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Vhils : « Porto-Benfica, c'est le Nord du Portugal contre le Sud »

Né en 1987 dans la banlieue de Lisbonne, Vhils a découvert le graffiti à 10 ans, s'y lançant activement à 13. La consécration mondiale arrive dès 2008 au Cans Festival de Londres : une œuvre de sa série Scratching the Surface - sculptures de visages humains dans de vieux murs - est exposée aux côtés d'un Bansky, avant de faire la Une du Times. Ses médiums d'expression : des murs taillés à coups de burin, de marteau-piqueur, voire à l'aide d'explosifs ou d'acide, mais pas que... Affiches publicitaires, blocs de polystyrène, Vhils ne s'interdit rien. Inspiré et très sollicité, il arrive néanmoins à garder du temps pour sa passion d'enfance, le football. On l'a donc branché sur la Coupe du monde, la rivalité Benfica-Porto, mais aussi le PSG sauce qatarie...

Modififié
Tu es de Lisbonne. Benfica ou Sporting ?

Pour un gosse qui naît à Lisbonne, comment on choisit entre les deux ?
Il n'y a pas forcément à choisir. Certains sont enregistrés comme supporter par leur grand-père avant même leur naissance. De manière générale, c'est la famille qui te pousse dans une direction. Pour moi, cela a été Benfica, même si j'ai eu un petit intérêt pour le Sporting, car des amis le supportaient. Mon club, c'est Benfica.

Le foot occupe beaucoup de ton temps ?
Dans le passé, il en a occupé plus qu'aujourd'hui. D'ailleurs, avec des gens de mon studio, on essaie de recommencer à jouer plus souvent. Je jouais énormément étant enfant, mais pas assez bien pour rejoindre Benfica (rires). Mon poste, c'était milieu droit. Aujourd'hui, j'essaie de regarder un ou deux matchs par semaine, histoire de suivre le Benfica et l'équipe nationale du Portugal. Et puis la Champions League de temps en temps, mais ce n'est pas régulier. Priorité au travail...

En 2012, tu refusais de travailler pour voir les matchs, c'est vrai ?
Je n'ai pas stoppé complètement. Seulement pour les matchs du Portugal et les grosses affiches. Cela va être pareil pendant le Mondial.

Tu penses que l'équipe du Portugal va t'empêcher de bosser en allant loin ?
Je ne sais vraiment pas. Je pense que le grand espoir du peuple portugais, c'est de voir José Mourinho arriver à la tête de la sélection. Il a changé la manière de gérer une équipe, imprimant une grande dimension psychologique. Il fait débuter les matchs avant le coup d'envoi avec sa manière de mettre la pression sur l'adversaire en conférence de presse. Il fait partie des entraîneurs qui ont changé quelque chose dans le jeu, comme Guus Hiddink. C'est quand il délaissera le football de club pour prendre la sélection nationale que le Portugal aura vraiment les armes pour gagner une grande compétition.

C'est foutu jusqu'à 2016...
Ouais... Voyons comment cela se passe cette année, même si je ne suis pas un grand fan de Paulo Bento. Mais il est intelligent, c'est un ancien joueur, il a de l'expérience comme joueur en Coupe du monde. J'attends de voir.

Et Ronaldo, il ne te donne pas la foi ?
Il est vraiment bon, l'équipe a beaucoup de bonnes individualités, mais le niveau collectif a atteint sa limite avec ce coach. Je pense qu'il faut un sélectionneur différent pour gérer autant d'individualités avec des égos aussi forts. Il y a beaucoup de bons joueurs, mais il faut qu'ils travaillent ensemble, pas chacun de leur côté. C'est le principal problème du Portugal.

Pas de finale pour le Portugal alors ?
Je l'espère quand même ! Mais j'ai des doutes...

Tu vois qui aller au bout ?
Une grosse équipe comme le Brésil, la France... Dur à dire, mais le Brésil a l'avantage de jouer à la maison et a un super entraîneur. Quoi qu'il en soit, je ne pense pas qu'il y ait une équipe clairement au-dessus du lot cette année...

Parlons du championnat portugais. Benfica-Porto le 11 mai en clôture du championnat, cette affiche représente quoi au pays ?
D'une manière générale, c'est le meilleur moment pour peindre un train au Portugal. La police, les équipes de sécurité, tout le monde s'arrête pour regarder le match à la télé... Il n'y a aucune voiture qui circule, pour les graffeurs, c'est l'idéal. (rires). J'exagère, mais pas tant que cela. Le match Benfica-Porto modifie le rythme du pays, plus que la rivalité entre deux clubs, c'est la rivalité entre deux villes qui est nourrie par le football. Il y a beaucoup d'affrontements, ce n'est pas pacifique, et le pays se retrouve à l'arrêt pendant 90 minutes.

Il faut combien de temps pour revenir à la normale ?
Si le match a été équitable et équilibré, c'est relativement rapide. En revanche, s'il y a une des deux équipes qui a surclassé l'autre, tu peux être sûr que les supporters vainqueurs vont chambrer les autres toute la semaine, que ce soit Benfica ou Porto. Cela peut durer une à deux semaines. Et puis, bien sûr, il y a des débats assez longs sur l'arbitrage. Après, si on prend du recul et qu'on ne voit pas la rivalité avec son cœur, on a affaire à deux grosses équipes de niveau équivalent, ce qui limite le problème d'une certaine manière.

« Le grand espoir du peuple portugais, c'est de voir José Mourinho arriver à la tête de la sélection »
Par rapport à un Barça-Real, Benfica-Porto se situe où sur l'échelle des derbys ?
C'est le même niveau d'intensité, même si ce n'est pas le même pays, pas le même nombre de supporters ou la même médiatisation internationale. C'est du même niveau, voire pire en intensité, car la rivalité remonte à très loin. Porto a été capitale du Portugal avant Lisbonne, Porto-Benfica, c'est le Nord du pays contre le Sud. C'est plus qu'une rivalité entre clubs, c'est une rivalité historique entre deux identités culturelles. On est dans le même pays, on a la même langue, mais il y a d'importantes différences culturelles... Paris-Marseille, c'est pareil pour vous, non ?

Tu penses quoi de l'équipe actuelle de Benfica ?
Jorge Jésus fait un super boulot, en plus il a une vraie histoire dans le championnat portugais comme joueur puis entraîneur. Il a entraîné beaucoup d'équipes, il est amusant, charismatique...

Il est solidement accroché au poste depuis un bon moment... (2009, ndlr)
Il construit une équipe cohérente et je pense qu'il a déjà accompli beaucoup pour le club parce qu'on lui laisse du temps. José Mourinho a entraîné Benfica pendant trois mois (fin septembre à début décembre 2000, ndlr) avant d'aller à Leiria, puis Porto (où il a gagné la Coupe UEFA 2003, puis la Ligue des champions 2004, ndlr). Il y avait beaucoup de pression de la part des supporters à l'époque et les dirigeants ne laissaient pas assez de temps aux entraîneurs pour construire. « Deux matchs perdus, oh my god ! On le vire. » Il n'y avait pas de temps pour un coach, même Mourinho, pour construire un vrai projet. Maintenant, cet aspect a été intégré : il faut donner du temps à un technicien pour établir un projet cohérent. Cela a été accordé à Jorge Jésus et on voit les résultats. Benfica est le club le plus populaire au Portugal, l'un des plus populaires en Europe, ce qui impose une grosse pression aux dirigeants, mais ils doivent résister. C'est le prix pour instaurer une cohérence, de la confiance collective. Il n'y a pas forcément besoin que d'argent pour créer une équipe de qualité, donner du temps est aussi une composante. Si on donne du temps, on peut obtenir une équipe vraiment forte.

Comme avec un artiste...
(rires) C'est exactement ça !

Le Qatar à Paris, un oligarque russe à Monaco. La même chose au Portugal, cela te tente ?

C'est comme au Royaume-Uni avec City et Chelsea... C'est une double question : cela donne un apport économique, amène à un nouveau niveau de compétitivité, renforce la compétition nationale, mais en même temps, combien parmi ces équipes investissent dans leur centre de formation, font progresser leurs joueurs locaux ? C'est bien de devenir une money machine, mais il ne faut pas oublier de travailler avec la communauté associée au club, de faire jouer des joueurs locaux...

En gros, ce qui te gêne, c'est que de tels clubs ne s'appuient plus sur leur centre de formation ?
Je pense qu'ils le peuvent, mais qu'ils n'en ont pas le besoin, donc... C'est une question complexe, mais pour moi, c'est important qu'un club reste local. De tels clubs, avec de tels investissements, cherchent à être « globaux » , car c'est ce qui sert leurs intérêts au final. Mais c'est un peu comme couper les racines du lieu où ils se trouvent, et aussi s'écarter de la communauté associée au club. Or, l'un des rôles de ces clubs n'est-il pas de donner de l'espoir à des enfants locaux de jouer pour eux ? On parle de stratégies sur 10-20 ans, et je pense que pour ceux qui investissent, la formation n'a pas d'intérêt. Au Portugal, prenons l'exemple du Sporting, ils ont sorti Figo, Ronaldo... Même si je supporte Benfica, je dois l'admettre : Benfica et Porto ont de bons centres de formation, mais celui du Sporting est sans conteste le meilleur. J'ai oublié de citer Moutinho, enfant du club et qui le supporte depuis toujours. C'est un aspect important qui paie à la fin. La formation, c'est un investissement sur le long terme.

De la part d'un supporter de Benfica, le compliment vaut son pesant d'or...
(rires) Je suis juste rationnel et c'est la vérité : le Sporting est un super club formateur.

Il y a des synergies entre l'art et le foot pour toi ?
Je pense qu'il y a des synergies entre tous les domaines, donc oui, il y en a, c'est naturel.

Tu pourrais donc faire une œuvre footballistique ?
Ouais, je ne dirais pas non. Mais je n'ai jamais eu l'opportunité, et il faut que cela ait du sens.

Benfica peut te contacter, mais si c'est Porto, tu les rembarres ?
(rires) Je pourrais faire une œuvre sur le football de manière générale, mais pas prendre un parti, même si je suis supporter. En tant qu'artiste, je ne donne pas d'opinion, je soulève des questions.


Pour découvrir l'univers d'Alexandre Farto aka Vhils

VHILS (Alexandre Farto), Portrait, Credit Silvia Lopes, courtesy galerie Magda Danysz

Propos recueillis par Nicolas Jucha
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