surtout les jeunes. Il faut avoir plus de courage » , se plaignait celui qui a accepté la lourde tâche de redresser le quatre-mâts italien en mai dernier. Alors, après avoir poussé son coup de gueule et commencé à redonner quelques couleurs à sa Nazionale, Mancini s’est mis à montrer l’exemple. En responsabilisant, d'abord, des jeunes déjà habitués à revêtir la tunique suprême tels que Gianluigi Donnarumma, Federico Bernardeschi ou le porteur d'espoirs Federico Chiesa. Puis en injectant du sang neuf dans le groupe azzurro à chacune de ses listes, la dernière en date pour affronter le Portugal en Ligue des nations et les États-Unis en amical n'y faisant pas exception.


Dans celle-ci, quelques noms plus que d'autres ont retenu l’attention des suiveurs assidus de la Squadra Azzurra : celui du gardien de Cagliari Alessio Cragno, de Stefano Sensi, milieu de 23 ans qui évolue à Sassuolo, ou encore de Sandro Tonali, premier 2000’ à être appelé en sélection et qui parfait ses gammes à Brescia en Serie B. Mais plus étonnant encore, la présence dans cette liste des 23 de Vincenzo Grifo, 25 ans, qui endosse la tunique du supersub chaque week-end à Hoffenheim. Un profil qui intrigue de par son âge, son temps de jeu (deux titularisations seulement) et qui dénote de la vision qu’avait Mancini de l’équipe nationale en 2015. Lequel clamait alors qu’ « un joueur italien mérite de jouer en Nazionale, alors que celui qui n'est pas né en Italie, même s'il a des parents italiens, ne le mérite pas » . Preuve que sur certains sujets, retourner sa veste ne prend vraiment pas beaucoup de temps.

Droit du sang


Pour Grifo, né à Pforzheim dans le sud-ouest de l’Allemagne d'un père sicilien et d'une mère apulienne, prouver son attachement pour un pays dans lequel il n'a jamais vécu a rapidement été une obligation. Pour ne pas être considéré comme l'équivalent d'un « oriundo » – un joueur émigré ayant au moins un parent italien – qu'il n'est pas (à la différence d’Eder ou de Jorginho par exemple), déjà, mais aussi car pour la première fois s'est présentée une occasion pour lui de clamer son amour à l'Italie : « Je me sens 100% italien et je suis très heureux d’être ici. Il y a des années que mes parents ont immigré en Allemagne où je suis né, mais à la maison, on n'a toujours parlé qu’italien. » Un amour pour le pays de ses parents que Romain Brégerie, son ancien capitaine à Dresde en 2014, avait déjà bien identifié : « Certes, il a passé toute sa vie en Allemagne, mais il a baigné dans la culture italienne. Je me souviens qu’il avait un passeport italien, mais je ne sais même pas s’il en avait un allemand... Il avait d’ailleurs déjà à 20-21 ans un côté très "traditionnel" typique du sud : un mec très ouvert, gentil, catholique, et qui préférait largement se poser avec sa copine plutôt que de sortir. Qu’il se dise italien maintenant, cela n’a rien d’étonnant. »


Et si le grand public italien ne le connaît pas encore bien, ce n'est pas le cas de la Fédération et de certains clubs de la Botte qui l'avaient déjà remarqué : « Grifo a déjà été convoqué dans les sélections U19 et U21 (4 sélections, 1 but N.D.L.R.), c’est un ailier qui peut jouer aussi bien à droite qu’à gauche  » , rappelait d’ailleurs Mancini en conférence de presse. En 2012, la Lazio avait même tenté une première fois de rapatrier celui qui idolâtre Roberto Baggio. Sans succès. C’est à Hoffenheim, club plus proche de la maison familiale et dans lequel il est retourné cet été six ans après y avoir joué son premier match de BuLi, que Grifo décide de faire le grand saut lorsque Julian Nagelsmann décide de faire appel à lui.

Deutsh qualità


Un retour au bercail après s’être fait les dents pendant deux ans et demi en deuxième division puis en première à Dresde, au FSV Francfort puis à Fribourg où il a explosé (20 buts et 26 passes décisives en 61 matchs). Avant de connaître une saison plus galère faite de blessures à Mönchengladbach l’an passé et de finir par retourner à Hoffenheim. Un début de carrière que Brégerie n'a pas oublié lors du passage de Grifo à Dresde en janvier 2014 : « Ce n’était pas forcément le meilleur moment pour venir, surtout pour un jeune de 20-21 ans, car on était en crise de résultats et la pression était forte. Mais je me souviens très bien de la première fois où il est venu à l’entraînement. On était en train de jongler en cercle avec Micka (Poté) et Anthony (Losilla). On était un peu les patrons de l’équipe. Il est entré dans le cercle et au bout de cinq minutes, même si c’est peu, on a compris qu’on avait affaire à quelqu'un qui avait le potentiel pour devenir un très bon joueur. »


Le défenseur formé à Bordeaux, qui évolue aujourd'hui à Magdebourg, complète : « C’est un joueur assez rapide, assez technique qui a un super pied droit. Un gars capable de mettre de très bons ballons aux attaquants ou de planter lui-même. Il a typiquement le profil du joueur qui va s’épanouir beaucoup plus en Bundesliga qu’en Bundesliga 2. où il y a plus de duels, où le jeu est plus haché. Je me souviens que ce n’était pas quelqu'un qui allait prendre le couloir et coller la ligne. C’était plus un milieu offensif qui avait tendance à rester à l’intérieur, qui se place entre les lignes et qui est capable en une passe de trouver ses attaquants. Ou bien d’envoyer une chiche à 25 mètres dans la lucarne. » À Vincenzo Grifo maintenant d’apposer sa griffe dans un pays où, pour le moment, il est encore un étranger.

Par Andrea Chazy Propos de RB recueillis par AC
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