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Jamais sans mon fils

Véronique Rabiot, mère et agent de, a sorti la mitraillette verbale dans les colonnes de L’Équipe pour y régler le compte d’Antero Henrique, des vacances de Neymar au Brésil, du club dans son ensemble tout en dédouanant de A à Z son chérubin devenu, aujourd’hui, un « prisonnier du PSG » . Vivement la fin de cette télé-réalité que seul le PSG est capable de produire !

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La première réaction d’une mère quand on touche à son enfant est de sortir les crocs. C’est naturel. Sain. Logique. Épidermique. Véronique Rabiot est une mère et c’est surtout en tant que chef de famille qu’elle a craché son venin sur le PSG, qui emploie son fils, mais aussi sur Antero Henrique, qui cherche à humilier son chérubin, dans les colonnes de L’Équipe. Que la mère, mais aussi agent d’un joueur en conflit majeur avec le PSG s’étale dans le premier quotidien sportif français, lui-même en guerre avec le club, en dit long sur le bordel qui règne autour du Paris-SG, mais aussi sur la colère qui anime le clan Rabiot.


Les faits ? Adrien Rabiot est en fin de contrat en juin prochain. La prolongation de contrat du « Titi » est un dossier qui date de juillet 2016 et l’arrivée à la direction sportive de Patrick Kluivert. Le Batave, pas plus qu’Olivier Létang et Antero Henrique après lui, n’a pas réussi à étirer le bail du gaucher, et celui-ci partira donc libre de son club formateur en juin prochain. C’est son droit le plus strict, c’est peut-être moralement discutable de ne pas vouloir « renvoyer » l’ascenseur à son club formateur (comprendre ne pas lui permettre d’empocher une somme en cas de transfert), mais le football est un business. Et Adrien Rabiot, qui a déjà fréquenté de très nombreux clubs en étant jeune (Créteil, Manchester City, Pau, Pôle Espoir de Castelmaurou), a toujours été compliqué à gérer contractuellement.

La fameuse prison dorée


Sa première prolongation de contrat – qui date de 2014 – avait déjà donné lieu à un conflit ouvert avec son club. Depuis, les événements se sont succédé dans son mariage compliqué avec le PSG : retards fréquents dont un qui le prive de finale de Coupe de France sous la direction de Laurent Blanc, refus de jouer en numéro 6, retard à la causerie du dernier OM-PSG, soutien affiché à Serge Aurier lors du printemps 2016, des messages sur Instagram à double sens, des sorties nocturnes récurrentes dont la fameuse, filmée, lors du soir de l’élimination contre Manchester United ainsi qu’un « like » d’une vidéo de Patrice Évra célébrant la qualification des Anglais. Des broutilles en somme, mais qui, dans le milieu du football, apparaissent comme des manquements graves. Et comme dans le même temps, le joueur n’a toujours pas prolongé et n’a pas non plus souhaité quitter la capitale lors du mercato hivernal, le voilà en marge du groupe. Privé de terrain. Le PSG, via Antero Henrique, lui signifiant même sa mise à pied ainsi qu’une convocation à un entretien à la fin du mois de mars qui pourrait accoucher d’une rupture de contrat. L’histoire aurait pu se terminer autrement que par un rapport de force ridicule où l’idée directrice est d’humilier l’autre. Quand l’orgueil répond à la vexation. Dans ce concours d’ego, tout le monde est perdant : le joueur, mais aussi le club.


Courant janvier, le joueur de 23 ans a perdu en l’espace de trois semaines sa grand-mère maternelle et son père, gravement malade. Deux tragédies qui n’ont pas empêché le club de la capitale de le punir pécuniairement via la fameuse prime d’éthique pour ne pas s’être rendu au stage qui se déroulait au Qatar. Le mal est profond même s’il faut s’en tenir, pour le moment, à la seule version de Véronique Rabiot. Comment imaginer une fin autrement que douloureuse ? On parle d’une rupture de contrat. D’un licenciement. Bref, d’une histoire qui se terminera encore aux prud’hommes, comme c’est souvent le cas avec Paris (coucou Ben Arfa). À tel point que l’agent et mère du joueur n’a pas hésité à sortir la sulfateuse dans les colonnes de L’Équipe. « Adrien est prisonnier » , « otage » , « bientôt c’est au pain sec, à l’eau et au cachot » . Évidemment, le choix des mots est malvenu pour un garçon qui émarge à plus de 250 000 euros par mois, mais difficile d’en vouloir à une mère. L’agent, en revanche, est en roue libre. Neymar, qui n’a rien demandé, a par exemple pris une balle perdue : «  Il y a des joueurs qui se loupent pour six minutes à cause de la sieste, et d’autres qui sont blessés, mais qui peuvent aller faire la fête à l’autre bout du monde, au carnaval de Rio...  »

Qui pour sonner la fin de la récréation ?


Cette querelle de bac à sable qui s’étale aujourd’hui dans la presse est le résultat d’un dossier mal géré depuis le début. Le club est évidemment fautif, mais les Rabiot ne sont pas des victimes non plus. Cette histoire, que tout le monde a vu venir, aurait dû être réglée en amont depuis bien longtemps. L’été dernier ou celui d’avant. Par une vente. Ce matin, la direction parisienne doit siffler la fin de la récréation de ce feuilleton qui devient risible et qui dure trop. L’image du club est écornée, car sa manière de gérer le dossier est loin d’être parfaite. Des conséquences sur les futures signatures des gamins talentueux du centre sont-elles à prévoir ? Difficile à dire puisque dans le même temps, les dossiers Kimpembe, N’Soki, Areola, Dagba and co ont été menés au bout sans tumulte. Mais la médiatisation du PSG ainsi que du joueur rend le dossier plus complexe que quand Mapou Yanga-Mbiwa squatte la réserve de l’OL depuis un an sans émouvoir personne.


Pour Rabiot en revanche, l’avenir est un immense point d’interrogation. Le garçon rêvait sans doute du FC Barcelone, mais sa réputation, depuis un an, en a pris un coup. Sportivement déjà, mais aussi dans l’attitude, car son refus d’être réserviste de la liste des 23 Bleus pour le dernier Mondial en mai 2018 – une attitude dans laquelle le PSG n’a rien à voir – reste gravé dans la roche. Où la famille Rabiot va-t-elle poser ses guêtres la saison prochaine ? Il faudra avoir les reins solides pour driver le joueur et son entourage. Malgré tout, à bientôt 24 ans, Adrien Rabiot reste une belle promesse qui doit (re)prendre son envol et ne plus perdre son temps au parloir. Sa libération est fixée, pour le moment, au 30 juin prochain. À moins qu’il obtienne la conditionnelle d’ici là, histoire de profiter des beaux jours et de sa liberté.

Par Mathieu Faure
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